Mots fantômes 2

De Cat/

4h 40 – qu’est-ce qui lui prend de regarder l’heure tout le temps, elle qui vit sans, décidément rien n’est plus comme avant … faire avancer, souffler dessus pour que ça aille plus vite … Une femme à la terrasse du café parle d’incantation à la Nive ? Qui pourrait-elle donc incanter elle qui a paumé son cœur quelque part et ne se souvient pas où …


15h 49 – faim, rentrer, re douche, un peu de musique et parler un peu à l’homme là perdu à ses errances … lui dire : tout va bien, ce n’est rien, la fatigue, les règles … enfin tout ça quoi …


15h 50 – Où est-il ? Que fait-il ? Un vent léger soulève ses jupes, une bouffée de sérénité là soudaine, la mémoire qui somnole … et puis elle pense « plus que 14 jours … oui ! mais au fait pour faire quoi ? » Elle écrit, elle jette les mots comme des vomissures, pour exorciser … s’expliquer à elle-même les choses encombrées de son cerveau …


19h 48 – pas de message … tout est trop silencieux et la béance là … elle sait bien sûr que ce n’est pas si simple … les jours à venir vont s’habituer à l’absence, vont faire autrement, faire sans … et puis le temps efface, affaiblit, atténue toujours … là elle attend, encore … mais peut être demain …

De P/

00h 00 On avait bondi ensemble, apparition oui, cause que naissance c’est souvent qu’une illusion, mais oui, encore, alors deux corps veut il dire deux coeurs ? on finit par avoir raison, ou par ravoir une oraison, rasoir contre le torrent de sang qui coule de la gorge ciselée ? arrête de bouger on en finit pas, et nos souvenirs sont ils virtuels, encrés dans un coin du net, entre deux bits, entre deux idées purement intellectuelles où se nichent le vent de notre sang, oui c’est l’heure, celle du début comme des déboires, alors je fais quoi quand je ne fais que me retourner dans mon lit, oui, je sais, je ne sais que le dire au réveil à celle qui partage ma couche  » j’ai joué au poulet rôti » toute la nuit, oui toute, la nuit toute, rissolé dans des avants sommeils qui se répètent, se racontent, se mêlent ou se même enfin non sans fin en fait, mais sans fête, on tente de monter d’atteindre le faîte mais sans cesse. Avec ma gueule de poète où quoiqu’on cherche personne n’a jamais rien me donner sauf du rêve et des souvenirs mais les miens out…

06h 12 en d’autres jours loin, la vie qui se porte loin des yeux aussi, alors parfois je sais que les fermer m’ouvre sur l’ailleurs qui aimente oui qui amante se pose les ailes de plumes dorées. Je sais là des étincellles qui surgissent du néant de mon coeur, je sais là des étoiles qui se teintent dans l’outrance, et soudain que voilà ? mes mots qui me reviennent car je m’étais quitté, et toi, et les autres, rien non, saudade.

18h 24 J’ai les mains qui tremblent, au moins une, qui se lache comme elle teinte mal, s’engourdit, se dit mal alors que je lui dis bien bene calme sois toi même sans cadence excessive. On se cache les mots, on les perd, et on finit par se parler an solitaire comme an nouveau. Lors je brode dans l’espoir d’un sourire, dans l’espérance de renaissance du souvenir, quand le futur se fuit incertain, requiquont le passé, oui bien con peut être je suis, et dans mes étants de suie tendu sur lin et pas sur l’autre qu’on me dit maltraiter. Fi du respect que je n’ai pas souvent pour moi même, fi du soupir des coeurs qui se salvent regina en cadences mitraillantes. Pansez à soi, se penser soi, s’épancher soi, tout d’abord, et propre ensuite de tout en soi peut être monter l’échelle de Jacob, et puis dans les atteintes du haut ciel, crier fort fort  » mon dû mon ciel!  » si haut que tu sois j’ai le regard qui monte vers…

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