De l’Art – la Rose et le Rêveur

Je remets ici un vieux texte de 2001, dont je pense faire une suite ou une variante…

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Eh doux rêveur toi qui passe là près de moi
Attention aux rocailles qui tomberaient sur mon cœur
Tes images sont dans ta tête
Mais mon cœur dépend de ma santé et de mes couleurs

Qui parle ainsi à mon âme ?
Qui signale au vent ses états d’être ?
Un rêveur moi qui ne suit qu’un ange en avenir
C’est un défaut rêver pour celui qui veut créer.

Eh doux rêveur regarde un peu à tes pieds
Les ombres cachent le ciel et mes épines
Arrêtons là cette version verbale inesthétique
Et parlons enfin avec des mots en version réelle

Tes mots sont des masques de couleur
Ils trament le temps et l’espérance
Mais c’est encore un rêve en moi
Qui trace ici mes pas

Eh doux rêveur tu n’aimes pas mon parfum ?
C’est pourtant celui qui orne la peau de ta promise
Qui chaleur et tendresse apporte à tes baisers
Mais assez je te dis laissons les mots aller leur pas lourd et raisonnable

-Bien tu le dis, lors que fais je à tes pieds ? la nuit je traîne mes âmes dans des lieux que ma morale éprouve. Enfin je me réveille et pas un mot ne reste, une juste impression de perdre une parole qui m’aurait apporté plus qu’une nuit de rêve et de repos. J’en ai assez de ces instants que l’on perd en soi même , gâcher le temps c’est comme perdre l’amour.

-Tu diriges ton cœur vers ton esprit, et ce n’est pas se perdre tout au contraire. C’est une recherche que tu mènes en plongeant dans les ténèbres de tes nuits. Il est un jardin à peine loin d’ici où germent mes plus belles filles, dans une danse les Zines les ont emmenées et à la fin de cette sarabande elles sont tombées en sol. Tout un chacun après la danse doit s’enraciner pour guérir, pour grandir.

-Dans quel ordre mes rêves commandent ils mes nuits ? et dans quelles ombres dois je m’enterrer ? c’est un sens trop profond pour mon histoire explique encore, en quoi mon cœur qui erre dans la nuit, seul , s’ignore-t-il à lui même ou mène-t-il une quête qu’il ne connaît pas ?

-C’est un cercle qui préside en ces lieux noir de suie. Un cercle qui est un point vers lui même. Il faut s’enraciner dans la terre noire, et plus profondes les racines plus d’eau tes tiges monteront vers le ciel. Tout ce qui est en bas va vers ce qui est en haut. Ensuite l’eau du ciel retombera en pluie sur mes fleurs et m’attirera encore plus vers le ciel. C’est un cercle qui mène des profondeurs vers les hauteurs. C’est un cercle qui mène vers un point concret, qui se confond en lui-même comme tes idées, tes rêves se confondent parfois en un idéal lointain. Et connais tu la sagesse ? ce manque ne t’engage pas moins à la rechercher .

la quête on la fait sans savoir parfois ce que l’on cherche, du moins ton conscient ne le sait pas, mais la Sophia le sait pour toi, la part féminine qui guide ton âme immortelle vers un ailleurs plein de l’En sof. La quête c’est d’abord accepter de rechercher, le reste tu le trouveras en son temps lorsque tu seras prêt.

Pant.2001

2 pensées sur “De l’Art – la Rose et le Rêveur”

  1. il est souvent rêvé le monde souvent replié et souvent perclus de souvenirs.

    Merci S. de cette belle citation, que deviens-tu ?

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