Encore

Tu te reproches et mes mains
qui tombent sur tes épaules
seul je resterai comme dans nos habits rudes
prendre un autre chemin
mais
sous le soleil je n’ai plus de place
ne reste pas
mes mains dans la glace

Que mes mémoires proches où lasses au matin
je sais rien ne te reviens
sur les mots d’un moment d’humain
que des traces des croches et des places vides pour demain

Tu trembles
parfois une fois
tu trembles et encore tu te retiens
sur ma rétine des traces en longueurs
parfois
j’ai oublié
toutes mes larmes
et mes explications pour te retenir
et nous cheminerons plein ciel

Par foi
c’est l’âme et son lent chemin juste une chose
qui s’allonge comme le mur qui monte entre nos deux patries

et à chaque loi tu te reprends
au seuil
c’est une mot dite d’histoire qui nous relie encore une fois

Tu
me revois à l’Aube et loin encore
Tu
me soutiens loin vers le Soir encore
c’est une triste histoire qui s’en souvient
nous n’y sommes plus
pas plus que demain
Tu
m’en veut encore d’être humain
m’en veux aussi croix moi
Si le ciel étaie pour moi
c’est que ma place n’y est pas assez solide

Alors encore une fois
je reviens
Et tue de mes larmes ton chagrin
alors qu’aussi de ton âme notre amour survient

P

Un commentaire

  1. cat dit

    Ne t’égare pas aux eaux asséchées en mèle ancolie, là où les doigts en serre n’agrippent que le vent du temps qui trépasse.

    Le soleil aride ne luit plus, les derniers mots ont brûlés au feu de lassitude en mémoire décomposée.

    Rien ne peut se retenir qui ne s’enfuit déjà aux caresses de l’oubli car là n’est pas la route …

    Rien ne peut survivre qui ne meurt déjà aux tentations humaines car là n’est pas la source …

    L’âme tremble et frémit, au souffle de l’origine, et le chant lointain imprime sur son cœur le souvenir en éternité et nulles paroles ne ferment le ciel.

    Et l’âme chemine, soupire, et l’âme aspire et abat en foi le mur qui se lamente. Puis, elle se retire pour se redire la maux dite histoire, le cœur en croix, rongé aux clous rouillés de sa désolation.

    Mais à l’aube des nuits et des jours, de plus en plus proche encore, elle affleure enfin en caresse la mémoire de la sordide histoire, sublimant là ici et demain l’homme humanisé en amante éternelle.

    Alors le ciel s’ouvre aux retrouvailles et y accueille là l’amour reconnu.

Laisser un commentaire