Archives de septembre, 2007

laisse aboyer les chiens




À qui pardonne-t-on ?

j’aimerai
apparaitre pour enfin
disparaitre
un matin

à part être
pour peu
être un jour un dauphin

fils de roi
à qui l’on coupera
la tête le coeur
à l’intérieur

chair à bruler
à laisser de coté
finir par tout refermer
partir pour ne plus se relever
alors enfin rester couché

j’aimerai à part être
devenir enfin
quelqu’un
une part d’hêtre
une tranche un rondin
laisser le coeur monter si haut
que seul là haut comme fit un do
il ne tombera plus non c’est enfin
trop loin

haute solitude
pour hôte solitaire
à qui pardonne-t’on ?
question surement d’habitude

pourquoi rester sur terre…

P.07

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De l’or, des limbes et d’autres couleurs.

 Chris

On aimerait te voir de retour
les nuages trop longs à se marrer le
silence qui se brille les
alentours le
claquement de doigts qui se
tisse de limbes
On aimerait oui voir ta
saveur aux douces traces d’amour
des larmes bleues à décorer les arbres des
sucs féroces coulant de tes
lèvres pour attirer
les dieux

Ne pas se retourner, ne pas retourner, revêtir le chaud manteau d’années de silence mat.
et pleurer
les limbes où se réfugie l’enfance avortée, liquide amniotique
de douce chaleur aqueuse où croissent les tentacules des algues meurtrières.

Les traces d’amour sont des larmes séchées,
fil de bave sur mes joues,
goût gluant, insipide sel,
sale et bleuté comme
les veines qui palpitent sous mes yeux où l’amour n’est plus que
des nuées qui s’amoncellent, et
viennent en crocs acérés gonfler mes lèvres
pour crier la haine des dieux honnis.

On pourrait distinguer au plus près l’angle avant l’espace
ô vide plus proche du néant qu’à

Lors qui oui fruit du bonsoir advienne la nuit
m’emporte vers ra
renaissance du matin
et lorsque la barque du Nil arrive nue à ta porte
l’or oui que le rayon triste parfois mais ici apporte

Et toi mon étoile en chantant très fort la voix elle aussi nue
que toi ouvrant les bras la porte la bouche posant tout contre moi le collier de tes baisers comme des fleurs
de vanille
audace oui de toi je veux prendre le parfum
ose me laisser toi comme gage à l’amour qui n’est
encore ou
plus

 Pascale et Pant



À flots

Comme une ballade ma prisonnière
elle s’enfuit dans les flots d’air
de mon sang où tout se calme
le feu et pas la flamme

Des silences où du cri se mêlant
l’urgence celle de courir âpre et l’instant
toi qui supporte un masque liant
le pouvoir de cacher ton regard à
celui de briser ton sourire là

Tout de cette beauté
se lie là
dans un coin du jardin du lilas
au pied

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Courbes

 

Lorsque du songe loin né
la nuée
du changement porte bée
hante le chemin la taille ceinte d’une corde nouée

Lors vous ferrez l’espoir
allumant les lueurs longues au bas d’un habit noir
lors vous ferez naitre l’amour à la touffeur du soir
aux courbes du mirage
aucune règle trop droite ne permet d’atteindre mon nuage

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Maria

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Chris

Le jour est loin et j’aimerai bien danser
prendre de la nuit tous ces mouvements que tu apposes
Maria toi ma gitane

Tu t’allonges presque et ta robe drape à peine ce qui me donnera prise sur ton cœur
même si tu étais à mes pieds non je te relèverais car tu es si belle à danser
que j’en sens les mille dangers tout tes petits soldats
à l’enceinte de mon Je
et si quelques vents lunaires te dorait les épaules
l’argent qui y serait posé n’ornerait que tes lèvres
et même si tu disparaissais
j’apprendrais à courir après mon coeur

Et si ce pauvre gardian te voyait
celui qui pleure dans mon corps oui s’il te croisait
sur cette charnelle épaule il ferait pleuvoir
une marque grise qui ensorcelle les belles
et ferait fondre de tes yeux toute peur

Comme c’est étrange te revoilà
toi ma sorcière reine à soldats
sur laquelle là
je referme vite les bras
sur toute ta beauté

Pant

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Seras-tu ?


Marlen Guérin

Toi qui souris
chaque jour en somme
tu recueilles quelques fleurs avant que tombe toute nuit

Toi qui vit suivie
de fleurs et de couronnes
je t’en prie laisse moi pleurer un peu les nuages je le vois vont masquer ton sourire

Quelle épine dit moi Princesse préférera ta chair à la mienne ?
moi le contrefait je prie chaque matin quand je te vois partir à la roseraie
et ne me relève qu’après
quand tu passes devant moi parée de ton bouquet

Quelle épine dit-moi Princesse déchirera ton avenir pour le confronter au mien ?
jamais ne fut Prince ni laquais
jamais ne porte d’audace ni de plaies
tout d’amour en moi se porte vers toi
tout alentour le sait et m’emporte tous les jours
m’amène à toi toujours

Seras-tu ma Reine un jour ?
ne serait-ce qu’un seul de mes jours ?

Pant

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Fille-serpent

Marlen Guérin

À portée de vue comme sur dix doigts
je sais que toi là sur ma paume acculée lentement
tu rodes
et dans l’isolation funeste c’est indécent le reste
oui c’est bien c’est indécis que ça frôle l’insolation

Go dance please ta
dernière chance

Go

À portée de courage je t’ai vu remonter le long de mes dits doigts
toi ma fille-serpent
c’est quand tu arrivant sur l’épaule te serres non ce n’est pas morose
dans quelques anneaux pour dire quelques années
ta salive à la pointe bifide

Et tout ce que je souviens du rouge sur tes mains ou mes yeux souterrains
c’est deux muscles que la solution s’arrime

Toi ma fille-serpent

Sur le fil de nos retrouvailles tout est encore question d’âme dans le vent
dans le vent et nobody else
ne saura être une star dans nos amour-railles pour de nouveaux trains-trains et d’autres lendemains
se relire se relire et ne plus se dédire quand toute la mémoire s’inscrit sur tes écailles

Go dance please ta
dernière chance

Go

À portée de nous veuve de la tempête oui prend en encore un nouveau cliché regarde ce ciel new life pour une neuve décision mais sont-ils là tous les soldats comme la dernière chance derrière de nouvelles apparences
Jeune mademoiselle il y a un autre temps pour se relire Ô que ce calme laisse loin le présage il y a trop de force quand tu me serres on top

Oui je me souviens si c’était hier jour de lumière
je suis lâche tout est larme quand je me retourne elle frappe mes paupières

et quand je derviche en tournant jusqu’à Milan
je suis lâche et tu me freines
jusqu’à l’arrêt
juste ça
l’arrêta

P.06



Découverte !! Chris

Son site à voir de toute urgence !! ici

je pose ensuite une petite sélection de ses peintures, et je vais laisser aller un peu mes mots, sur l’album des Rita Mitsouko…

Si la musique gomme mécanique
sait se coucher
sur les rythmiques de la volupté
gare
oui gare
mes doigts de toutes couleurs sur ton visage
comme sur quelques monts du nord au rire
de nuage mêlé
bien beau visage
à couvrir de baisers
même si
tout se met contre moi
et que je doive fuir d’entre tes bras
j’aurai touché le coeur de toute volupté
au centre des embruns
mon coeur lui endormi sous tes songes
j’y passerai mille nuits sous la blancheur de la lune grise

Même si c’est beau dommage
ces couleurs sur ton corps ces ombres qui n’ont pas de remord
passant par la paresse ivre du soir au midi
on s’est vu comme par hasard
mon vieil ami m’a laissé les clés de chez toi
sur ces tristes paroles j’attends la nuit ivre encore
c’est comme plonger dans l’intimité bleuté d’une fée

J’ai d’heureux brouillards pour filer seul sur le trottoir me déguiser en habit noir
j’ai reperdu la clé mon vieil ami lui s’en est allé
j’ai donc reposé mes ailes de papiers mes colles mes soies
et là je ris
la volupté c’est ton déguisement à toi lune et même que pour une berceuse refusée
je siffle pour t’endormir chantant la chair douce caressée
sans un bruit ensuite
rester immobile et ne plus jamais rêver

P.07