Sortie du numéro 1 du SavartsZine version pdf.

Le SavartsZine , dont je suis le rédacteur en chef, a le plaisir de vous annoncer la sortie du numéro 1 du Zine version pdf. Tentative de faire naître de nouvelles formules cette année. C’est donc un test, qui reste toujours de toute façons subordonné à la présence d’auteurs sur le forum. Donc ami(e)s lecteurs ou lectrices venez tenter l’aventure avec moi.

 

SavartsZine1 <-------   Le sympa de la chose avec le format pdf est pour  ceux qui préfèrent lire sur papier ils peuvent maintenant l’imprimer ! seule contrepartie demandé dans ce cas, imprimez en 10 et distribuez le. Soyez lecteurs dynamiques et participateurs.

Les textes paraitront très prochainement sur le site du Zine, la version pdf vous donne la primeur.

Très poétiquement votre

 

Pant

La naissance de l’Aube

Amel Zmerli, à voir !

Dans l’attente sirène
se prépare à sortir du lot
à naître dans le renouv-eau

Dans l’attente Sereine
porte bas le décolletée

Quand dans le soudain
se porte le cri des trompettes
et que revient de ce matin
avec l’aube l’or de la solarité

Elle va se lever et apparaître enfin

P.07

Luuna

La lune est morose
Non c’est mes yeux qui pausent
La lune est bien rose

Et c’est la vie qui s’engage par là, des mots chassés par les bulles qui sortent de mes poings
Je sais que ton cœur n’est pas un enfer mais que le feu y réside pour ça je ne suis jamais loin

Ta lune est bien rose
Comme un animal qui s’expose
Nu dans toute sa beauté
Ta lune est bien rose
Et c’est mon cœur qui s’explose
Ivre mon amour danse déjeté

Tous ces moments d’innocence
Comme des ruisseaux qui coulent par manque de sens
L’amour c’est vrai va mal avec le manque de chance
Et chacun reste sur la rive question d’espérance

Sera-ce la même
Serait-ce la mienne…

P.07

 

dédicace à Luuna

Nouvelle Année…Nouvelles des damnés…

Alors on se met à table et sur celle là des mots plus que des bouteilles des bouts de papiers et loin d’eux nos amours j’y pense encore à quoi se gâche le silence entre nous quand des millions de kilomètres se dosent à la limite chère de nos pauvres coeurs.

Alors on se saigne aussi et même mon cher Anatoly si le silence en toi c’est un violon qui le tente laisse moi te dire toutes les rigueurs de nos soupirs je le sais tu dis « ment » pendant que ta moustache ou ta barbe se tendent vers les cieux et qu’enfin tout cela tombe avant oui avant que le linceul nous recouvre et que toi ou elle sur les bords du Bab El Oued on se cache oui aussi on se tasse remplis en au delà des sables j’y pense et voilà j’y pense ce pensement qui flingue ma limite et toi qui tovaritch lève vite cette bouteille haute idée la vodka pour y fêter mieux que moi non peut être car c’est presque demain maintenant et je ne suis pas ivre.

Alors il faut que je te lise plutôt:

« С Новым Годом 1» et si encore je l’ajoute en buvant tout le verre et maudit si je te le dis « Boldog uj evet! 2» alors le sais tu où je cache ma langue où je penche ma fête quand ma Sara se cache si loin quoi de nouveau cet an m’offre même si on le dit souvent ça rend pas plus grand.

À l’heure où s’abreuvent nos limites assemblées en légions de dix mille pieds et que la comptabilité une fois de plus étrangère en tant de caisses s’est livrée tout un entrepôt j’y pense encore à l’heure où s’abreuve ma limite.

Que coule-t-il encore sous l’entrepont sinon d’autres larmes en cadences pour tant de jeunes femmes qui dansent seules il y reste tant d’hommes à boire aussi seuls à l’heure où s’abreuvent nos limites nos destins se déchirent et pourtant et pourtant Anatoly, loin ou ici près, c’est une putain de nouvelle année…

Carl Jusek

« Et si tu vois bien, mes bouts de doigts sont bleus alors où s’abreuvent comme tu le dis nos limites, qui tiendra le col et moi la corde et qui restera alors pour chanter l’ode si trop s’en va d’ancien et qu’alors rien de neuf ne se pose sur le violon de mon coeur. »

Anatoly Tchervenko

 

1-Bonne Année en russe

2-Bonne Année en Hongrois

Elle fait La Lion.

Elle écrit sur deux rangs des mots comme elle doserait la vie si elle faisait des enfants, elle écrit tendrement mais les gens ne sont plus là, les étoiles

Avec tout ça elle ne sait pas alors ses doigts tracent des mots, à quelle heure se remarquera son sourire, mais eux ne sont plus là, et lui, dans, les étoiles

Désirer savoir
une seule chose et c’est tout noir là voilà dans l’effroi
Et que je pleure sur ses doigts ne la rassure pas

Viens !
Sur ces photos de nos nuits en noir et blanc se remarquent quelques roses
À peine effacées

Et quand ma main tremble je me dépose moi l’appareil qui suit son seul objectif
capturer et captiver

Viens vers moi !
Sur tes photos je ne prends jamais les larmes, en noir et blanc, je fais pencher la vie vers toi

Elle écrit en demeurant si seule car ils ne sont plus là, et dans les étoiles

Que se passe-t-il quand elle brille aussi est-ce reflet ?
Elle s’éprend de ma lumière comme si elle savait que dans mon coeur aussi
Tout est en noir et blanc

Parfois elle veut s’effacer oui ça fait aussi ça l’affect et peu de mes mots pour la revenir, elle savoure alors le souffle du désert, et dans ce temps là, je ne suis plus rien, comme la méhari s’avance, elle y court, elle veut voir les lions. Des nuées princières de ses bras serrés dans son encolure il n’ose plus rugir, et comme ne sait pas rougir, dans ces lieux intouchés, il sort sa langue, et sait si bien lécher celle qui se veut sa lionne.

Dédicace à Lisa.

Dans les matins loin ailleurs…

Est-elle dans la latitude bleue de l’enfer celle qui se dresse au mieux des dix doigts qu’elle porte en griffures amincies

Quand elle s’ébroue c’est dans la neige que les flammèches tombent en pluie c’est ainsi qu’elle pose sa colère

Quand elle se dresse sur les pieds hauts de la lune c’est aussi qu’elle s’ennuie et que le voyage ne fut pas bon ni le vin d’ailleurs non ni celui d’ailleurs cet endroit qui est trop loin et plus proche de nos âmes

Quand elle rit elle porte ses doigts à la bouche peut être par dégoût mais elle se teinte de bleu encore oui car le rouge est noir sans oxygène qu’elle se damne dans mon sang c’est ainsi que les matins je me réveille sans aile car tout à fait je ne suis pas plus jamais été non plus un ange mais plutôt un monstre de papier carné

Est-elle silence ou solide ou bolide ou sordide non est-elle sapience plutôt que fleur même si son silence est dentelé et qu’il perle à ses étamines

Je me penche sur ses caractères sur ses mots sur ses dédicaces mais oui je m’y vois pourtant je n’y suis pas non jamais c’est trop général oui trop gêné et je râle ça c’est mon souffle qui déraille pas elle qui défaille elle ne sait pas non elle ne fait pas elle chante seulement car elle se met en transes avant le voyage elle pose oui elle dépose oui elle se repose après parfois âpre et

Tout ce qui est dit est géré oui elle sait ce que je ne vis pas car elle l’a vu antan dans celle-là ou dans celle d’avant ailleurs

Est-elle dans la plénitude alors qu’elle est la donneuse de miel non pas l’abeille pas plus que la reine non plus que la ruche mais la vie sucrée qui est la vie d’elle dans ce qu’elle est d’amour mais le vit-elle pour elle alors que moi je l’ai vue

Oui au moins une fois je l’ai vue dans ses voyages fait en moi fait avec moi sans que je bouge sans que je meurs plus de quelques fois non elle a fait fuir d’ivresse mes démons alors que oui alors que ivres ils l’étaient déjà souvent tout le temps en moi car ivre est le mot qui se colle à l’autre pour se donner encore et encore se donner et se transformer car c’est dans une danse dionysiaque que la touche se crée que la toile se bée et que la porte se tisse

Au mot tel qu’il est de l’Amour

ps: Fatale dédicace à Cat

P.07

Tu sais.

eve

Tu sais il est temps j’ai le cœur au lent droit qui longe oui qui longe et comme il pleut ton corps j’ai les larmes bien en chair

Tu sais

Quand tu reviens vers moi comme chaque matin
Quand tu reprends ton cœur de ma main

Le vois-tu le voile de la nuit qui retombe c’est un funeste chagrin
Des nuées de pleurs et mon sang qui s’en va au froid

Et lorsque je me relève
lors que je me réveille je crie je n’ose pas ouvrir les yeux
même si je le sais
non tu n’es pas à coté de moi

Et si là j’étends la main que je perle mes mots sur le chemin que je soigne la phrase et son dédicat oui alors que je suis devant toi même si c’est cœur à cœur et nos infinis besoins que ceux là se saisissent de nos caresses pour les protéger

Et si las que je veuille me recoucher que je sache pourtant que je dormirai sans toi et si là j’étends ma main le ressens tu toi aussi ce besoin d’amour qui ne se cache pas lui

Et s’il brille comme un soleil c’est novateur c’est éclatant et vivant comme ce bruit mat dans mon cœur qui je sais teinte aussi chez toi des nuages bleus rouges et verts que tu sauras mélanger comme en passing by…

Dans l’étanche douceur du parapluie qui loin te sert de pinceau sur ce ciel immense de ta peau je les sens les voiliers que tu envois chez moi pour que je les voile toi la Belle Dévoilée oui que tu envois pour que je les voile et qu’ils ne soient plus qu’à moi.

P.07