De l’art au combat.

De l’art du combat à la prose pour ne pas commencer à prendre sa pose
dans l’arme du con bât comme une idée inique de l’amour qui se doigt à lui même
lors ne pas s’étonner qu’un type passant dans ce triste état d’erre porte le coup de poing final
à une tristesse qui se rêvait utile et même réelle.

De larme de combat à la prose unique qui se veut amour avant de poser silence sur les mots
car ruser des mots c’est doter le silence de soleil
c’est reposer le concept de douleur dans les mots de la souffrance
et de soi vers le même et au delà.

Porter le coup de poing final c’est oser le destin
posé comme destiné à ceux ou à celles
loin d’être eux-même mêlés en plumes dans d’autres choses que le néant
de leurs certitudes pour ne pas parler de l’offrande de leur décrépitude.

Poser les mots pour un écrivant comme pour un écrit vain c’est oser le silence en armes
c’est user de l’espace entre les mots bien que je ne pose pas le concept dans cette nuance mais à l’inverse, poser le silence dans les mots, et le langage en fait en fête dans les espaces dotés encore de leur blancheur intérieure.

Parler d’amour si c’était vrai, parler de la mort parce-qu’on la crève de soi sans jamais l’ôter de soi. Parler dans une série de lettres à Alex de la lenteur de l’idée imaginaire du suicide c’est aussi ruser avec les mots et les doter d’espace et de souffrance. Douter de la sexualité en usant des poses sur image, des liens comme des chairs, cherchant et traquant le sentiment et la sensualité dans les ombres pour ne rien ignorer, faire brûler les coeurs pour ne laisser que les âmes derrière les cendres, tout encore montre le sang derrière les mots, cette recherche inique ou unique que savoir ne couvre de rien. Alors.

Oui c’est un refus, c’est une exploitation de la vie dans ses rumeurs comme dans ses humeurs, et peu me chaut des larmes de quelques uns elles n’auront jamais le goût des miennes posées dans cette encre comme un ichor rance et flamboyant.

Poser les mots encore, et oui ne pas douter que l’usage du coup de poing final est parfois la meilleure manière de clore un paragraphe. Pour continuer ou pour conclure.

Pant 2006

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