Hiver

L’hiver tu ne fermeras plus les yeux non tu ne seras que frimas et nous prendrons du temps à sauver le chemin et ses quelques mots pour nous deux l’hiver nous irons dans un soleil se couchant et hautes les mille nuits aux sons des tambourins, et pourquoi cette envie de valser de s’envoyer tout dansant des mots comme dans une petite maison vide qui se voudrait ville et s’enchanterait fort Bragg et dans les batailles de neige nous courrons sauvages à redire encore « maille » quand dans tes yeux se tricotent des mensonges amoureux, oui l’hiver aux longs chemins de neige et tu te sentiras chaude au feu quand la flamme lèchera ta main comme l’amour loin

L’hiver et sa soif aux rides asséchant oui sous des caresses nos désirs brûlants quand dehors la sueur dans tes cheveux fait se perler les colliers aux alentours des branches, houx, houx, et s’ils s’embrasent tu le sais bien l’hiver c’est causer sans doloris juste se tasser à se pousser dans les flammes mais ça ne dit rien quand d’autres mots se cachent au fond de l’âtre l’hiver et toi qui rentres en catimini tapant du pied à s’allonger le vers survoltant cet air de tango sans ton corps qui va et ton coeur qui revient ça ne dit rien de plus que cela ne s’ôte de moins ou de moi sans danser oui et non sans danser pour rester seul sur la branche à se regarder tomber en flocons et non ne pas se voir isolé en flacons…

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