Sincérité

« Vis comme si c’était le dernier jour… » voilà donc ce que je prévois de prendre comme devise, je sais, je sais, c’ est pas très nouveau, mais cela semble s’ imposer au regard du temps vivant, encore un peu vivant.

J’ai réussi à poser les mots, à les dire même, trouver un regard qui serait aimant, acceptant, un regard qui serait pas seulement dans l’amour, mais dans l’ être, ce genre d’amour que les anciens parait du nom de philae et agapè, je sais c’est un peu galvaudé, et même j’en connais une qui va encore se marrer en me lisant, qu’elle se rassure je me marre aussi en la lisant, au moins quelques moments d’ humour dans un monde en moi qui se délite.

Certes je ne suis qu’un homme, ni pire, ni meilleur que les autres, habité par des démons que je promène souvent, dernièrement dans mes mi-nuits à l’ école des fous je les ai même laissé sortir, sortir loin, tant que j’ ai eu la tête pleine d’eux après et que ça m’a gâché une nuit. Pas grave, pas grave, je reste un adepte de la chair même quand je suis le pourvoyeur des cendres, oui où trouve-t-on les cendres croyez vous ? Dans le silence peut-être, car à les laisser monter en moi j’ ai presque étouffé.

Et puis tant que je peux taper sur ce clavier, j’ ajoute que cette école des fous était un texte tout extrait de moi, tout, avec bien sur les excès de la langue, mais tout extrait que c’ est pour ça qu’il a fait tant mal.

De quoi sera fait demain ? quand je parlais du couteau pour laver je le pensais, fort. Couper la main qui gène, couper l’autre, car ça fait mal aussi par là, tout couper, ne rien laisser, tout mettre à nu de chair dans la baignoire, et ensuite la laisser rentrer qu’elle s’écrie: « Ô, Moignons, trop moignons ! « , cruel, oui cruel, pour moi qui serait encore là alors que je ne voudrais plus l’ être, et je prie mes lecteurs habituels de relire un texte de moi ancien « Fermer les yeux », cendres à verser dans une mer bretonne, oui, voilà ce que je veux, et c’ est en écoutant Les Innocents « L’autre Finistère » que je me suis pris à déverser, retour à une celtitude que je voudrai voir perdurer pour mes cendres futures. Est ce un testament ? est ce autre chose qu’un délire ? et pourquoi ? il y en a peu qui le savent, même pas moi, car l’ avenir est indécis autant qu’ il est imprécis, mais voilà je pose tout en sincérité, tout en vrai, tout est le parent de si peu d’ art. Une volonté en mots. Une voix pas si triste que ça d’ailleurs, une voix nécessaire à un moment lui aussi nécessaire, nécessité fait voix, non ?

5 réflexions sur « Sincérité »

  1. La voix … les mots posés … sont l art d être sincère et intègre avec soi … tout simplement … !!!
     » un regard qui serait pas seulement dans l’amour, mais dans l’ être  »

    « Fermer les Yeux » … si … à lire et à relire … des mots si forts en ressenti … !!! Que j ai eu tant et tant de difficulté à y poser mes couleurs (sourire) … !!!
    Ô et couleurs je pose sur ta nuit Pant … !!!

    Baiser …

  2. L’école des fous est partout sauf qu’il a des fous plus fous que d’autres. Couper la main et puis l’autre, tu y vas fort, c’est la tête qui pense, ce sont tes mots qui coulent dans les veines jusqu’au bout de tes doigts, alors garde tes mains tant que tu auras la tête, même si folle elle est, un peu moins folle que d’autres.

    amicalement

  3. oui, les fous sont partout, certes, je ne parle que des miens, mais ils sont multiples pour tout un chacun, liberatore.

    Quand je parle des mains, je parle « sérieusement » mais « allégoriquement » couper je ne pourrai pas. Pour autant les douleurs sont là, réelles et posent un problème précis… D’où la portée de mes paroles actuelles.

  4. Je me complais à dire que j’aime l’Homme tant dans sa complexité que dans sa prévisibilité.
    Finalement, lorsqu’on connait un minimum ce « moi » qui gravite dans nos pensées, on peut savoir de quoi sera fait une grande part de notre « demain ».
    Combien d’évènements ne sont que la résultante de ce que nous avons fait, pensé ou justement pas fait ?
    On décide de son avenir sans même le savoir … ou du moins sans que notre conscient ne sache entendre notre inconscient!

    Cet écrit c’est un peu la parole de ce moi qui se dévoile, s’entend …. et s’écoute enfin.
    Et cette notion décrite en série noire n’est autre que la face cachée de chacun de nous … de chaque moi confondu.
    Tu t’adresses bien plus à ta folie qu’elle ne s’adresse à toi et je pense que c’est bien le bon début pour savoir appécier cette valeur qu’est vivre chaque jour comme si c’était le dernier » .. car après tout n’est-ce pas une folie en soi-même ? ou du moins combien penseraient-ils que c’est de la folie que de se détacher de ce que tu as semé hier .. et même de ce qui en naîtra demain … tant que le soleil brille aujourd’hui !

    Ciel!! je serais presque en train de me dire que je deviendrais fan !! tout ce que je n’aime pas lol

    Cat … 2 qui bise ton moi

  5. l’avenir n’est pas indécis, c’est nous qui le sommes, en revanche il est
    imprécis en effet et que serait-il s’il n’était cela, si tout était toujours
    prévisible, ne serait-ce point l’ennui qui alors déverserait ses cendres au
    hasard des océans ?
    bien à toi Pant, l’humour nous sauve toujours, rire encore de nous même et
    surtout lorsque plus rien ne semble avoir de sens, lorsque plus rien ne fait
    sens, alors oui ce rire éclate et peut passer pour fou ou allez savoir pour sage
    peut-être …
    je t’embrasse
    cat

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