A la chair,

l’aveugle de l’Aube in la Connaissance du Soir, Joë Bousquet

 » beau monde où la lumière est la parabole du don de chair Pensée du monde où je passe enveloppé de ce qui pense […] Tombe pour devenir la main qui te retient l’homme nait de rêver qu’il ne se connait pas Une femme est passée elle devient son rêve
Rend à l’homme une chair en se prenant pour lui »

Les mots ont besoin de la chair
comme l’émotion à ses besoins
dans l’incarnation

c’est le scion, le mont qui figure le Verbe, le coeur du temps en séquences, qui repose en cycle le conte et le pousse au mythe, aux besoins du désirs la chair, aux volontés de l’amour la chair, aux déli-r-c-es de la passion ou de la colère la chair encore, il n’est pas de pur esprit qui pourrait être Verbe, car sans vivre la chair il ne p-l-eut(x) plus sur soi mais seulement en soi.

Bousquet, Quignard et Morgiève, et voilà tout est Vertig quand les petits traités se retrouvent coincés entre le cahier noir et la connaissance du soir

Cri ton coeur est un passage où le mistral se meurt
dans ton horizon coule d’étranges lueurs
de la nuit non n’est plus celle qui sait des douleurs

Cri ton humeur ne vaut pas ton humour
dans cette triste histoire la chair ne s’habille qu’à rebours
mais dans les étoiles qui meurent la lumière n’a plus de retour

La chair c’est le vaisseau de nos transports
celle qui est aussi le port de nos écritures
quand je mets l’encre dans une gourmandise
je les entends les voiles de l’Argonaute et les cris de Jason
aucun marin ne peut nager vers l’aventure
s’il veut poursuivre et sur vivre c’est dans un vaisseau
qu’il fera n’être l’émotion, et dans les mots scions naîtront des arbres
aux écorces tendres ou rugueuses
comme les vents de notre coeur qui vagues mentent
par chassant les odeurs de nos marées comme celle de nos éclairs
de riz tombant aux bals de nos mariées.

Comment va la chair si elle n’expose plus d’émotions ?

Aux ignorants…

P.06

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