Archives de novembre, 2007
Déception ou esprit nuisible

Légende du matin
quand tu pleures tu n’as plus peur
de rien
les mots qui viennent avant les gestes
et le néant
le courage qui manque quand tu es en public
toucher une épaule en passant
Légende d’esprit
qui crie bruit et fureur quand dans ta tête comme dans ton coeur
ça tonne et que ça fait si mal
Alors tu cries quand on te crie
c’est humain encore non ?
de rever, d’espérer, d’avoir un peu de vie en brut
avant de crever et de se retrouver dans la boite
Série noire
oui c’est toi aussi la dame qui vient à la fin
emporte
l’esprit pour ce qu’il me sert
oui il me serre tant que j’ai peur tout le temps
de mettre les mains avant les mots les lèvres avant dépôt
se conduire dans le mur sauf qu’on y est déjà encastré
qu’on peut plus ouvrir les yeux les paupières alourdies de pierre
on tâte on tâte et on se meurt
dans les démos ou les maux d’un pauvre roman
sauf que des mots moi je ne fais que poésie alors personne j’espère pour tuer
on se tâte sans y toucher
la vie c’est une plume cadeau qui s’envole avant de vous caresser de faire quelques ailes pour partir
quelques ronds sur la peau et emporter le rire
Et qu’on me parle pas d’oiseau lyre
P.07
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Jean Pérol / Shunga 8
forces la fatigue vertige
le désir
d’être néant dans un corps qui se consume
les secousses
des saillies pour dissoudre mieux sa vie
la folie
d’être emporté sans contrôle sur son cri
hypertélie
du membre dans sa gorge enfoncé
cherchant
le grand trou noir où la vie se finit
elle le
suce impitoyable l’arrachant jusqu’au cerveau
pour vivre
dans sa bouche de sa mort les sursauts
elle tient
à pleines mains ce qui se dresse hors du chaos
pour freiner
de l’assaut ces à-coups qui l’étouffent
et d’un
baiser profond sur le membre exultant
console entre ses lèvres la splendeur du mourir.
et j’en reparlerai surement, je lis là “Le soleil se couche à Nippori” certainement le plus puissant écrit
que j’ai lu depuis longtemps.
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Si, rit noir
Te voilà ici qui t’accroches
dans le vent le temps le jour presque le milieu du matin et qu’en suite oui
sur le sol tu déposes là quelques pas ajourant le profil d’une nuit qui revient
dans le creux de ta main quand tu l’ouvres pour que je la baise
que je la creuse de ma langue dévalant “l’avalée” de tes lèvres qui s’entrouvrent
qui se retiennent comme elles se rejoignent pour que par la fin se retrouve
l’ivresse affrontant les lendemains du vide les nuits de rêves précédents les pales instants de tristesse
tu le sais loin tout cela est
quand dans ma main je ne sens plus rien
que ma bouche devient sèche
C’est alors à ce moment las que si j’étais le crétin classique série noire
je me flinguerai ivre vide d’être trop plein ivre d’être trop plaint se préférant vide qu’être plainte
sur un mur sur un guichet sur un chemin de ronde qu’on me plaque fusil à la main enfoncé dans le dos
dans une série noire si on a droit à de l’amour on en connait la fin des flots de sang après des futs de sens pesants
la philosophie du chaos car on avance on avance sans réaliser de peur de tomber si on stoppe
la vérité c’est que rien n’est vain quand tu ouvres la bonne bouteille
et que sentir le parfum de tes alcools me donne seulement envie de boire
qu’il sera temps de se mesurer après ainsi que la gueule de bois c’est vrai
trop boire nuit à la santé
s’accoupler la nuit pourtant la santé courir là le matin au sol
retrouver mon abyssine chatte.
Les mots qui se couvrent d’eux même qui reviennent sur eux même
si on se prend au jeu du massacre
détruire dit-elle c’est le grand carnaval universel
la panique antique qui regarde les gens courir dans la folie
se coller les uns contre les autres pour se retrouver il faut se perdre en l’autre
plonger sa langue dans une bouche amie
sentir l’humide qui demande à sortir
éteindre le sec et le feu pour le moins avec des baisers…
Tout est à faire de chair et de sang quand on se veut à coeur
et de cuisson.
P.07
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Ex3eme/ De loin très recommandé
si le coeur nu
berce encore l’enfant
le métal même noirci par les cendres
remplace bien ta peau si belle de beauté nocturne
au lieu du lait de tes seins de bakélite
les boutons charnus récompensent ici le tendre
une autre fois ce sera ma langue
quand de cette armure ton coeur se sera dépourvu
et là si je t’adore
c’est parce que d’or je veux ta peau recouvrir
pour apaiser mon regard
Beauté du Nil de si basse Nubie
promenée jusqu’aux lointaines iles
par des si amers chemins
je n’y suis pour rien
et tu sais que je le hante ce temps de justice
autant que celui des sens
et que d’envie me prélassant parmi les nuées
je t’attends pour prendre d’assaut tes lèvres.
P.07
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Ex3me Dimension/ De comment s’affranchir
Le regard nu
solidement perlé
toutes les nuits sur la peau
parmi les traces quelques grains
de sable ou d’or
oui dort pendant que je te caresse
Le regard lu
parfaitement reposée
toute la journée t’enroulant autour de moi
liane d’acier à la charbonneuse douceur
m’offrant d’autres encore pensées
quelques peines et pleins de lueurs…
P.07
ps/ ce n’est qu’un essai de reprise, ne vous étonnez pas du style, et du fait qu’il peut ne pas rester longtemps en ligne.
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Si J
Je remets ce texte, pas clair mais il parle de mal au coeur, de mal à l’âme, de tristesse immense, et celle des mots indispensables à ma vie normale qui par conséquence ne peuvent plus sortir…Pour cela que c’est le grand désert ici depuis presque un mois… Cette douleur est toutefois parfaitement transposable. Donc ces mots sont aussi pour toi et toi, et nous, et vous…
—
Si J le je la fin du jeu la fin de l’émoi le dégout le tout
les mots qui tournent sans sortir dans une bouche un coeur une âme le tout tourbillonnant en tempête
sans espoir de remède.
Je le dois oui je pointe là ce doigt qui me servait à écrire
on a sali mes mots, ceux que j’ai écris un soir d’il y a deux ans
encore que non pas les mots qui sont sales mais les mains qui les ont posés et ce coeur qui les a rêvés.
Moi qui ai tant de doutes sur ma mémoire que cela en fait un sujet premier de mon oeuvre
quand j’écris je me dois de poser plein de petits cailloux pour pouvoir retrouver le souvenir au cas où
la torture s’est de se fouiller comme on fouille un repertoire d’ordinateur, sans égards car la folie guette à cet instant
il y a des choses irrémédiable
la tristessse de soi , celle qui vient d’un ami cher.
Si J ce jeu qui a été je parfois et non sans et moi
ça fait quinze jours que rien ne sort à cause de ça
que j’ai plus envie d’écrire, de publier, d’être édité, non plus d’envie
car à quoi bon tout ça si on me jette dans la folie de ma mémoire encore une fois ?
Merci à tout mes lecteurs et lectrices, et désolé.
J’espère encore toutefois…en ce moi que je ne connais que si partiellement.
P.07
en cessation d’écriture.
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