Souffle 1

Non j’veux pas
me coucher
insinuer
que tu vois que mes mots… non je sais tout le monde s’en fout
mais vois-tu
non je vais pas hurler
non je vais pas pleurer
non plus que te tuer

Mais j’veux pas
oublier ton sourire
qu’il ait été factice peut être
mais porteur de lettres et de mises sous plis
mais sais-tu
non je peux plus te parler
non j’ai plus rien à te dire

Pourtant
avec tes lèvres
avec tes mains qui claquaient loin
avec tes illusions tu m’as perdu
rassure toi j’en ai d’autres à retrouver
dans celle vie oui cette qui pique avec ses baisers
ah si je pouvais me faire taire
mes mots non n’ont pas d’odeur
mais oui non de l’humeur

Tout est une histoire de souffle non que je ne puisse plus parler mais si j’ai les mots qui se coincent se tentent et se montent c’est que de mes mains c’est mon souffle que je retiens non oui s’il te plait je le sais oui parfois mais quand je pleure oui aussi mes mots s’en empalent de nos vies oui comme enfin des remparts pour nos nuits alors oui se savoir loin mais pourquoi le retour est toujours incertain tu es une flamme dangereuse vraiment qui se veut explosive mais comme quoi je le sais le chien c’est pas moi même si j’en ai la queue mais c’est juste un souvenir qui pourrait certes me rendre heureux quelques croquettes une caresse et un au-revoir au panier oui aussi ce ne sont que des larmes sur papier mais rien ne se gondole sauf que tu penses encore à l’Italie ou à Venise alors il est sur que je serre les poings et que voilà moi à genoux ça le fait pas trop j’arrive plus à atteindre le clavier et mes mains en l’air c’est un mat de cocagne.

Oublie je vais me le paver en rues croisées un jour c’est clair
on aura sous les mots des boulevards
Oublie ! Ces moments où je ne peux respirer…

P.06


Merci à Adrienne Pauly dont les mots m’ont inspirés et sa si belle voix.

2 pensées sur “Souffle 1”

  1. un souffle doux et soyeux à l’oreille, chaud et moelleux, enrobage de mains et de caresses offrant juste là de poser, au creux satiné du cou, en silence, tous tes maux et tes cris … et puis dans ces inspirs, entendre une voix toujours dire en sourdine, ne t’inquiète de rien … je ne suis pas loin !

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