Tycho ter

Et si on marchait, lui dit elle en inclinant la tête
Oui quelques tours de l’enceinte, avec toi et pour toi

Papel lui prit la main, serrant entre ses fins doigts les siens longs et plus nombreux

Opium comme il est fumée ce temps qui nous enlève
Nos mots comme du sable, on marche, et il est si fin, pourtant parfois il est ainsi : tambour.

Qui sont ces gens autour de notre dé tente, dis le moi Tycho.

Ce sont les bleus, ils apparaissent après un mauvais coup, du sort, comme de nos chimères, de nos plus merveilleux mensonges, surtout quand ivres on marche et faisons des tours, la fin comme le recours ne nous laisse que le temps de nous aimer, fumée.

Et que font ils ces bleus autour de notre dé tente, espèrent-ils la retenir ? Comme je sens la tempête nous apporter un peu d’humidité; ou peut importe le prix est payé. Et elle sert encore ses doigts et se colle, elle est enceinte pour lui avant tout.

Combien tu veux, est ce que tu veux encore, le vent ne me chassera pas de toi, tout de foi. Jamais plus m’effacer de ta mémoire, oui je suis dans mon enceinte, je suis aussi en toi en ce la adorée.

Si toi tu es en moi, prisonnier à l’intérieur de cette enceinte, est ce ainsi que se fait nous la rencontre ? S’envoyer vers les étoiles des mots comme des baisers aux alentours.

Encore des tours…

Où suis-je en toi ? Moi qui ne me quittant plus ne te laisse pas ailleurs.

Le vois-tu ici ou là ce sable, il est moi en toi, il est de ma part en nous, se mêlant comme le souvenir lors de l’union, des lieux ivres aussi dans les airs, l’exil de notre danse, a déposé des coeurs comme les nôtres si ce ne sont.

P.06

Un commentaire

  1. Marlou dit

    Sur cette re lecture tres appréciée … te dis merci Pant pour l offre de ces mots qui seront posés en duo sur mes couleurs … !!!
    Autre tout concrétisé dont je suis fière … !!!

    Baiser

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