Jean Pérol / Shunga 8


C’est l’usure des
forces la fatigue vertige

le désir
d’être néant dans un corps qui se consume

les secousses
des saillies pour dissoudre mieux sa vie

la folie
d’être emporté sans contrôle sur son cri

 
hypertélie
du membre dans sa gorge enfoncé

cherchant
le grand trou noir où la vie se finit

elle le
suce impitoyable l’arrachant jusqu’au cerveau

pour vivre
dans sa bouche de sa mort les sursauts

 
elle tient
à pleines mains ce qui se dresse hors du chaos

pour freiner
de l’assaut ces à-coups qui l’étouffent

et d’un
baiser profond sur le membre exultant


console entre ses lèvres la splendeur du mourir.

et j’en reparlerai surement, je lis là « Le soleil se couche à Nippori » certainement le plus puissant écrit
que j’ai lu depuis longtemps.

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2 réflexions sur « Jean Pérol / Shunga 8 »

  1. Dis Pant … tu as terminé la lecture … ???

    Impatiente moi (sourire … comme toujours) de savoir ce que tu en penses vraiment avant de le lire …

    Baiser …

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