Archives de juillet, 2007

Je m’approche haie de tes départs
franchir

comme s’affranchir d’un au-delà
deux grains de sable étirés de mes soupirs
gomme ensuite toute flamme de mon regard

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Fol

Si fol est le mouvement de ma nuit
dans une sirène qui en surgit
oui
là pleine nuit
à moi qui en suis
est devenu pure suie

Alors si fol que tu causes à mon corps
des or-
ages ou des paliers sorties du tiers d’un décor
l’aube à dos de babouin isolé loin sur une côte des Maures
la blonde la londe bée ouverte parant là sans mésaise le rideau d’un bruit de Trégor

Si fol tu marquant
lentement mardi avant
que tu m’entraines dans un mur isolant

Si fol est le mouvement que je fuis
coulant comme coiffe noyée à l’entièreté d’un sombre ichor
je t’aile car c’est là dans ce moment avant thème que je me vis de plumes te parent-

Elle

À moi collée
si fol est x envers y et pourtant c’est émergent

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d’Ailes

Il n’est pas d’autre rive
que celle où s’alignent mes ailes
criera-t-il plus fort
s’il est un ange
ô fruit des délices
octave du merveilleux

Tout s’allonge entre deux et
se retournant plonge au feu
du nombril
l’homme se fait tunnel
ou c’est trop rage.

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Sérénité

Marlen Guérin

Tout commence là sur la route même ciel est bordé d’arbres et du rouge sang vers le sombre charbon qui se rêve encore au futur tout ce silence quand je vois ton cœur qui remonte vers la lumière oui parfois je le sens ou le souhaite

Mais là où tout est paisible ce n’est pas le Japon ni la baie d’Ise qui se cache derrière le mur des monts, non là où tu te caches c’est comme tu te montres ; dans la nature et pas la mature de cet océan que tu ignores car il te brûle en peau

Et demain je devine le corps sauvage qui va escalader à l’aube ce chemin loin qui pointe vers le jardin au fond de la maison lune et maintenant je te prends la main pour te ramener de l’autre coté des dunes

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K

Un vent aux mille lieues de K
au beau milieu
dune et désert
Tartare
c’est le sec
sans dec’

Rouge Russie
quoique parfois tu en dises
la Rousse rugit
dans ses envies de gourmandises

oui quoi qu’on en dise

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Et si moi

Et si je suis
moi le chemin
dans tes impatiences
oui si je les suis pour en ressentir tous les parfums
en voir les couleurs

ignorer en un mot toutes ces douleurs

Et si moi qui entend
je n’arrive plus loin encore
je sais c’est entendu
trop de neige de lumière noire qui s’écrase en motifs
yin yang

oui et si je suis
alors tu es

as-tu suivi ?

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Petites bouchées

tu avais tu
il avait toi
des lunes dans dunes
mais quelques grains de lumières
à la place de toute poussière

***

L’eau si forte
qu’elle a un parfum qui loin d’être grave
se pointe en délices
qui de ta bouche sortent gravés
en médailles d’or bien tournées

***

il te dira que le poids d’un mot
c’est l’oubli
que l’ombre sur la neige
c’est ton corps endormi

que ce linge rouge
ce n’est pas un drapeau
mais un mouchoir de dentelle qui recueillait mon sang…

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Badaboum

Dans tes badaboum de l’effroi
et j’en meurs
dans tes écarts mon coeur
peine à voir
c’est la pleine lune
encore un désir
trop noir
ça grille mal ça tremble
ton coeur
tes badaboum me font froid.

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Eau claire

Eau claire beau nom pour un parfum
un peu liquide mais tendre chemin
s’il ruisselle sur ta peau jusqu’à demain

Eau claire rime aussi avec désir
qu’il attise avant de le rafraîchir
eau claire boisson d’un rêve à ne jamais finir

Et si c’était cela ta vie ?

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