Rond de fumée

 

Je veux des rondes
des plates à planter
des danseuses à essorer
des lunes crues allongées à mes pieds

Je veux des blondes
même si on a pu le droit d’les fumer
d’se les mettre en bouche
d’les suçoter
ni mégoter

Je veux du Cubain, hacho a la mano Cohiba Punch Roméo y Julieta et me chauffer les mains sur ses cuisses noires pendant qu’elle danse la samba ou le tango si elle aime la rose, oui cette rose que je lui ai laissé en photo dans un livre qui se repère sans se reperdre tout en oui tout en oui tout temps pour l’amour

Où vas tu mettre ta braise quand tsé s’ envole s’entoile s’ entonne et tout à la fin s’ écrase ou s’arase contre le vent silicium de la vitre de la cuisine

Où veux tu que je te brise te baise te renverse te chaloupe si le feu ne se fait plus sur l’océan que l’alarme ne fait plus venir les grands morses

Bone Année, tout en os avec de la chair partout autour, bone histoire avec des mots qui font un mal’or, une pièce d’argent ridée rivée sur la rizière de mon songe

Queue de tout se traîne dans un flot de traces, sur les vitres, les murs, ta peau si le vent la laisse lisse douce et si noire que la nuit te donne de la lumière dans les yeux

Je veux des brumes des sales mains qui les tondent qui les tombent qui s’envoient des giffles sans espoir et qui meurent en faim de trottoir

Je veux la suite l’amour sans la fuite non la suite car c’est pour toi même oui pour toi même toi m’aime et que je me repère répète empêtre dans ces vers pour l’infini je veux l’amour pas sans suite pas avec fuite mais avec et sans dans ces ordres bien qu’il ne doit pas non se laisser pousser par les ordres il est toi douce toi joyeuse

Laisser un commentaire