Archives de octobre, 2007
Rond dans l’Ô

Dé livre et ma peinture les yeux
collés gommés à lunés sur une herbe
meublée contre un mur de feuilles si je le lance je te
livrerai à mes émois à la fin de la danse
si tu sens comme un gel froid une ruine
un pain de cendre tout contre ta peau s’il reste en quelqu’un c’est
moi le défunt amour loin
toi qui aile le feu les flammes en
place des rubans dans tes cheveux tout ce coeur
ces dents cette chair brûlante
oui peut être ma passion la tienne ou celle qui viendra
demain âpre est la nuit
J’aime le blanchi de ta peau quand je
lisse je tisse je pose je caresse une âme une fleur coton
enterrée entre les yeux des paonnes comme des fleurs nourries
de la soufrière
dis moi dis moi encore si tue en veux
plus
la majesté la rondeur le volume
comme le poids voilà qui outrepasse ma volonté par
effet de masse trop plein d’amour dans un vrai plein de chair trop
d’envie qui chasse là l’ennui
j’ai là le feu la nuit l’Ô
la nourrice et ma vie pour poser ma bouche là
où
tu t’es endormies
jusqu’à chevaucher un cheval
d’autoroute s’il avait un puits de fer feel like tout ce qu’il oui
tout ce qu’il même en une nuit seule
si cela fait naitre une autre
figure une autre supernature une femme qui se nourrit de feu
s’enterrant de flamme se collant à ma dalle quoi que tu dises
chuchotant le froid à ma peau dévalant de tes seins ma
course mon avalanche ma montagne ensorcelée
Dans la vie c’est lourd mes nuits quand
tu t’enfuis et comme je t’aimerai ma fée au charbon albinos
la fumée la ronde la nuit quand
tu la vois blonde
la boisson ma vie la sonde quand tu la
veux
quand tu la veux…
P.07
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À rester
Tout recommence le geste le mouvement la confiance
comme lorsque l’on danse se déplie
au regard
mais rien ne nous sépare
avant que cela soit trop tard
Tu te relèves comme mes démons à moi dansent plaine de fleurs même
si ailes de papiers papillons semi pliés
et ton coeur ton corps
l’allongement
Tu recommences mes nuits mes aubes toute dépliée
j’ote même mon coeur de mon intérieur
déplaçant mon corps par morceaux
laissant les yeux tout seuls à te regarder
parce que je bouge de trop
parce que je ne peux te résister
j’ai trop d’audace dans mes quelques mains
trop de flammes dans un seul de mes doigts
Pourtant toi quand tu t’assois
explique le moi ce pourquoi
ce carquois dans ton regard et
Scarlette dis moi si ta sensualité porte un autre nom
si tu as une soeur une soeur encore et d’autres choses à montrer
si tu as une soeur une mère une enfant encore
car si tout s’envole dans ces chairs le coeur vient en famille en histoires en légendes
se tisse sur ces bas s’écarte en résille et montre si peu pour tant de peau
si peau pour peu de tant et toi dans ces mains que je n’ai plus pour tenir
comment moi idiot te retenir
Tout ce que tu montres ne laisse pas de traces dans le temps
rien ne fuit mais tout s’efface
et je veux que tu recommences
Mais me voilà désormais tout à toi éparpillé
et ce que tu bois si c’était moi
un sang d’ivresse ou d’amour ferait il bonne boisson
tu déportes le regard oui c’est vers ce qui reste de moi un oeil presque au désespoir

un cil
une paupière morte une ombre qui vacille
si tu t’étonnes serre en moi fort
boit ce trait de coeur
Tu es crime dans ce cri qui maquille une fleur
et je veux moi me damner pour toi dame
je qui s’erasme derrière la folie pour en fuir la raison
la folle du logis c’est moi dans ma part la plus noble
c’est d’elle que naît ton sourire
Si c’est ma tendre story qui s’isole ici
laisse moi encore dire que ni île ce n’est pas moi
péninsule toujours attaché à la terre à la mer aussi
Et que seul un sourire délaisse mes nuits quand la lumière s’est cachée
que pourrai je voir les yeux que je ne peux plus fermer
le cil est tombé la paupière est toute nuit gonflée peut-être va-t-elle le suivre
cet instant et elle aussi me laisser
J’aimerai continuer ce jour Scarlette dans un rêve qui serait vivant
me laisserait un corps une voix d’autre que quelques mots
une raison une chance un souvenir qui s’intitulerait presque fin d’errance.
Ton sourire :

merci à Scarlette
qui a eu la gentillesse de m’autoriser à extraire ces quelques images de sa vidéo, et à écrire mes délires dessus.
P.07
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John Mayer–Daughters.
- Sublime guitariste… Et une belle ballade dans un monde de brute…ça repose.
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L’enfer ou l’envers
Les mots comme une chair morte
à amortir
dans un espoir d’être
lu
vu
Peut-être l’enfer
ou l’envers
ce tant de ruines qui n’est pas qu’espace
qui se cache dans le silence
happé car jamais trop de chair pour ce tout jours
qui désespère
en fuites en duels
en murailles ou enceintes
oui parfois de toi j’aimerai être l’enceinte
d’où pourrait n’être la Dame.
P.07
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Au delà de toute détresse
Que faut il encore avaler
ment songe au coeur creux
comme ment l’horreur de tes mots
oui là tout tremble en stances tectoniques
Qu’y a-y-il après toute détresse ? au delà au delà ?
le repos du coeur isolé ? le silence des âpres volontés brisées ?
la peur du retour ?
“Après toute détresse”, est-ce un lieu un chemin
une auberge pour demain
là une main
tend ce qui doit sustenter
mais est-ce un lieu pour deux mains,
Ou plus tôt seul y courir
avant de tout y souffrir
trop
et là maintenant avant
oui avant tout qui se barre
se referme sans retard
d’autres mains que mes lèvres pour y poser…
La formule me trottait dans la tête depuis hier soi, “au delà de toute détresse”, ça dérivait mal dans un cerveau plus proche de cerbère quand la nuit point n’arrive dans mon corps et que je me traine en sommeil en attente plutôt. Alors me suis-je dis, est ce un lieu ? un état ? une nation ? un endroit où se camoufle un peuple ? non, non, arrete de ruminer ce mauvais shit virtuel, être encore un état d’être, donc pas un lieu ? l’être n’est pas en soi ? en ? c’est un lieu pourtant, un lieu et un temps, un espace qui se meurt ou se mure. Voilà donc…
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À Dame—mille échos
écho originel de Viviane:
l’enfant à tes côtés
et la foule nacrée
sous la pluie qui ruisselle
Tu ne ressembles pas à ces vierges anciennes
qui offrent aux passants la vertu de leur gosse
assis dans les plis bleus de leur jupe figée
tu n’offres pas ton pied mignon sous la falaise
des pans tombant si droit qu’on dirait que la mer
n’en lèche plus le sel
Il y a dans tes yeux
cette étoile des bois étincelants et frais
que porte sur son front le chevreuil ébloui
d’un désir de soleil et de cendre
quand il court
éperdu
dans l’herbe à peur blanchie
entre amour et battue
Tu ne dis rien
mais ta patte un peu folle a prononcé la rue d’un accent étranger
son ergot qui renaît
sur les pavés glissant l’autre calligraphie
le sang coule déjà aux pensées du petit
Tu ne dis rien mais je devine
à ce frisson qui court le long de ton échine
lorsqu’un homme te frôle ou simplement caresse
insolent ta crinière
les cris d’oiseaux blessés qui t’ont tenue si droite
quand ton flanc était près
d’abandonner ta rage aux griffes de la bise
tu ne dis rien mais je devine
le rendez-vous manqué par-delà les collines
ton loup qui s’en venait
naïf
caresser ton museau de chienne boiteuse et noire
vos hurlements
l’espace déchiré
cette nuit-là ne voulait pas d’entorses
cette nuit-là voulait arracher sa fourrure à quelqu’un
Alors tu as couru
pour retrouver ceux qui
courir, aimer, mourir
dans l’indifférence des cycles
courir aimer mourir
les gestes étriqués comme entravés de peau
et l’incarné trop franc trop pur des cicatrices
courir aimer mourir
aider l’effort du vent épouillant ta pelisse
séchant tes muscles nus redressant ton galop
belle qu’attends-tu
dans la foule nacrée
sous la pluie qui ruisselle ?
écho second :
À Dame
Tu rivages amoureux
langoureux
tremble aussi avançant
esseulée
Des remarques des idées, des pensées
accompagnantes mais si
méfiantes
Tu marches seule dans la rue au bord de nombreuses
falaises
tu pleures de tomber comme tes larmes dans les égouts
tu frissonnes parfois
la peur la honte ou le dégout
Tu ne ris rien ne dis plus
jamais
ça m’étouffe car je relie sur ta peau
mes calendes aux matins grecs
mes orages un soir de mai
Tu pluie de tout rivières ondes ou mirages
l’oasis affleure mais n’est pas/plus
des mains tombants ivres dans la mer
serrant trop de poings dans l’amère
et la mère
la mère
Si je ne voulais pas de torsion dis
le chemin est tendu
tu ne ris de rien mais dis moi
tu es de retour
tes combats tes courages
pourtant tout jour encagée
laisse à peine la lumière y passer…
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écho tiers :
Tu
Dame
fais face me fais
fassent odeur d’oiseaux les ombres
creusent
mes à mer
Tu
Dame
ne peux plus voler ta différence
sur ton visage un peu sale
et
je lis les quais laquais
leur échine plongeant dans les ports où tu vagues
Tu
Dame
ne me laisse plus entendre mon visage
une petite ruine
qui va des pensées à cet
” Assieds toi là que je t’écoute
assieds-toi”
ouvre moi ton regard
que je m’appuie un peu
Mais
tu
toi
Viviane
écho quarte :
Le Caniveau
Gamine que fais-tu dans ce caniveau
tes pieds à califourchon entre le trottoir et les flaques d’eau qui dévalent
que fais-tu les pieds trempés sur ce bas côté le cheveu dégoulinant ?
gamine tu es si laide ainsi.
Je sais Monsieur il me l’a dit.
Les caniveaux me font rêver
si vous regardez bien ils sont un miroir
la couleur en est changeante comme l’humeur de l’homme
l’on peut y voir le reflet de ses rêves envolés
ceux du géant ou du lilliputien selon l’heure
quelquefois ils prennent une couleur dorée quand un rayon de soleil plonge sur le macadam.
Les caniveaux sont ma longue histoire
une glace
mon corps s’y tord d’Est en Ouest
Monsieur j’aimerais m’y noyer
laisser ma plume sur ce caillou
disparaitre dans cette bouche qui avale l’eau.
J’attends cette aspiration du corps dans ce puits
je suis si laide Monsieur il me l’a dit
ma bouche n’est plus un soleil
son humidité le fait fuir comme les passants frileux
courent sur ce trottoir pour se mettre à l’abri des intempéries.
Moi je ne vois que le bout de mes pieds
ce trou béant
cette bouche qui m’attire
Lutin
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Let the river run–Carly Simon
C’est un peu vieux, mais ça fait encore frissonner, et le film est toujours aussi
bien.
Mais cette voix…cette puissance…cet allant…merveilleusement positif !
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