Plus

 

Lutin

 

J’veux plus parler

j’veux dormir

j’veux plus rêver

je veux fuir

ne plus rien dire

juste partir

en fumée

 

J’veux plus rester

j’veux plus songer

j’veux plus vomir

ni même en rire

car c’est le pire

cette fin d’empire

la ruée

 

sur l’air d’affaire classée de Daho

4 pensées sur “Plus”

  1. Autre belle musik de Etienne Daho … j aime … !!!
    À l heure ou je passe te lire Pant tu es déjà depuis un temps dans ta nuit donc à tes rêves … et qui j espère sont tres colorés … !!! Car semblerait que les rêves sont tres sains pour l équilibre mental de chaque être humain (sourire)

    Mais … tes mots posés me vont aussi car qui n aimerait pas tout juste un temps pouvoir …  » plus  » … !!!

    Pour toi des Douces heures … !!!

    Baiser

  2. Oui qui n’aimerait pas plus de sérénité dans nos espaces bruyants de ce fourmillement, des plus ds les « pas assez », des moins ds « les trops », quelque chose ds « les riens » trop vides, de la clarté et de la structure là où tout s’emmêle … et un peu moins de nœuds tortueux au ventre et de tentions nouées de la nuque au creux des reins, poids invisibles et si lourds qui endolorissent aussi les épaules,… qui brûlent parfois l’estomac… Et ces rêves qui délayent ds les matins des espérances évanescentes… Juste tout arrêter et se sentir léger… Oui je comprends ça. Mais ne pars pas …

  3. pas plus, non plus, pas plus non, pas moins mais plus du tout de rien plus de ce qui cache plus non de ce qui masque mais plus de vérité que de mensonge là je dis plus mentir.

  4. C’est Wagner endossé
    à coups de butoir
    oreilles agressées
    caverne des sons
    à vouloir creuser sa tombe
    ne plus entendre
    elle a soulevé la peau de la mer
    cascades de mots en étau
    échos barbares
    fauchés au bord des lèvres
    noués aux chevilles
    ne plus sentir
    la plèvre perforée de ce monde
    cigarette incandescente
    elle se jette à l’eau
    comme on monte à l’échafaud
    puisqu’elle est condamnée
    elle se déforme
    c’est Liszt cajolant les reins
    sonate gommant les traumatismes
    les mâchoires de son esprit en perpétuels mouvements
    friction de la matière
    cargo de braise
    vidé de sa substance
    elle part en fumée
    libre, elle sera libre

    lutin – 13-03-2008

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