En descendant de la montagne

Là ou s’inonde comme un chemin si je marche encore pourrais je te retoucher et mieux t’embraser que la guerre

On s’essaie et cela laisse plus de marques que nos sourires

Combien de temps combien

Où l’ai je mérité ce silence outragé et vos paroles martelées

Là où j’inonde par mes pas des ruisseaux presque las

Des étoiles

Si je te laisse pour m’enfuir mes os se lasseront de moi je le sais comme là je saigne

De mes pensées et si je trouve

Dans ce cercle un autre de tes baisers c’est que le tourbillon a fermé toutes mes paupières que sous le limon se dessine ce qui se destine comme des ages des soupirs ou des surprises

Je rêve de m’enfuir de ces histoires permanentes où je me traine loin de toi

Mon amour enlassé s’en reviendra de ses chimères embrasser la laine de mes pauvres lèvres.

P.08

3 commentaires

  1. Viviane dit

    Là où nous nous touchions
    buvant nos voix
    tue je te regarde
    tue
    là où nous nous savions
    si merveilleuse énigme
    ne reste-t-il que des pensées obliques dont le vertige se saisit ?
    Où est passée la douce lumière du soir
    qui creusait sous les mots
    un grand berceau sans tache
    plis veloutés et vastes

    où se cache la lumière crue
    des matins de venin
    quand le corps encore tiède s’épuisait à cerner
    l’infinie différence
    entre
    les bords coupants du rêve
    et
    la lente rhapsodie du songe

  2. pant dit

    Merci Dame Viviane, jamais non
    jamais je ne saurai trop vous en remercier de ces mots si humains si sensuels dans leur retenue, merci.

    Merci aussi Mikel, tu es trop gentil là, tant de chemin me reste à faire, tant.

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