C’est ivre

Je vois le ciel de l’autre coté du lit
aux heures malencontreuses j’ai au contour des yeux des nuages de cailloux
le cours de l’eau lui s’enfile vers l’horizon j’ai vu le jour reposer la nuit qui se terre
dans le coeur de mon amie si j’en crois son coeur meurtri

Je vois le ciel de l’autre coté d’ici
aux jours couchants des nuages vont la recouvrant
eux que les heures enterrent derrière des rideaux de néons viens là que je t’embrasse
à jamais mes mains dans tes mains serrées et que toujours laisse passer l’alentour

Je vois ce lieu où je n’ai jamais dormi
ivre dans le silence je l’ai toujours rêvé ce moment de mon errance à mille lieux pourtant si proche des limbes de mon enfance
on s’est toujours cherché mais les cailloux sont mal tombés encrant mes yeux afin de ne plus y reposer

Je vois des lieux où mes mains se tissent au lieu de se tenir et là pourtant de toute évidence
oui encore un cube un bout de coeur manqué habité par lui-même comme seul et seul ne font qu’un peu moins que rien
moi à des souvenirs dans des recoins recouvrants mille âmes pour mémoires et dentelle à se montrer jamais

nos plus belles années c’est ivre ou y vivre aussi en même temps
en même temps oui c’est ivre…

P.07

et la magicienne Adeline dépose ceci à la suite, merci tant à elle: 

C’est livre
ce ciel de lit
aux traits en camaïeux
en cailloux dans les yeux
en rivières de bleu

C’est livre cet autre ciel
Ici

Relecture en partage
Et se trace un rivage
de sable où espérer

C’est ivre
de saisir une main
surgie d’un océan
où flotte la tendresse
D’en assouvir sa soif
et puis
désaltéré
enfin

Vouloir tout partager

Abreuver les pinèdes
le désert
l’herbe sèche
la fleur qui va s’ouvrir
au parfum ” souvenirs”
Ou ” envie de construire”

Et toujours

Enfin

VIVRE
Adeline

8 commentaires

  1. adeline dit

    C’est livre
    ce ciel de lit
    aux traits en camaïeux
    en cailloux dans les yeux
    en rivières de bleu

    C’est livre cet autre ciel
    Ici

    Relecture en partage
    Et se trace un rivage
    de sable où espérer

    C’est ivre
    de saisir une main
    surgie d’un océan
    où flotte la tendresse
    D’en assouvir sa soif
    et puis
    désaltéré
    enfin

    Vouloir tout partager

    Abreuver les pinèdes
    le désert
    l’herbe sèche
    la fleur qui va s’ouvrir
    au parfum  » souvenirs »
    Ou  » envie de construire »

    Et toujours

    Enfin

    VIVRE

  2. Marlou dit

    Ivresse de VIVRE …

     » Je vois le ciel de l’autre coté d’ici
    aux jours couchants des nuages vont la recouvrant
    eux que les heures enterrent derrière des rideaux de néons viens là que je t’embrasse
    à jamais mes mains dans tes mains serrées et que toujours laisse passer l’alentour  »

    Douceur apaisante dant tes mots Pant … J aime …

    Superbes sont aussi les tiens Adeline …
    Bisous à vous deux …

  3. pant dit

    Merci à toutes !!

    et bouche bée devant Ailen et son poème, soufflé de voir que mes pauvres mots d’été peuvent avoir un certain effet de catalyse, merci, merci !! je le remonte dans le post en reponse directe.

  4. adeline dit

    pas pauvre du tout tes mots d’été Pant . au contraire, baignés de la tiédeur du soleil du matin
    et habités par des muses qui ont bien voulu me rejoindre un peu

    merci de tout cet honneur que tu me fais j’aime vraiment que tu aies créé un duo
    poésie et amitié sont soeurs Ailen

  5. Marlou dit

    Tout simplement … Pant … !!!

    Ton moi ne peux plus poser les mots pour un temps … Il en a le droit … Tout juste comme un pinceau en manque d Ô qui ne pourrait poser ses couleurs … !!!

    Mais relire tes mots ici … c est comme regarder un beau tableau déjà peint il y a un temps … et qui donne toujours ce ressenti de douceur … !!!
    Baiser … A …

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