Archives de mai, 2006
Figé
Combien tu
trop beaucoup
et
c'est vrai que je mets trop de mots dans ce désir de rester là
des mots lents
oui la lenteur est d'importance par sa portance de hun
sur mon petit cheval trop tant
vers des havres vifs pour les échanger de mes ports rétifs
et
je les traînerai dans ces vents turbulents dans ces endroits fumées que le temps expose
figé
des yeux pour en trop se manger
ou encore se danger à soi plongeant inerte cerveau
à travers d'un torrent cerceau dans les illustrées de la réal ite missa est
oui je la prends encore
cette cause de messe à la prévisible fin
je la prends encore par la main l'accompagnant loin des
et
figé
dans le coeur du rêve dans une harmonie vive de coups leur diras-tu ma voix
isolée par cela
figé
je cours plus loin sautant de lune en lune par les mères de l'intranquilité celles qui causent
plus qu'elles n'allument l'accompagnante affection
figé
et si je respire je meurs loin dans les lenteurs assemblé face à la vieille qui lance ces os runiques sans même porter de tunique qu'elle même soit aussi ces os qu'elle lancera sur le sol de la mère
ou de la terre
figé
combien tu ?
P 2006
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L’usure loin
L’usure du temps et ses laines au tendre mot oui comme à la grâce yeuse n'entrait dans la ruelle que lente et blanche comme ses yeux jamais ne s'ouvraient car il y avait avant et après des paupières peintes ou gravées, et encore à s'ouvrir jamais sur ses yeux, que des paupières qui tachaient dans mon coeur des impressions oui comme désimprimées sur mon âme des mots qui effaçaient nos mémoires. Nous savons laver par foi oui aussi parfois dans le besoin deux oublis.
Nos corps, nos âmes, et aussi nos peurs, rivées à l'abri des vases de la chandeleur, mais elles ont besoin de l’oubli car c'est de la soie qu'elles portent, même si aile est de plume rouge ou noire, des fois qu'elle découvre les vents de l'espoir c'est juste pour que chaque aube soit virginale, qu'elle ne soit plus que matinale, qu'elle ne soit plus entrouverte sur le jour, qu'elle devienne le chagrin de l'amour loin.
Juste pour que chaque matin naisse un chant, un chant loin comme la princesse qui coiffe sa longue chevelure, en lenteur, sous les yeux de la nova stella, près du mur d'Alep ou de Jérusalem, c'est ainsi, et c'est rude, oui, belle princesse, c'est aussi dans l'aveuglement que je fais l'apprentissage du tissage, c'est ainsi que je me devine plus chien qu'homme, c'est en se rêvant loin ou proche que l'on se découvre en soi,
Des siècles de baillons et des années de ballon au fers des chaînes, et des masques de fiers, des siècles des silences si lents quand on veut se dédire et qu'on ne sait qu'on ne peut pluie et parfois de l'aube à la réclusion, ou de l'an à l'éclosion, sensible mensonge comme le corps vidé… C’est notre histoire, celle des larmes c'est notre tisseur celui qui se porte en linceul, que l'on met sur le dos avant de partir en deuil, en tressant la corde des morts, et que s'envole l'enfant-fumée sous les airs doublement chantés des tambours et des sifflements de la nuit. Alors les as-tu suivies aussi ces étranges femmes sans yeux ?
Carl Jusek
Et sous la nouvelle étoile que fait le bruit du violon quand on s'en pince des cordes raidies sous le froid du désert ? Anatoly Tchervenko
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Une nuit
Comment se rêver
dans des sanglots de tonnerre
et tout cet hiver
que le temps perd
comme en c'est
L'apprend tissage à s'isoler sur la trame
un beau morceau de coeur
des mots ronds comme pomme
mais voyez plutôt les arêtes comme axe
et si chaque pose est sous contrôle
même mes maux
et si chaque prose est sans contrôle
où se cachera Némo
Car personne n'est à l'abri
esseulé dans un peuplé caractère
reste-t-il des rivages loin de peuples de ce temps qui erre
où s'allonger sur un sable natif au sang gommé de cristaux
nous procurera cette heure infinie qui se trouve au delà
de nos éternités
plus une nuit
Pant 2006
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Nos « extasies »
On voit une porte
et les mots qui poursuivent le lent chemin
au fond de tes yeux
je ne peux me résigner ni résister
au coeur
On sent que tuer t'importe
même si la clé est un rasoir à l'âme acide
que le temps ensemble ce n'est que l'aube ou la solitude
Jeu t'attend sous le dais
l'hiver aussi à des souvenirs bien imparfaits
les océans aux pluies d'amour
les horizons de nos velours
je voulais
des aveux aussi au lieu d''un soupir si langoureux
je meurs de te séduire
mon sang séchant sur le sable car il ne tient plus au papier
il s'enterre
au sol lit terre
au carré d'air
si le corps me ment
Nothing but
jeu de rimes contre je de rides nos silences sous
ou sur encore plus sourds que saouls
tes promesses mes caresses
pas beaucoup de chauffage dans la nuit
tu souris et mes mots en surplis
rien ne te surprend
que mes rires d'avant longtemps
Et nos larmes aux feux
quand elles prennent leur jeudi
deux couleurs
rouge bleu ouvert
on se laisse placer
Elle ne sait plus lire que mes maux
c'est encore une île qui se dit suivie
moi je dis suicide suicide
Que c'est lent mon coeur
quand c'est en moi qu'il bat
dans nos « extasies ».
Pant 2006
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Monsieur Madame
Monsieur le président
mes rages ont plus que des recours
ils tombent vers ce ciel doué d'orage
que dire encore
Ma dame Nation est bien étrange
erre donc si le temps t'es précieux et
d'où viens ce rêve qui nous dérange
Monsieur en désirant je perds mes vers
et pas les siens si bien on le considère
j'en reprends encore pour dix ans
mal en pis je n'en suis pas sorti trop long temps
Madame j'ai le peuple qui me démange
sans chemise je me sens bu et pas à boire
non je n'ai plus rien dans mes vers
je suis un bien mauvais poète dans ces mots qui coincent secs
je manque de souffle
et tout me brûle au coeur humide
il est violent le paradoxe de l'asthme
qui se cherche au loin des terres un isthme
oeuvre bien commune un -isme
qu'ils en sont tous tombés
Madame Nation j'en reprend encore
c'est que je vous aime autant que je vous thème
portrait d'une femme aux misères aussi grandes que les joies
qui laisse ses rides en terroirs
et ses larmes couler en longs fleuves
moi mes regards vont vers ses plages toujours
et je n'oublie pas ses monts.
Pant 2006
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Étoiles
Étoiles
et toile
et toi toi sur horizon toilé
ou moi ego ego sous rire décapité
Étoiles
et ruades sur toile
et toi mon coeur toi mon devenir horizontalement carrelé
sous rire toilé
ou moi soupirant la plume à la main ego devant les ego des capes
et à la fin
ite
missa est ou les couvertures d'un acte manqué.
Pant
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Café Bertand
Âme Rock…
Café Bertand du vrai du pur du brut, paroles et guitares.
Les vents
Comme je la reconnais celle qui se tient là devant moi
Et laissez-moi vous dire…merci !
O combien Madame
Il suffisait simplement de regarder au fond de mes yeux
Tout au fond pour voir si il y avait encore du feu
La flamme a changée certes…
Mais plus belle et plus bleue
Elle est même parfois un peu verte
Si on regarde mieux
Si on regarde mieux, on s'aperçoit
Que j'en ai fais des pompes
Sans me muscler les veines
Et toutes les histoires que je raconte
L'éloignent encore elle
Comme je la reconnais celle qui se tient là devant moi
Et laissez-moi vous dire…bonne chance !
O combien Madame !
Il suffisait simplement de me croire un peu
Moi je n'ai jamais prétendu tutoyer les dieux
Rien que des nuages !
Je me suis contenté de ça
J'ai joué à l'enfant pas sage
Vous en souvenez-vous Madame
Vous en souvenez-vous Madame
Vous en souvenez-vous Madame
J'en ai fais des pompes
Sans me muscler les veines
Et toutes les histoires que je raconte
L'éloignent encore elle
Mais devant, attention !
Face aux vents qui vengent et s'arrangent
Pour garder à température ma haine
Je n'ai beau être qu'un caméléon
J'ai l'âme prête et celle d'un dragon
Sans hallu, ni nation
Comme je l'ai reconnu celle qui s'est tenue devant moi
Et laissez-moi vous dire…
O combien Madame !
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Plume
Plume verte sur l'eau :
-non je n'ai pas de défaut, je vole, enfin je volais
Plume sale sur papier :
-sale ?
-disons un peu noircie !
- oui mais tu as dis sale !
-je l'ai pas dis, je l'ai juste écrit !
-écrire ce n'est pas dire ?
Trop dur de les écouter quand tu as envie de silence, je les ai mises dans un tiroir.
à la manière de Tardieu
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Encre Or
Déjà un décor
une brume qui t'encolle en vers et encre
des désirs qui s'affrontent par dessus les iambes
dès questionnement de nos efforts
Ensuite une pluie d'or
une nuit qui t'étincelle en vie et sucre
des humeurs liquides sourdrent d'entre nos jambes
dès finalement dû à notre mort
mais petite
Il y a des rumeurs sur ton corps
trop de nuits à faire naître d'ivoire et d'ocre
des caresses et des lunes bien nues et ingambes
dès l'assourdissement de notre jouissif transport
Il y a des humeurs sur nos corps
puisque demain ne sait de quoi sera fait notre réconfort
je laisse tomber la plume
pour te donner ma lume-
hier.
Pant 2006
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