À la…

Que sous ma lune il n’y ait plus espoir
tout n’est ici pas signifiant
pas ou peu
j’ai dit que de la chair naissent ou sortent des mots
mais aussi je les sens plutôt fort en moi
en émoi non ?

Alors je me pince, je presse le muscle mou
rien n’en ressort
cela ne fait pas malle hélas

Et reste bien vide

Que sous ma lune je ne pose que de la littérature
et je vous le dis là
pensez vous me voir dessiner ?
Je n’ai jamais maquillé ma posture

Cela porte atteinte à mes peurs

Alors je me repince je sens que la chair résiste
je préférerai qu’elle hésite
croyez moi
mais je sens aussi des regards plutôt que des yeux
rien ne se pose que des regards sans les yeux
oui vous qui croyez savoir déchirer par un coup d’oeil
hausser le sourcil pour me gâcher l’envie

Je ne sais pas vraiment écrire
maquiller l’instant ou le parer
comme je pare les coups

« Siempre estamos con lo mismo,
bailando con el enemigo,
y si al borde del abismo, mejor. »

Bailando Con El Enemigo Enrique Bunbury

Tycho Chéops y trainait les pieds
lui qui avait de la distance
du haut de ses mille mètres
Tycho Chéops avait une sagesse pyramidale
douze doigts et des sourires de trop
lui ne se mêlait pas de mes mots
y laissait le coeur qu’il trouvait trop froid
y puisait du sel qu’il voyait émerger de quelques larmes

Tycho Chéops n’a pas de blog ou de site internet
il préfère cent fois regarder par sa fenêtre
elle donne sur cour et non plus sur cloître
il a trop aimé sa robe et l’a priée de la lui abandonner
le rythme de ses pas rien de plus pour le rendre idiot


la musique du sang anticipe les démos de la chair…

P.06

3 réflexions sur « À la… »

  1. rien n’est jamais ni à parer ni à maquiller encore moins à dessiner, tout est là dans ces mots qui se respirent comme j’aspire dans un juste moment d’éternité sans guère de fioritures …
    merci pour ce superbe texte
    cat

  2. Content de te revoir, et de voir que cela t’ai plut; oui maquiller l’instant, maquiller le destin, voilà toi au moins tu sais lire et voir,, et tu ne me maltraite pas injustement.

    Merci encore .

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