L’ode à l’urgence

Comme il est court le vent qui se pose nu sur un dos
lent à se parcourir de rêves
et ni l’océan des saisons ni les peuples des désirs
tombés au fond du tout qui s’enfuit quand tu toi loin t’effaces du monde

non

ni…

Comme il est éternel ce chemin qui se révèle
alors là quand je me moi loin dosant l’amour
chatoie et danse une poussière d’ode
à ces souvenirs de nos joies qui se reviennent
au long feu qui lent cuit nos meilleurs plats de moments
même passés je nous les repasse chair et sang arrêt.

« Non,
Ne te déporte pas toi parfois si rieuse
il est lumineux cet instant même s’il se masque sur le rose-
au la
demoiselle qui s’y pose fluette et si gracieuse
toute nue sans ses ailes roses »

que ces dieux là ont la voix qui porte quand ils chantent ou en corps nous hantent

« Ni,
que de cette eau si pure que l’onde s’y perd
des mots que même si loin encore j’espère
mes transes former encore
mes pneus de chair en coeur

Comme il est sourd le vent qui te dépose à mes pieds
n’en tendant que l’artère à sa porte si veineuse que j’y pers tous mes yeux
là si noir que l’autre devient bleu gris ou même mauve
sans oublier de passer par le vert
car c’est le fruit de la nature qui fait le poème… »

moi ma voix ne chante pas les mots de fête

mais tant pis je danse sur ce coeur de braises

en y laissant mon chant passer les lèvres.