Nos pas

S’il y avait une morale les mots nous rendraient riches au rythme où on les pose s’il y avait une histoire on ne prendrait plus le temps réel d’y mettre majuscule le temps encore que les gens ces pauvres comme ces riches se tassent dans un avion lune

S’il y avait un véritable mensonge qu’il fallait se cacher à jamais ce serait que le souvenir n’est rien l’enfer lui même par définition se brûle et rêve de cendres le paradis éloigne les flammes mais léthé y est la boisson éternelle

Et nos pas alors ?

Pas de proximité sans le vouloir briser la distance pas de silence sans le dommage de la parole pas de présence si je ne voulais gommer le simple mot absence pas de caresses sans nos regards qui se chargent et se cherchent

Nos pas

Nous construisons tant et tant sur nos pas oui toi que je ne veux plus c’est aussi dans tes pas que je me trouve une fois pris le chemin on ne sait le désengager il n’est même pas lui dans le souvenir ni dans le soutenir

Il est volage car il ne veut plus voler il est collage mais ne sait plus coller il est espace mais ne veut que couvrir toute trace de vide

Il est dans les mots le coeur dans les actes nos peurs comme nos espoirs et des les bris comme les effets de nos mémoires

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1 pensée sur “Nos pas”

  1. contruire sur des pas perdus d’avance dans le sable des égarements et des incertitudes … là où tout se grave c’est dans la survenance de l’enfer au feu dévorant qui détruit jusqu’aux plus infimes miasmes d’hésitation … alors nos pas resteront à jamais gravés là dans le marbre des amours éternels !
    cat

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