Pour le meilleur elle est le pire

Elle aimait refermer sa porte
ses mots ses dents qui trop de rêve
tout est de l’autre coté
Désormais

il fallait s’intéresser à ses dons
il aurait fallu ne pas la laisser trop manger trop grandir trop se salir
ni trop encore de ses sourires

je m’en souviens si c’était ordinaire elle refermait ses bras
se retournait en gueulant « fous le camp ! »
si je courrais derrière je tombais souvent
elle même creusait les trous

Elle aimait rouvrir les portes
ses mots ses dents et encore de si beaux rêves
et ses espoirs d’un premier enfant

je suis seul et le temps est maintenant sur l’étagère
c’est bien triste en ce moment
la tranche du livre se glace contre mes doigts
et si j’attirais la couverture et la pliait en quatre
je le sais si bien que je n’essaie même pas
elle aurait voulu que j’ouvre et que je le vois cet enfer
pour me réchauffer c’est indécent mais elle est comme ça

Elle aimait refermer sa porte
ses mots ses dents qui trop de rêve
tout est de l’autre coté
Désormais
Elle aime ouvrir les portes
de ses mots ses dents et encore de ses six beaux rêves
et ses espoirs d’autres enfants…

P.06

3 pensées sur “Pour le meilleur elle est le pire”

  1. Et la porte qui claque là au vent des souvenirs pour laisser le vent s’engouffrer ailleurs dans des interstices tout frais et tout jeunes encore en un autre temps, plus propice, plus riche aussi, plus fort … de ces blessures de dents qui comme les rasoirs las serrent le coeur en étau … un souffle nouveau et hop une autre porte plus petite sans doute, plus minuscule, plus basse aussi s’ouvre sur des horizons bleuis d’espoir ! le feu de l’enfer éteint, la lune s’éternise en catin qu’elle est mais en amante éternelle !

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