Mots fantômes

De Cat/

12h 57 – elle colle, elle s’englue toujours de sel, le soleil la lèche, les bruits se font silence, n’entend pas, l’océan lui suce les orteils. Elle s’endort

13h18 – Rentrés à l’appart … douche glacée, persiennes fermées, trop chaud … une goutte de sang en estafilade sur la cuisse comme pour laver le choc de l’intérieur … presqu’une libération ces règles devenues si rares … Et puis là encore, en perception chair de poule, les coups de poignard qu’il ressent, lui loin, trop loin, lui enserrant le cœur en miroir réfléchissant … ou alors c’est elle qui croit que … Contraction, le vagin s’étire, s’écarte, elle accouche quand ? Fuir vite cet appartement, l’homme est de plus en plus inquiet … appartement vide de celui qui n’y est pas et n’y a jamais été et pourtant tout plein à craquer, une mémoire inconnue … même la musique … Elle sent chacun de ses essoufflements là, l’étouffant à vomir …

De P/

et par ailleurs dans un autre
lieu où être ?

12h 00 – aller manger oui l’heure et c’est le temps qui commande plus que le lieu, plus que le lieu de son coeur aussi rien ne reste que décombres en pénombres et le souffle qui s’évapore dans la touffeur si sèche et si maladive du moment, ah oui des sourires, oui de face ou de profil, cerné, et lui alors ose aussi des mots qui vont avec et un verre de Gaillac, et un deuxième, et retourner après sur le lit avec un livre qui se lie a lui et qui se lit aussi et emporte le moi vers le soi ou l’étant, non je veux pas aller à la piscine, non, l’eau, c’est trop près des larmes, trop prêt. Et que j’engouffre les pages, et que soudain je guette mon téléphone, tout neuf, sony l’a fait, oui le soleil le fait, le fait se chaud qui répand son coeur comme ses poumons sans un air non sans un air qui se chante car il a oublié la radio, il a oublié son baladeur, il n’a que les livres et ses souvenirs, des souvenirs de quoi, de qui, de rires oui de rires, et cela n’étouffe pas le rire, ah si, aussi, tout estafilade du souffle cause dégâts avant débris au coeur comme tout à l’intérieur nuit.

18h 00 – prendre des photos, oui le vis qui tourne de l’objectif vers le vice qu’il porte en lui, en lui, comme un ver luit, un envers qui se veut coeur, et qui se dit vers et oui trois mois âpres et se posera en mots, car de tout, de toutes, de manières en façons, rien n’est pareil sans cet appareil ou cet emportement, il y a des restes, des photos, des restes de vacances, vacances de coeur mais pas vacantes de peurs, vacantes de souffle, oui car l’air n’avait pas de chanson, et alors tout s’enfuit en elle, tout s’envole car il faut une aile ou deux pour que les choses s’entraînent vers les cieux, pourtant, rien, non rien, peut être , ne change, car il n’y avait pas de temps, juste de l’improbable qui a vêtu le beau songe d’une réalité sans missa est mais peut on aimer un fantôme ? Non son lin seul mais son coeur même en brumes limpides même.

6 pensées sur “Mots fantômes”

  1. ce pourrait être assez ton style mais j’hésite sur la date de l’écriture, si c’est en même temps, la similitude est étrange mais non inexplicable, au fond nous n’inventons rien, tout est fixé quelque part dans une sorte d’inconscient collectif dans lequel nous puisons nos imaginaires … c’est un jeu de pistes ?

  2. à l’analyse c’est de toi c’est évident … les coeurs ne se fanent pas dans le lin seul des fantômes mais continuent à se tisser dans un avenir autre, dans un espace ailleurs, où tout se retrouve toujours, rien ne meurt, tout se renouvelle … rien n’est vain, rien n’est inutile et tout est sans importance … sauf ce qui a été et sera encore en une éternité croisée avec une réalité appelée à disparaître …

  3. la date de l’écriture ou ? dans le temps ? dans le coeur ? sur/dans le papier ? sur le papier c’est daté en haut à droite, pour le reste… rien n’est si simple quand on erre dans le schème.

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