De même sans image en exprès

tout ce qui livre le mot d’hiver en monticule
toi qui t’es avancée
tant que tu recules
hypothèse déclarée posée en quelques mots à distance
est ce toi distante ?

Tout ce qui se pose loin de nos regards pauvreté des maux qui se tissent malgré et tout contre eux
ou tant contre deux, tant conte d’eux, d’eux de nous de toi qui te voit là près de moi mais un soir
en quelques mots
et tu t’enfuis et après qu’est ce qu’il s’ensuit il est moi sans suivre pour ne pas trop se perdre
au près au plus près

Tu masques de la pointe du regard plus que de celles de tes seins
le téton est sur mais la chair n’orne pas elle décore décolore habille léger
on n’espère pas on chuchote on met tous les mots en bouche on les entend retomber
les lèvres sont pulpeuses elles doutent encore de quelques baisers elles redoutent
encore quelques instants et peut être…

Recule, recule
le miroir loin ou près de toi tout nous rapproche
recule, recule
que je te vois dans le noir
recule encore puisque tu disparais autant dans la nuit
c’est une putain de série noire et la mort est son palais
on s’endort on s’entoure on s’écarte de nos jours on fait des listes
on fantasme on pose la série
le je poète s’épuise pourtant il renait il revient et c’est un peu grâce
oui
à la série noire même si la nuit la fait mourir et que tout ne soit qu’une parure temporaire pour l’espoir
et que sans image pour poser devant mes pauvres mots je ne peux que fermer les yeux
et attendre que tu me l’envoies…

à la suite…

P.07

Sabrina

 

3 pensées sur “De même sans image en exprès”

  1. merci, les mots sortent de moi, normal qu’ils soient un peu de moi, style et profondeur, même si on peut tout contester surtout la valeur. Cette série noire m’importe beaucoup, j’y mets du réel, j’y mets moins de style chantourné, j’essaie d’y mettre de la concentration de sens.

Laisser un commentaire