Le mot est posé.

Jusqu’à ce que je place mes yeux
en face de feu
j’avais encore froid
maintenant je me liquéfie et je ne peux pleurer plus que de l’eau
à t’entendre j’avais trop usé de ces carences en moi
et la tolérance comme un fusil se recharge

Je veux un autre soleil qui lui vêtu de rouge aura plus de coeur
que de frayeur
que de douleur
que de rancoeur
et aura rang de coeur même s’il brûle de tous les feux
même s’il cerne mon âme avec ses cheveux

Je le veux si fort que ma vie tourne encore
en mille danses je ne reverrai
que cette ombre
que ces cendres
et les décombres issus de décembre comme des mendiants qui volatilisent le ciel
en riant de leur solitude mélangeant les airs dans un vent rouge de vin
ou de vacuité

On pourrait croire que c’est facile que tous les mots qui valent doivent être dit à des enfants
en toute innocence
mais où est la violence dans ce dit trop fragile ?
Tu l’entendras en mensonge car dans ces maudits aux enfants rien n’est vrai
rien de ce que mon sang entacherait

Rien n’a le ton de tolérance quand dans ton coeur d’amour
il n’y a place que pour les labours
c’est pas dans les nombres du travail que règne les maîtres
sinistre putain
oui ce mot que je n’avais jamais écrit
le voici enfin posé
mais dans un sens à part moi défini
ça veut d’abord dire pour moi «amour à conditions, amour à restrictions »
alors tu le vois il y en a plein la planète
et pas que des peut-être alors pour nous sauver
mais juste d’ouvrir ses fenêtres
et de regarder autre chose que le soleil
d’autre chose que le vent qui nous « ensommeille »
regarder le coeur des autres
pas seulement l’imaginer
pas seulement le peindre
pas seulement le dessiner
mais y voir une destinée
une lumière qui ne se loupe pas quand elle a cette aura
oui regarde avec les yeux de Laura
tu y gagneras
et moi j’arrêterai peut-être de perdre à la perfection.

Pant

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