Souffle 2

Comment je sais que pleurer c’est un moment triste oui comme je le respire si peu au soir ce moment qui des larmes se pare la tempête veut aussi parfois le calme le plat des vagues étale oui étale pour une fois un peu plus d’air que son manque ne soit pas létal si je ne suis timide l’air l’est pour moi ne se paraissant pas non toujours à se danser en cassant le rythme

El ritmo della noche qui n’est que de nuit pas de noce quand tu perds les mots comme l’émotion qu’il ne te reste que le oui/non l’affreux défi binaire oui ça suffit non je veux plus

Comme l’enfant que j’ai porté d’une lune à une étoile tango rançonné pauvre danse macabre qui se meurt de moi en temps de foi et ceux qui croix que l’innocence n’est pas une errance au milieu du vide ont encore un peu plus d’air que de mots en eux l’enfant qui se meut au fond de la pièce lui c’est dans les larmes qu’il se tend à vivre

Et je m’en fous si ce n’est pas de la poésie que je pose c’est encore ce qui me reste de vie en sens que je colle dans un peu d’espace en manque ou en vide mais le vide n’est pas que manque il est aussi destin de mes pensées alors je dépose devant un greffier aux griffes longues qui a oublié sa patte de velours dans une prison lointaine je dépose ce qui doit et ensuite repose en paix nuisible à mon ego

Et des émotions en reste île creuse où le vent ne passe qu’à demi n’osant pas sauf pour combler le bruit qui enfle le corps et le pousse en dépression hâtant le reflux le flux chasse l’espoir de respir et ne reste pas d’autres que quelques mots oui que je grave en boucle dans les remugles de ma mémoire acquise de force

C’est alors un point nodal de moi qui se comprime dans la réalité poussant d’un coté à s’anéantir et de l’autre à réprimer le besoin à se refermer non pas se renfermer car là tu n’y es plus dans le rang ferme non le corps s’espace s’expose se brille fugace un instant et cogne de multiples fois sur les murs du réel mais c’est pas grave que la mort vienne même si je ne suis pas à Vienne mais que quelque chose advienne de ce corps qui se bat dans le front du refus et c’est à l’heure que je déprime hors qu’en fuite je comprime sans jamais que rien ne comprenne ce jet de dé foireux ce jeu où ne s’affronte aucun génie mais que les miasmes de vie qui se battent à l’infini s’échappant loin d’être pour ne pas être

Et encore à se perdre qui se hait soi-même après ces moments las que peu importe oui autant lui qu’elle que moi que l’autre que le repose tout se pose tout se repose exténué voilà exténué la nuée est sortie est partie et ni de poussière ni de reste rien qu’un corps vide qui se recherche totalement là ou ici ou encore il ne peut ni ne sait alors il se pose se dépose ni déprime ni comprime l’instant a fui lui aussi il n’est plus de temps il n’est plus temps ni tentation que retour à la vie que retour pas heureux non pas plus que ça car oui car il y a toujours une suite une suite pas une rechute pas une rémission pas une autre émission non pas d’analyses juste un état normal d’âtre qui ne pleut jamais et se brûle vite avant d’aller loin et alors oui ne cultive pas non pas plus la honte que l’intelligence tu n’as pas le temps juste un saut vers le néant qui se pointe face à la vie juste.

P.06

2 pensées sur “Souffle 2”

  1. jeune ? hélas pas jeune de temps, mais merci ça va oui, l’asthme est un putain de sujet pour l’écriture, pas aisé mais une fois posé, ça me va.

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