Là-haut

Source: FlickrLà-haut, si le silence portait, si le silence nous y emportait, si la saveur du vide n’avait plus que le goût du sable.

Là-haut, les fumées pas celles des nuages non, pas celles des fumeurs de Havane non, les fumées d’un cœur à cendres majorées, là dans une hypothèse qui se colle la malchance coté couleur et, qui apparaît donc dotée du plus beau noir, du plus noir de la nuit, celle qui chasse la lune avant de sortir là haut.

Elle danse, tourne les paumes dressées vers le ciel, se collant au plus près des fumées, se portant au plus proche du soir qui, ample porte à la suie la texture de sa robe bleu avec un peu de lumière, mais là, elle aussi s’enfuit, quand elle danse, tout s’écarte sauf la nuit…

Elle danse, pour éviter de penser, pour se réfugier dans le geste musical, se posant entre deux coups de vent, elle danse, pour s’éviter chasse un pas de coté, pose, en reposant un autre pas plus loin, refait l’aube en fréquentant les humeurs de la nuit qui vient.

Là-haut, c’est ainsi qu’elle nomme la colline de valerio, là-haut, quand on perd un peu de son cœur on monte y danser, on y passe les nuits, à se réfugier sans fin, une nuit blanche au sein d’une nuit noire, une nuit de danse au plein d’une nuit qui ne pense plus, qui ne penche plus, qui se tient droite, digne, tranquille à la toute fin, quand tout s’endort, oui tout s’endort à la fin.

Amadéo Venturi

Laisser un commentaire