Fille-serpent

Marlen Guérin

À portée de vue comme sur dix doigts
je sais que toi là sur ma paume acculée lentement
tu rodes
et dans l’isolation funeste c’est indécent le reste
oui c’est bien c’est indécis que ça frôle l’insolation

Go dance please ta
dernière chance

Go

À portée de courage je t’ai vu remonter le long de mes dits doigts
toi ma fille-serpent
c’est quand tu arrivant sur l’épaule te serres non ce n’est pas morose
dans quelques anneaux pour dire quelques années
ta salive à la pointe bifide

Et tout ce que je souviens du rouge sur tes mains ou mes yeux souterrains
c’est deux muscles que la solution s’arrime

Toi ma fille-serpent

Sur le fil de nos retrouvailles tout est encore question d’âme dans le vent
dans le vent et nobody else
ne saura être une star dans nos amour-railles pour de nouveaux trains-trains et d’autres lendemains
se relire se relire et ne plus se dédire quand toute la mémoire s’inscrit sur tes écailles

Go dance please ta
dernière chance

Go

À portée de nous veuve de la tempête oui prend en encore un nouveau cliché regarde ce ciel new life pour une neuve décision mais sont-ils là tous les soldats comme la dernière chance derrière de nouvelles apparences
Jeune mademoiselle il y a un autre temps pour se relire Ô que ce calme laisse loin le présage il y a trop de force quand tu me serres on top

Oui je me souviens si c’était hier jour de lumière
je suis lâche tout est larme quand je me retourne elle frappe mes paupières

et quand je derviche en tournant jusqu’à Milan
je suis lâche et tu me freines
jusqu’à l’arrêt
juste ça
l’arrêta

P.06

5 pensées sur “Fille-serpent”

  1. c’est à la tombée de la mue que le serpent se transforme, se déforme, renaît de sa peau encollée trop … et il regarde envieux le Milan prenant le vent alors qu’il lui suffirait de rêver à tire d’elle … tout est mémoire, tout est grimoire, tout est écrit, rien ne s’enfuit, rien ne reste … juste une peau laissée là retournée à la poussière d’où elle vient !
    cat

  2. De la poussière, quelques larmes, et un morceau de peau, et voilà de nous vient la matière pour l’écriture, oui tout vient de nous dans nos histoires et nos mémoires.

  3. Et quelques battements d’âme…
    Un écrit qui me laisse … perplexe quant au ton employé … sarcasme … ironie … espoir … désillusion … lucidité .. tristesse …
    Chaque lecture contredisait les précédentes.

    Belle plume !

    Amitiés

    Cat

  4. Ah, oui, quel est le ton dominant…Comme toi je ne pense pas avoir introduit qu’une teinte dans cette trame, elle est encrée, et oui il y a à la fois des cendres et du sang, et des écailles, et de la chair oubliée peut-être
    ce qu’a très bien perçu Marlen. Amitiés Cat2 🙂

  5. Tout simplement ici … je dirais Pant … !!!

    Quelle facilité de poser mes couleurs lorsqu il y a ressenti … !!!

    Faut donc croire que tes mots ont touchés … (sourire)… superbe texte … à lire et à relire … !!!

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