Cendres contre cendres

Chaque fois tu fermes les yeux
sans trembler
sans pleurer
quand je tombe tu ne fais que parier sur la lune de papier
que mes mots sont et las bien trempés
que d’autres astres aussi détrompés
vers la fin que rien ne tombe

Chaque fois tu fermes les yeux
que cela me rend envieux
sans rire
sans médire
et j’allume tous les fossés trop pleins de sang
je sais faut pas vraiment en parler
les couleurs ont beaucoup pâlies
plus que mes dents sur la pierre qui se mauve
vers l’infini

Chaque fois je dois temps parler que mes mots savent plus t’aimer
tu t’en souviens l’enclume trop lourde sur ma langue figée
comme si love été
de trop pour un pauvre clou à forger
la louve était de plaies sur mes chairs regrettées
que deux coeurs ne pourraient lécher
même à défis emmêlés

Tu t’en souviens ne dis plus que c’est vrai
love y passe sa vie à tu
et à toi les odeurs ou les parfums de ce tout qui n’est pas de bois
cendres contre cendres
noeuds font pas plus pleurer
pourraient d’autan le vendredi décorer
le samedi d’une lune décente et trop noire
nos passives idées

sordides détails s’il vaut mieux suivre
cendres contre cendres mots dites « fins de soirées »

stay clear tonight
one face of life…

P.07

4 pensées sur “Cendres contre cendres”

  1. Cendre contre cendre…le gris Vous va si bien aussi Monsieur…une des couleur lune air à aspirer…inspirer quelques mots laissés mais non lassés…ni même des laisse et là je sais de quoi je parle…sourire…
    Encore une fois bravo Monsieur Pant pour ces mots là…et merci car il est bon de Vous lire…sourire

  2. sang contre sang, le rouge est si beau et à chaque fois que l’oeil se ferme, le coeur s’ouvre juste comme un clin d’oeil … et ne pas être envieux, il n’est pas de paix là, réellement mais un tumulte, une bourrasque, un orage, un séisme mais si tellement …
    merci
    cat

  3. le tumulte, la secousse, la vague chasseresse, tout le mouvement qui se pose entre mes mots se puise de lieux perchés haut mon coeur et qu’il saigne parfois des danses de cendres le moindre est de l’utiliser, si c’est ça la poésie, alors…

    Merci mesdames.

  4. Eh bien je trouve la fin du texte tout particulièrement cruelle, à moins d’une habitude ?

    Sinon, j’ai vraiment aimé la phrase en forme de c.q.f.d, que je te rapporte :
    « vers la fin que rien ne tombe ».

    J’aurai du mal à m’adapter acclimatée à l’éventail large de paysages embrasés dans l’ombre… alors, j’aime les mots.

    Pourrais-tu me dire comment pousser cette grosse radio qui m’empêche de lire correctement, please… ?

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