Sous venir

Quelques jours et se souvenir
quelques jours et se soutenir
l’enfant qui n’a fait que s’enfouir
dans les limbes comme duels dans les livres à travers l’espace et les lueurs de mille pages dans les lueurs l’enfant apparaissait parfois dans quel espace oui dans quel espace se nicher ou se perdre ainsi la mémoire que l’on place que l’on déplace que l’on pose où dépose et quand donc tombe au fond d’un trou quand donc le moment s’efface pour lieu de protection de sauve garde qui se tient devant pour éviter le choc alors on ne peut que fuir
Quelques tours et s’en retourner toujours du dehors vers le dedans d’une chambre qui las n’est poing serré ni nuptiale juste lieu du sauve garde lieu que l’on sacrifie pour soi et mieux se retenir
Quelques moments où la lueur laisse derrière elle le festin pour ouvrir la grille ouvragée d’un jardin les fleurs ivres y dansent la sarabande cruelle qui douloie oui qui pousse la sourdine douleur à la loi naturelle lors la nature elle ne verse aucune larme dans ces moments où tout se larde dans l’envie de partir mais pas avant dix-huit ans oui tant à lui dire

Mais quelques murs loin nous éparpillent gomme ou poussière voilà les effets de la matière oui de la matière mais est-elle morte alors elle aussi ma mémoire enfuie ?

P.06

2 pensées sur “Sous venir”

  1. Mémoire enfuie…
    Pas enfouie.
    Trois petites tours et puis revient
    Comme tes mots
    Et leur matière d’éternité.

    The ternal sunshine of the spotless mind…

  2. oui, tout s’enfouit mais pour s’enfuir il n’y a que des tentatives, mais au final tu te reviens quand tu arrives à te retenir quelque part ou quelqu’un. Merci S

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