Archives de juillet, 2006
Pierre
Si le goût de la pierre
et son audace fringante
pouvait laisser nos mains
libres d’applaudir ou de caresser
Si le papier et l’encre
enfilant tous nos mots
s’affranchissent de pleurer
et se découvrent porteurs d’espoir
Alors c’est que le cri de l’amour n’en est pas un
non c’est une ode ou une symphonie
qui repousse l’agonie
Alors c’est que de quelques baisers
salir ne se peut non
qu’attendrir le présent c’est préparer l’à venir
Si le goût de la terre
te donne déjà l’apparence de la poussière
n’oublie pas le chemin
De quelques pierres
de quelques baisers
de quelques mots
tout se sert dans l’Amour
Tout se serre quand c’est contre toi
P
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Encore
Tu te reproches et mes mains
qui tombent sur tes épaules
seul je resterai comme dans nos habits rudes
prendre un autre chemin
mais
sous le soleil je n’ai plus de place
ne reste pas
mes mains dans la glace
Que mes mémoires proches où lasses au matin
je sais rien ne te reviens
sur les mots d’un moment d’humain
que des traces des croches et des places vides pour demain
Tu trembles
parfois une fois
tu trembles et encore tu te retiens
sur ma rétine des traces en longueurs
parfois
j’ai oublié
toutes mes larmes
et mes explications pour te retenir
et nous cheminerons plein ciel
Par foi
c’est l’âme et son lent chemin juste une chose
qui s’allonge comme le mur qui monte entre nos deux patries
et à chaque loi tu te reprends
au seuil
c’est une mot dite d’histoire qui nous relie encore une fois
Tu
me revois à l’Aube et loin encore
Tu
me soutiens loin vers le Soir encore
c’est une triste histoire qui s’en souvient
nous n’y sommes plus
pas plus que demain
Tu
m’en veut encore d’être humain
m’en veux aussi croix moi
Si le ciel étaie pour moi
c’est que ma place n’y est pas assez solide
Alors encore une fois
je reviens
Et tue de mes larmes ton chagrin
alors qu’aussi de ton âme notre amour survient
P
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Combien d’écarts ?
Une ville déserte s’est retrouvée et j’y verrai comme mon nouveau désert je ne le saurai jamais non rien d’obscur à vouloir croire. Il y a des jeux de Soleil et des mots de Lune et là voilà qu’elle s’éloigne, pas de quartier, c’est plus le moment plus de quart t’y es. Si j’ai besoin du Soleil que me reprocher, si j’ai besoin de la vie et que je la maintiens y voit-on quelque ombre à me reprocher, à me rapprocher. J’ai un besoin de Lune car un loup doit la voir pour s’écrier, et un loup poète doit l’avoir pour s’écrire et. Sous les paupières, pas de prisons.
On passe pas loin les orbites sont basses, qu’elles sont presque basques, offrir des fleurs même d’ombres portées, ce n’est que le geste du vent qui coiffe l’infini du rêve. Ce n’est que l’étalon d’or naseaux fumants qui là s’inquiète.
Il y des montagnes aussi, de c’ailes que l’on ne peut franchir, car trop de sel qui ronge à chaque pas.
P
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