Ne nous attendez pas

Ne nous attendez pas
nous ne serons jamais ces feux de folies que l’on voudrait porter

Ne nous étendez pas
nos peaux comme nos chairs ne sont pas solvables
alors que nos mots ont le sang de l’acide

Mais cherchons à retrouver
le désir de l’oubli comme il se sent sérieux aux langueurs de la nuit
le passage s’éteindra au bord du calvaire
toi qui te confonds en un belvédère

La douleur araignée tend ses pattes
à nos odeurs délicates assoiffées
toi qui hante la cage
nous hait en bonne fille
agitant las un grand coeur même s’il est pourri

L’encode jetée des autres et tu sembles isolante
mais pour ça il faudrait
oser te souvenir que nos mots se sont mêlés
parfois même geôliers en prisonniers

mais aussi les voilà retenus
pour une sombre ritournelle
tes désirs sont maintenus…
qu’en fin tu te taises !

Il ne tient qu’à ce jour
pour peupler mes désirs
de torturer ton corps comme la glaise
et ivre en souffrance modeler ma princesse
qu’en suite je me jette à tes genoux
pour cette fièvre qui m’emportera…

P. 06

3 commentaires

  1. cat dit

    et façonner la chair pour que nos airs rances chantent la musique des souffrances emmenées au loin de nos fièvres venteuses et qu’à nos genoux se mèlent encore nos mots posés léger sur nos lèvres enflammées …
    cat

  2. S. dit

    Oser se souvenir que nos mots se sont mêlés….
    C’est beau.
    Voilà qui caresse le langage d’amour… donc qui parle à toutes les lèvres… Si délicatement.
    Je trouve que ça s’arrête justement juste avant la flamme.
    Qu’il nous est laissé le soin de l’imaginer, de l’écrire, de la désirer.

  3. pant dit

    Oui Cat oui S nos mots se mêlent car nous mettons de la chair dans l’écriture, de la chair pour la faire naitre en passion.

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