Archives de février, 2008

En descendant de la montagne

Là ou s’inonde comme un chemin si je marche encore pourrais je te retoucher et mieux t’embraser que la guerre

On s’essaie et cela laisse plus de marques que nos sourires

Combien de temps combien

Où l’ai je mérité ce silence outragé et vos paroles martelées

Là où j’inonde par mes pas des ruisseaux presque las

Des étoiles

Si je te laisse pour m’enfuir mes os se lasseront de moi je le sais comme là je saigne

De mes pensées et si je trouve

Dans ce cercle un autre de tes baisers c’est que le tourbillon a fermé toutes mes paupières que sous le limon se dessine ce qui se destine comme des ages des soupirs ou des surprises

Je rêve de m’enfuir de ces histoires permanentes où je me traine loin de toi

Mon amour enlassé s’en reviendra de ses chimères embrasser la laine de mes pauvres lèvres.

P.08



Contre pointe

toile du si grand Lutin qu’on y lutine

 

 

Contre point
contrepointe
et deux trois pas

deux passages encore
de
pas sages plus
sous la pluie
juste quelques doigts tapés sur le sable
à se dessiner
se destine-t-on
one in my heart
là oui se dit il se dit elle
et encore un au milieu
car s’il ciel se bouge
tout entrouvé de rouge
du nid du silence du nu d’espérance
d’une main tremblée d’une autre couchée
de l’uni des couleurs
vers l’union des paleurs
tout uni qui se sait part
se revient se retient se remue se revue
au lieu de se voir au lieu de décevoir
tout se mêle s’assemble dans un noeud de baisers
dans un noeud comme nos coeurs nos corps nos vies
P



Minuit je sais

Minuit je sais

tout à l’heure tu t’en vas, tu pars et c’est maintenant

ici ou

sans jugement sans peur sans larme sans souffrance sans douleur

sans revenir sans recouvrir

si tu vois que c’est mon coeur sur ce doigt ne reste pas

il est d’autres endroits que le vent que la neige que la montagne que le ciel que le soleil que les fleurs que le voyage lui même

Minuit je sais tout à l’heure tu t’en vas tu pars et maintenant que dois je regarder en mon coeur si le silence y est comblé par le souvenir de tes baisers si le manque fut remplit depuis tant de mois et de nous

Et puis dis-moi si le soleil là bas si le sommeil là va ? utopia s’il est un coeur à l’intérieur à l’entrée je me ferai rieur s’il est mon coeur mon sang mon habitat

pourtant je sais minuit tout à l’heure tu vas partir et je ne vais plus que rêver oui je sais que je ne sais plus que je fugue dans un temps d’ignorance sauf dans les lieux de l’amour où tout unit rassemble ce qui était pars revient toujours au coeur là où tout se passe même si je coeur je le partage avec vous avec eux avec nous s’il ressemble à tous s’il est dit s’il est vécu si pour certains il est Dieu et fait cohésion de la création par un seul voeu d’amour renouvelé.

 



apho…1

un coeur immobile

c’est comme une machine qui se rêve.