Quand je triche

Quand tu me lances comme un dé/s/-incarné j’aime pas ce trop de toi qui me lâche au devant par un sourire même pas de joie

Quand tu me danses comme indé-pendant sur le fil de tes proches
souvenirs
me voilà presque hissé tel
un drap de peau où tu orais teinté de ces lumières afin d’éclairer plus loin
voilà ce que je n’aime pas

Quand dans le sable tu crois trouver un grain qui se hausse et que d’un coup de main tous mes châteaux s’enfouissent

Que je gagne mon poids de chair contre quelques mots Que je pose ensuite à l’en-vers ce qui me donnait une nuit un jour à l’en-vie

Tu l’as su un soir lointain

dans tes mots
tu me tendais un plus une main
que je t’avais un peu retrouvé de ce passé seul où la solitude naît

Et si Dieu me voit qu’il referme peut-être les yeux
je triche je n’aime pas les règles
quand tout est trop droit on finit par ne rêver que de courbes
et dans ces sens à soi dans la chair la courbe se veut à ma main
je triche dans mes pensées dans mes mains fermées dans mes silences entre les mots dans cette musique que je transforme sans hâte mais
je triche

Ma porte au ciel…pourtant il pleut et je suis toujours mouillé.

P.07

ps: texte inspiré par celui-ci de Franck et ses commentaires y afférent. Et aussi par la musique de Lhasa de Sela. Merci.

3 pensées sur “Quand je triche”

  1. Poser le doigt, ou plus exactement tendre l’oreille sur cette magnifique voix de Lhasa : tu as bien raison de nous le proposer Pant au travers de ce texte qui dit bien ce qui fut et qui ne peut plus être ou alors pas complètement pareil parce que le temps passe que le coeur parfois vieilli surtout quand on oublie de l’arroser.
    C’est l’aspect caverneux de la voix de lhasa qui dit cela, mais il y a aussi cet autre aspect de sa voix, celui qui enveloppe et qui réchauffe et qui fait que parfois le triste est aussi le beau.

  2. Tout simplement … Pant … !!!

    Tricherie ou intégrité avec soi … dans tes mots posés … !!! Tous ont en eux un Château … et même si que de sable … cela vaut de le vivre et de le respecter … !!!
    Alors … tout juste … j aime …

  3. oui mesdames, Lhasa enveloppe tout, mélancolia. C’est un aspect de vie qui ôte, qui tisse, qui danse, qui emporte, et le souvenir en revient vite sur ce tissu lors d’une danse sur une musique de là ou de ci.

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