Archives de février, 2008
Information sur les Parts-semées
Le concept étant en développement et encore expérimental, j’ai ouvert un site spécifique en lien en haut du blog. S’il vous plait de continuer avec moi, inscrivez vous, venez contribuer à cette aventure sympathique. Merci
Petit appel du pied aux contributrices existantes
Lutin, Viviane, Marlen, Pascale.
Bien sur plus on est de fous plus on rit !
ça se passe par là : http://partsemees.savarts.com/
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Nuit espacée
Il me faut
Tout oublier
Encore
De vos baisers Pour y voir
De beaux sourires Pour y rester
Allongé À vos côtés
Fiancés Une nuit en plus
Qui retombera
Parts-semées recomposé
Par Dame Lutin:
Il me faut
pour y rester
allongé
à vos côtés
pour y voir
de beaux sourires
fiancés
une nuit en plus
qui tombera
de vos baisers
tout oublier
encoreViviane:
Il me faut
de beaux sourires
pour y voir
une nuit en plus
pour y rester
encore
à vos côtésqui tombera
fiancés
de vos baisers ?allongé
tout oublierMarlen:
Il me faut
De vos baisers
Pour y rester
AllongéFiancés
encore
Une nuit en plusTout oublier
À vos côtésPour y voir
De beaux sourires
Qui retombent
Pascale:
Il me faut
Tout oublier
Encore
De vos baisers
Pour y voir
De beaux sourires
Pour y rester
Allongé
A vos côtés
Fiancés
Une nuit en plus
Qui retombera
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Parts-semées
Je me tente à l’écriture sous contrainte…
Mon “eau espacée” en est le premier de ce que je vais nommer Parts-semées.
alors deux règles :
-doit finir par “qui retombe” conjugaisons autorisées.
-doit comporter 12 blocs.
Il y a déjà deux niveaux d’écriture qui semblent se dégager; le Parts-semées original, et le Parts-semées remixé, recomposé.
Si ça vous tente…Commentez mes ami’e’s, je mettrai les plus réussis à l’honneur dans une catégorie spécialement affectée à cet usage. Enfin si ça s’impose bien sur, car je lance peut-être en l’air, en tout cas je me suis bien amusé avec ça, et je pense le refaire.
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Casa de Berry–Le Bonheur
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D’eau espacée
Il pleut Deux lunes
des étrangères
Et Qui s’exaspèrent
Montent Montent et
À la part fin
De l’eau
Des grelots
Qui retombent
Parts-semées recomposés
Viviane:
Il pleut deux lunes qui s’exaspèrent
et montent
de l’eau
des étrangères
à la part des grelots
montent et retombent
fin
Pascale:
Il pleut fin
Deux lunes,des étrangères
montent
de l’eau et des grelots
qui s’exaspèrent, montent et à la part
qui retombentRe Viviane:
Fin
à la part il pleut
deux lunesDe l’eau des étrangères
montent et montent
des grelots
qui s’exaspèrent
et
qui retombent
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Da Silva "Là Haut"
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Par semé
Elle choisissait
des mots et moi
Je
les caressais
Peut-être pour
le vent tel qu’il est fait
Tel qu’il
sourit
à n’être que
Elle sourira
deux plumes
deux textes et d’une
voix
parlera du silence
se délivrant de nos
regards
Elle choisissait deux
mots
et
moi
je les écrivais
en cherchant la
lune du meilleur
coté
Je lance et
voilà ce
qui
retombe
P.08
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Nico ! écoute donc un peu…
Et si nous vivions nu dans un vieux rêve. Le message est plus sociétal que langoureux, le message est funeste au regard du monde tel qu’il est, de cette France salie, de son peuple ignoré, “indifféré”, où se posera le puits de la révolte quand dans nos coeurs on ne pourra plus creuser ? Je ne fais que rajouter quelques mots à ce qui se dit ailleurs, si beaucoup de sites, et sur de plus en plus de sites d’artistes, de littéraires, comme Viviane.
Oui je fais sociétal, car la France a mal, mal dans son peuple, même s’il est nié, je garde encore quelques larmes quand je lis ce petit portrait d’ élève quand je lis les gens qui professent avec amour, avec passion cette vigueur à nos âmes d’enfants, et voilà ! On abandonne, on relâche, on lâche encore un peu plus, on sauvera qui ? Hein Nico qui vas tu sauver ? Nico, tu parles ça rime presque avec niquer, et dans les flon-flon des bling-bling, regardez à qui profite le crime ? regardez à qui va l’argent ?
Travailler plus pour gagner plus, ah oui, mais on précise pas qui gagne plus, habile mélange du propos, travailler plus, toujours plus, pour celui qui a déjà du travail, qui va en avoir jusqu’ à l’étouffement, qui ne connait souvent plus que l’aspect le plus mat ou le plus dol .
Où se pose encore le peuple ? Est-il encore dans les bras de Marianne ? Notre Femme a-t-elle de la place dans le coeur ? n’est-il pas trop meurtri ? 60 millions d’âmes, d’amants ou d’amantes, combien de rejetés à cette heure ? et demain ? quand l’hiver finira et que l’on recommencera à expulser ? Encore qu’on expulse toujours l’homme, tous les jours, eh oui, y a aussi des quotas, comme dans les usines, comme dans l’industrie, on chasse, on pousse, on exploite, on produit du média, du sale média, de la pensée vile, on chasse oui monsieur, on chasse aux pieds de madame qui vient de l’épouser son amant malien, on chasse aussi nos pensées, nos espoirs, ainsi que reste-t-il dans un monde de violence comme réponse ?
Reste-t-il une action directe qui contrera la peur avant que la peur nous conte, nous recompte dans les perdus ? les perdus de vie, les perclus du salaire, comme du plaisir.
Et que va-t-il rester comme Art dans ces demains qui ne chantent pas encore ? sera ce un chant au bruit des bottes ?
Et pourtant, écoute, oui, écoute seulement, pour entendre c’est la suite, écoute le pas de nos coeurs sur le chemin de la France, sur la voie de l’Europe, sur l’autostrade du monde créé, écoute et parvient ensuite à poser les mots comme tu poseras les lèvres sur cet enfant qui t’attend au bord du chemin/voie/autostrade. Il n’y a pas d’autre pas plus juste que celui de l’amour, celui de la raison est bien gauche sans sa droite, il file en courbes délirantes, celui de droite n’a plus que des larmes sans sa gauche et claudique sur un autre chemin, mais c’est un mur de défaites qui est derrière cet horizon, un mur de défaites après trop de guerres, des guerres que l’on ne veut pas voir, car nous sommes quelques uns, quelques unes, à penser à cet enfant sur le chemin, à cet enfant réel, et à celui qui est encore dans nos coeurs, et qui ne veut pas mourir non plus, qui ne veut pas plus se perdre que se gagner, qui veut de la vie, de la joie, du travail, un avenir, la paix, et être, être dans un avenir qui se constitue par un vrai présent, comme un vrai présent, un cadeau éternellement renouvelé, jour après jour.
Et s’il te plait, tu peux me confier toutes les mémoires que tu veux, j’ai assez de place justement, comme j’ai déjà des problèmes de mémoire, je peux en prendre, mais s’il te plait j’ai quarante ans, j’ai mille ans, j’ai assez de vent en moi, assez de trous sauvages, et de pénitents blancs et noirs, alors épargne ceux que tu veux charger, la charge est trop lourde, la charge peut être facilement une surcharge, crois moi, je lis en ce moment les bienveillantes, j’ai lu la mort est mon métier, j’ai lu le tunnel. J’ai des problèmes de mémoire, mais là bon c’est mon enfance, je la fais pas porter mon histoire, je la garde, je la pose un peu en mots, mais je ne la fais pas porter…
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Blanche fleur

Tony Gleaton, Black Girl, White Flower, 1992
http://www.tfaoi.com/aa/2aa/2aa292.htm
Si je ne peux te dire merci
si les mots nus n’ont que du mépris
la rumeur ronge
comme ces humeurs songent
Si je ne peux te dire ici
ce que les temps jusque là m’ont noirci
comment redire aussi le coeur le coeur qui refleurit
l’humeur rouge
comme cette rumeur qui abrite mon songe
D’amour
oui d’amour qui casse la rime
Ou la retient
quand elle revient
la rassemble
dans des parures comme des ensembles
Quelques baisers
tracent ici évadés
de notre nuée
P.08
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