De nos cités lacustres.

Qui la nuit crie ton nom s’il n’est du torrent apparu, je sais que la plainte qui s’agite au loin, est promesse lointaine, et que le vent agite aussi nos paumes tendues.

Qui deux la nuit sent l’horizon qui tombe là sur le sable noirci par l’entremise des indécis, qui me sait hanté par l’avenir, qui me voit revenir du matin pour me coucher contre tes reins.

Qui de nous savait à la vie qui s’enlace nos viviers qui s’en chasse à nos rêves nos seules tenues.

Qui saura merci prendre ma main haute à la nuit fauve, et lorsque que tu le crois, hisser haut le trepalium et atout nous sacrifier, si c’est demain la fin.

Des vies aux coeurs de Pierre, qui avant de s’enfuir, ne s’offrira pas le gel de ton corps pauvre enfant, mais un jour délivrance du mépris, que deux souffles à nos baisers, sous la lune messagère, nos courbes comme nos courses se défont, et il naît de matin que sous l’horizon qui n’est pas si loin quand tu tant le draps sur ta main, je le sais aussi le ciel est loin mais il si beau le soir quand la lumière y tombe, et que le soleil dans son ivresse se laisse couler sur l’eau rions, vers l’orient nos eaux qui tombent de haut, et leurs vies qui tissent, à la fin c’est l’angoisse qui part, qui s’efface.

Toute ma vie je n’ai fait que t’apprendre, mes attentes, mes désirs prisonniers, j’ai envie de les mâcher pour les fort en digérer, il est vrai que j’étais plus sévère, mais cette faim je ne peux la combler, il n’y a plus assez de terre noire, non, je ne peux ni ne veux y revenir, je me sens juste ici.

Assis là sur le bord du trottoir je n’ai plus de las quai à attendre le train tout s’efface, tous les matins sans trace de vous, je reste à rêver, de l’audace et de mes rêves aussi. Sur les vitres blanchies pourquoi y vois je des branchies ? Tant d’eau à respirer, dans la plaine dévolue à la tenue de mes vices comme de mes amours, j’y vois comme de la beauté dans cette idée lacustre. Les murs ont des parfums, et des idées sauvages griffées à la craie, comme tu traces partout des triangles j’y pose mes cercles, c’est bien inscrit. J’ai comme une nouvelle idée dans l’Art du Trait.

Mais ma soif m’enlaidit, long l’été et sa sécheresse inédite, comment la dresser cette cité si je bois trop?

Je ne sais que penser, toi tu n’as plus d’histoires, il me tarde de tes mots, en piste camarade si le silence est de trop nos vies se taisent à nous soutenir, quand de ta retraite tu jailliras, la source à nouveau coulera, et de mes paumes lavées je la verserai dans le lac, pour y cultiver le renouveau cité de nos vies lacustres, et s’offrir au sommeil de nos errances potentielles toi qui les voit non apparentes, moi je les sais loin de vrai errance. Dans nos rêves tout s’emportera,

Et tout t’apportera.

En fais je bien l’article lointain ?

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