Pluie ou rien

Pluie ou rien et encore mes mains sous tes reins
tu vois comme mes mots vont au delà et aussi en deça
on voulait que la plume dans nos mains soit l’une des seules à renaitre
mais soudain que vois tu là mes yeux dans les tiens et quelques images encore plus que sauvages
alors
pourquoi en arriver là ?

Plus demain aussi de terrain sous la glace nos prêches au sommeil
quand dans l’orage comme un rire d’otage mes yeux en rire s’ensoleillent

Et nos maux comme sortis de ta toux d’automne
ça me fait que du bien de cracher ou de les baver sur tes genoux
oui en haussant le ton comme cet air ton air se même ici se mêle aux idées
et aux vagues odeurs de la Saint Valentin
oh que je moi les haïr à prier leur fin dès vainement
mon âme comme solitude se parant déjà d’enfance en rubans noirs gommés de reflets
ivoire
Personne là-bas n’aime le noir on le disait la couleur du sang qui se tâche au vieil oxidant
dans nos arbres quelques heureux singent chantants lentement quelques cadences et leurs serments
« C’est juste que je ne suis rien, que je prie encore au matin, c’est juste que je ne sois rien, je ne sais battre que des mains, c’est juste que je ne fuis rien, je ne pleure que des mots sans lendemains »

Plus ou moins c’est dans nos fantomes que se cache ma confession et que lasse elle étrenne quelques moments qui songent comme ils s’entraînent. Au rebond. Dansants.

P.06

4 commentaires

  1. cat dit

    Et les rêves sortis des rires du printemps balaient les vagues odeurs de morts en maux dits dans les solitudes des hivers … le noir absorbe et totalise toutes les couleurs et s’esclaffe dans l’été joyeux …
    cat

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