D’entre les En fers …

Sous les vers, en pan de soleil

Comme en sus, s’épanouit l’intransigeance de nos raisons, et là l’abomination des limbes, en internement solitaire de nos maux sades, de nos mots solée, ineffaçables

Comme du reste, à la lisière des déserts, les sables rouges en feu crevaient nos yeux arides et aveugles.

Comme aussi, en mélopée lancinante et hurlante, nos fantômes, se réveillent en cliquetis chaînés

Torpeur au vent madré, et la Parque et aussi les ombres

Insouciance au vent puant et relevant la fosse, l’odeur qui en revient hisse le cœur à fleur de bouche, désole, désole, grimant ton front de benzol et d’exil.

Comme air momie, y a que ça à détruire, y a que la vie qui s’languisse, la souffrance des troupes en faillite sur la lame harponnée et les mains, rongées gant grène, comme les reins, et le son des talons assourdis, qui s’éteint, s’étreint, comme l’espoir qui s’enfuit, s’en finit …

Et la rancœur gloutonne qui s’amplifie, je ne souhaite pas t’y rencontrer, c’est un banquet fétide, les si nuances de la vie qui se tire hors temps de la mort lâche qui s’annonce, je voudrais tant espérer que tes rires éclatent en couleurs et attendre, attendre, oui que mes doigts agrippent l’aurore. C’est ainsi, au loin, c’est ainsi en moins, les cœurs envahis de détresse m’étreignent et je me noie en fin, et je perçois les froids liquides de ma dépouille putride, en effroi, et les chimères qui se régalent alors du tant de vide, en immolare, et lui, comme seul choix impie, gémit devant les vers au pied de la stèle.

Cat à Carl – Sous les chenilles, ma part d’ombre

2006

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