Archives de août, 2006

Debout

Debout
Sur une fleur immobile
Tes poings fermés sur l’aube ou la lumière
Tu regardes
Cette plume s’envoler loin

Comme on dresse un mot sur le chemin
Pour un mur
Un murmure s’en va soudain
Et parfois il traverse ma main

Tu me fée de glace comme un coeur en fusion
C’est un reste de place qui provient de cette fission
Étrangère
Au reste du monde mais pas à cette trace de nous
Qui brûle tout au fond
Avant de tout étouffer
Dans l’ombre d’un certain
Nombre de baisers

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Du côté de l’aube.

Un petit matin jaloux qui je veux, et les ombres aux étoiles, comme la neige sur la toile, blanchit l’aube et l’autre.

Un petit latin qui secoue son rêve en tant même que ses cheveux ébouriffés d’épisodes blonds, et qui las s’endort comme les flots font des vagues aux pieds des arbres.

Les coiffants de cristaux de sel, quelle aubaine pour les pics hissés au loin haut des chênes et des futaies moins nobles.

Quel sera le temps de ce songe s’il gêle encore sur les hautes branches ?

Pour celle là c’était une église qui se vêtait de bleu pour cacher le sang qui coulait de ses paumes, pour celle là c’était la misère qui tombait rouge sur le sable noir.

Le lin blanc qui l’isolait du monde, et toutes les couleurs tissaient d’autres horizons que ses douleurs charmaient.

En courrant c’ était prendre risque, et de tomber et de buter, et de se renverser, et de le réveiller en lui donnant mal.

Lui donner un baiser avant qu’il ne s’éveille complet, ô, sage était la solution surtout s’il n’en faisait pas un problème.

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