Archives de avril, 2006
T’erre
A tendre l’espace attendre les spasmes revoir les mots scions les tripes aux
coeurs
ruines d’un soir d’un mauvais cas qui s’avance
au tiers de l’hiver
au tiers de l’hydre verte
au tiers de nos enfers
au tiers supplément t’erre
et si j’arrêterai
là
A tendre ire commençant
haut commencement
tout recommençant comme la lassitude ruine les veaux instants
insatiables mégères qui langues longues et chargées soufflent le fer comme l’eau
vive voir acides aux yeux gris délavés
au quart le renouveau
l’heureux nouveau renouant en veau sa peau lacée
vous voyez i can see the future
aux suées des vents destinés aux enfers je parlerai encore à ces vastes mots
de chairs menthes
froides si froides vomies frigides errent
lassantes
au tiers de l’hiver
au tiers de l’hydre verte
au tiers de nos enfers
au tiers supplément t’erre
et si j’arrêterai
là
exactly the same dit jour nuit tout appareil
acier que rien ne produit
laquais des riz noirs aux potées de lune et terre
je ne me lance pas
je ne me tance plus
exactly the same
re dit
exactly the same
A tendre ire vive au plein vent
haut recommencement punaiser la faconde je l’aurai vite tu savais où étais la suite
tu me parlais encore de fuite
en saisissant tes peaux de gants
en salissants des gants de peu
je les sens toi qui tombent j’en suis heureux je t’orai vide si je vomissais au large
you can use it to believe
attendre aux rives je saisis le dessein même si tu ne guettes
j’en sais si laids deux seins flasques outres qu’ils sont vides ou qu’ils attisent au sol quand ils sont plaints
au dos lascifs au dos lassant cil aile hait trio jeune la jaune nous hisse tapis elle nous tisse persan elle nous tisse lassant corps lascif renaclant au cuir massif pleine peau qu’elle ne saurait même pas tanner son coeur racorni par les songes creux.
Pant 2006
En chattant avec Franck
petite discussion entre Franck et moi.
pantsavarts: J’ai des désirs cachés, secrets pour moi-même, puisque je m’en découvre constamment,
je pense que les désirs secrets représentent le véritable devenir,
et encore la véritable culture spirituelle qui ne peut être autre que celle des désirs.
Aucun désir n’est coupable, il y a faute uniquement dans leur refoulement
- tous mes désirs sont ( en faisant usage de la terminologie courante) vils, infâmes, crapuleux, etc (…)
Je n’ai pas de désirs appelés élevés. Les désirs que je considère les plus nobles sont ceux que
je considère comme les plus humains, c’est-à-dire les plus pervers (…) Eveiller le plus grand nombre de désirs,
fortifier le principe du plaisir (l’aspiration la plus légitime de l’homme) contre le principe de la réalité.
La conséquence des mauvaises méthodes est le contraire de cela, renforcer le principe de la réalité
contre le principe du plaisir, conséquence: dégradation morale.
Salvador DALI
nfranck: il ne disait pas que des conneries cet homme…
oui, je crois qu’il faut toujours s’interroger lorsqu’on refoule un désir…
pantsavarts: vi
pantsavarts: ça colle aussi tres bien à notre actuel propos
nfranck: tout à fait
nfranck: Chris amène dans ce texte une “inquiètude”, Simone y amène ” la pornographie”,
deux choses qui ne s’y trouvait pas au moment de l’écriture…
par ailleurs c’est une façon aussi de passer à coté du texte
pantsavarts: au delà du regard- un état d’être à recouvrer, voilà un beau thème pour un blog
nfranck: je m’interroge de plus en plus sur l’évolution à donner à mon blog
nfranck: qui irai dans ce sens là….”un état d’être”
pantsavarts: là je me disais en aparté, on pourrait même le faire ensemble ce blog
pantsavarts: je me parle beaucoup en aparté
nfranck: tu connais ma nature sauvage…et timide….
nfranck: O:-)
pantsavarts: tu connais ma nature sauvage et pauvre
nfranck:
pantsavarts: au derrière de mes cendres
pantsavarts: tu soldat des étagères livre le sang par sommet
pantsavarts: et la chair sous délivre le calumet des clameurs
pantsavarts: à se périr dans les rumeurs du sable hurlant
pantsavarts: tu vous
pantsavarts: tu vous laids
pantsavarts: à se taire toute la beauté
pantsavarts: tu connais ma nature sauvage…et timide…
nfranck: tu le publie bientôt
pantsavarts: je te le laisse
nfranck: ;-):-)¨merci
pantsavarts: il y a des mots ments cadeaux
pantsavarts: cil lance
nfranck: tu es très en forme
pantsavarts: je suie juste moi
pantsavarts: à la noire aube
pantsavarts: l’envolée tue le regard qui ne peut suivre
nfranck: oui, c’est vrai
pantsavarts: je lie donc mon coeur par des liens que je livre
pantsavarts: en mots
pantsavarts: en armes
pantsavarts: et en recueil
pantsavarts: tu le fais bien aussi
pantsavarts: en larmes en maux que je recueil
nfranck: c’est tout ce qui peux rester parfois, cet élan du mot dans lequel on se glisse
pantsavarts: oui
pantsavarts: les caractères du silence
pantsavarts: qu’on dote ou qu’on pare d’une essence
nfranck: une trace invisible et qui nous permet quand même d’avancer
nfranck: marcher sur un souffle
nfranck: parfois on trébuche, alors on recommence de souffle en souffle
pantsavarts: marcher sur une bouche
pantsavarts: pour qu’elle s’ouvre
pantsavarts: à peut être des baisers
pantsavarts: à peut être
pantsavarts: pour qu’elle s’ouvre
nfranck: le poème nait souvent du murmure d’une bouche sur une bouche
pantsavarts: ou d’un tu dois sur les lèvres
pantsavarts: pour empecher la parole
pantsavarts: nos tu doigts pleins les mains
pantsavarts: qui se prennent en poings comme en giffles
pantsavarts: nos tus doigts pleins les yeux à se les couvrir
pantsavarts: et s’affranchir d’écrire
nfranck: juste après le mot il y a le silence, et juste après le silence il y a le poème,
seulement après vient la prière et le chant
pantsavarts: ça te dérange si je publie cette partie de notre dialogue ?
nfranck: non pas du tout
pantsavarts: merci
Désirs

J’ai des désirs cachés, secrets pour moi-même, puisque je m’en découvre constamment, je pense que les désirs secrets représentent le véritable devenir, et encore la véritable culture spirituelle qui ne peut être autre que celle des désirs. Aucun désir n’est coupable, il y a faute uniquement dans leur refoulement - tous mes désirs sont ( en faisant usage de la terminologie courante) vils, infâmes, crapuleux, etc (…) Je n’ai pas de désirs appelés élevés. Les désirs que je considère les plus nobles sont ceux que je considère comme les plus humains, c’est-à-dire les plus pervers (…) Eveiller le plus grand nombre de désirs, fortifier le principe du plaisir (l’aspiration la plus légitime de l’homme) contre le principe de la réalité. La conséquence des mauvaises méthodes est le contraire de cela, renforcer le principe de la réalité contre le principe du plaisir, conséquence: dégradation morale.
Salvador DALI
De l’art au combat.
De l’art du combat à la prose pour ne pas commencer à prendre sa pose
dans l’arme du con bât comme une idée inique de l’amour qui se doigt à lui même
lors ne pas s’étonner qu’un type passant dans ce triste état d’erre porte le coup de poing final
à une tristesse qui se rêvait utile et même réelle.
De larme de combat à la prose unique qui se veut amour avant de poser silence sur les mots
car ruser des mots c’est doter le silence de soleil
c’est reposer le concept de douleur dans les mots de la souffrance
et de soi vers le même et au delà.
Porter le coup de poing final c’est oser le destin
posé comme destiné à ceux ou à celles
loin d’être eux-même mêlés en plumes dans d’autres choses que le néant
de leurs certitudes pour ne pas parler de l’offrande de leur décrépitude.
Poser les mots pour un écrivant comme pour un écrit vain c’est oser le silence en armes
c’est user de l’espace entre les mots bien que je ne pose pas le concept dans cette nuance mais à l’inverse, poser le silence dans les mots, et le langage en fait en fête dans les espaces dotés encore de leur blancheur intérieure.
Parler d’amour si c’était vrai, parler de la mort parce-qu’on la crève de soi sans jamais l’ôter de soi. Parler dans une série de lettres à Alex de la lenteur de l’idée imaginaire du suicide c’est aussi ruser avec les mots et les doter d’espace et de souffrance. Douter de la sexualité en usant des poses sur image, des liens comme des chairs, cherchant et traquant le sentiment et la sensualité dans les ombres pour ne rien ignorer, faire brûler les coeurs pour ne laisser que les âmes derrière les cendres, tout encore montre le sang derrière les mots, cette recherche inique ou unique que savoir ne couvre de rien. Alors.
Oui c’est un refus, c’est une exploitation de la vie dans ses rumeurs comme dans ses humeurs, et peu me chaut des larmes de quelques uns elles n’auront jamais le goût des miennes posées dans cette encre comme un ichor rance et flamboyant.
Poser les mots encore, et oui ne pas douter que l’usage du coup de poing final est parfois la meilleure manière de clore un paragraphe. Pour continuer ou pour conclure.
Pant 2006
Le mot est posé.
Jusqu’à ce que je place mes yeux
en face de feu
j’avais encore froid
maintenant je me liquéfie et je ne peux pleurer plus que de l’eau
à t’entendre j’avais trop usé de ces carences en moi
et la tolérance comme un fusil se recharge
Je veux un autre soleil qui lui vêtu de rouge aura plus de coeur
que de frayeur
que de douleur
que de rancoeur
et aura rang de coeur même s’il brûle de tous les feux
même s’il cerne mon âme avec ses cheveux
Je le veux si fort que ma vie tourne encore
en mille danses je ne reverrai
que cette ombre
que ces cendres
et les décombres issus de décembre comme des mendiants qui volatilisent le ciel
en riant de leur solitude mélangeant les airs dans un vent rouge de vin
ou de vacuité
On pourrait croire que c’est facile que tous les mots qui valent doivent être dit à des enfants
en toute innocence
mais où est la violence dans ce dit trop fragile ?
Tu l’entendras en mensonge car dans ces maudits aux enfants rien n’est vrai
rien de ce que mon sang entacherait
Rien n’a le ton de tolérance quand dans ton coeur d’amour
il n’y a place que pour les labours
c’est pas dans les nombres du travail que règne les maîtres
sinistre putain
oui ce mot que je n’avais jamais écrit
le voici enfin posé
mais dans un sens à part moi défini
ça veut d’abord dire pour moi «amour à conditions, amour à restrictions »
alors tu le vois il y en a plein la planète
et pas que des peut-être alors pour nous sauver
mais juste d’ouvrir ses fenêtres
et de regarder autre chose que le soleil
d’autre chose que le vent qui nous « ensommeille »
regarder le coeur des autres
pas seulement l’imaginer
pas seulement le peindre
pas seulement le dessiner
mais y voir une destinée
une lumière qui ne se loupe pas quand elle a cette aura
oui regarde avec les yeux de Laura
tu y gagneras
et moi j’arrêterai peut-être de perdre à la perfection.
Pant
Trois: Lune rouge sur fond de fleurs chemise
la lune trop rouge
sur tes grands yeux bleus
laisse ton coeur sourd
que deux de mes regards las
semblants bien seuls
accourrent au devant de vos lèvres
et aussi ce rêve qui me parle
encor laisse le chemin aux prières bleues
cette grande boucle naissante qui m’amène au plus près de chez toi
même si dans les sables mon chateau s’enlise j’en referai deux
la lune est trop pâle
je la vois sur vos cheveux
elle a des sourires comme des souvenirs si souvent bleus
je sens sous tes reins comme une rivière féconde
et se livrant à tes bras nus
deux montagnes sauvages aux prières de feu
d’un rêve si beau
de mon coeur je ne sens plus le jeu
et là l’envie de mourir heureux me parait souhait
même si sur la table l’horizon m’est caché par ce bouquet de roses
ne dites rien surtout, laissez le silence épouser mon regard
vos paupières en quête d’un rai de lumière
mais pas celui qui inonde les anges des cimetières
les ailes meurtries du passant croisant les vôtres
Christiane Kuhk/ Pant
Un: Nu vers nu
Je sais que changer ce que je n’ai pas connu
est une gageure un pas sur le menu
je me retrouve souvent dans l’inconnu
mais love jamais never
l’amour de l’instant,un défi toujours renouvelé
a kiss for a dream et nos chasses vers
des baisers
des rêves,des traces sur mes joues
bouton d’or à l’arrachée
à destination commençant
par l’aube je file vers le rien d’ailleurs
d’ailleurs rien c’est tout à la fois
je t’aime aujourd’hui,demain je ne sais pas
love jamais never
for ever young heartbeat
tu sens la porte contre notre peau
mais la clé est la mauvaise
et les automnes qui arrivent trop tôt
et ce corps qui s’effeuille tôt bien trop
sur les ombres ne nous fait pas trotter
rêver
marcher dans les feuilles
sentir crisser nos pas
Saint d’hiver n’est pas ma cause mon trépas
l’amour n’a pas de saison, ni de marée
mais je le sauverai
saute d’hier pour une autre
réveille-toi seul dans tes draps froids
entre-croise ma main
celle qui hier encore me cherchait
tu tressautes ? Oh là sur le chemin ton regard
ta chevelure et mes souhaits
se volatilisent
mes larmes mon dépôt sans rire que des regards trop longs
abreuvent et croisent ceux des oiseaux
mais
échouée
sur le sable
divinement recouverte d’écume
haute la solitude
ma compagne fidèle
et je reprendrai encore ce chemin
sans hésitation,car nulle trahison.
ton aube ne m’osera pas crépuscule
elle n’entachera pas de rose mes champs dévastés
mais erre sur le soleil au grand dépit
de l’ombre
pied de nez assuré aux fantômes de mes soupirs
gommé l’offrande et le silence
encore
sacrifice sur l’autel du souvenir
love jamais never
nous un leurre,un masque,une fanfreluche
tu essence vers ce tu que nous chantons
vers ce je qui à lui tout seul connaît toute la chanson
time and time again
l’amour,c’est toujours et encore la même rengaine.
Christiane Kuhk/Pant. 2006
Deux : Vous et l’émoi
VOUS
Je vous mènerai sur des chemins
Où d’étranges lents demains
Poseront leurs yeux et leurs mains
Sur vous d’abord pour regarder
Sur vous encore pour déchirer
Une chair qui ne sait pas parler
Pour laisser libre dans un coeur en soi
Et je ferai de ma cuisine avec tous vos lambeaux
Pour éteindre ces feux de vos limbes
Exalter là des parfums à refleurir des peaux
Pour en revêtir de nouvelles
Et de nouvelles en poèmes vous serez presque neuve
A la chair nue de fruit presque au jus
Sucrée et désirable même
Quand le feu fera s’élever
Au-delà ce torrent de flammes.
Et…MOI
Je ne vous arrêterai jamais dans vos élans d’amour pour moi
Tant ils sont l’émanation de votre profond moi
Emois,et moi de vous dire
Tous les silences qui nourrissent vos paroles
Et de vous rassurer que très bientôt
Nous échangerons les rôles.
Vous serez là devant moi comme une âme
En peine,prière.
Vos lèvres prisonnières de ces sons qui ne sortent pas
Et moi cette porte en chêne,aux ferrures qui vous enchaînent
Qui ne se lassera jamais de se fermer en claquant
Si fort que les murs en tremblent
Et nos doigts s’assemblent
Pour prier notre vie
Le souffle de votre voix arrache au plâtre les plaintes de ses fissures
Et la poussière de la chaux se mêle à la pâleur du devenir
Seule couleur de certitude
Le rouge écarlate de ma chair par votre regard transpercé
La mort du lendemain par nos vérités
Edulcorée
Ma nouvelle beauté
Eteinte.
Pant/Christiane Kuhk
Ecrire ?
Du Bellay, dans sa Défense et illustration de la langue française :
“Qui veut voler par les mains et bouches des hommes doit longuement demeurer en sa chambre; et qui désire vivre en la mémoire de la postérité doit, comme mort en soi-même, suer et trembler maintes fois, et autant que nos poètes courtisans boivent, mangent et dorment à leur aise, endurer de faim, de soif et de longues vigiles.”
De la peine et du devoir ? de la sueur pour faire rire des ingrats ? de plaisir aussi pour quelques uns qui savent l-r-ire ? de la gloire pour finir en cendres ? du besoin d’une addiction pour continuer de vivre ?
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