Pour Elles. – Just Pô

« Muse (au sing.)
b) Muse (d’un écrivain, notamment d’un poète). Génie poétique, artistique. Ce sont des fruits de sa Muse; sa muse est enjouée, grave (Ac. 1798); muse badine, sévère, déréglée (Ac. 1835). La muse de Juvénal parut aussi à la fin de ce siècle malheureux, terminé par Tibère; elle y contracta une grande âpreté. Aucun poëte n’excella comme lui à peindre les crimes de Rome (BERN. DE ST-P., Harm. nat., 1814, p.124). Aubryet, ce Bobèche gastralgique qui imite la muse de Hugo et la muse de Musset, l’éloquence de Guizot, la rhétorique de Prudhomme (GONCOURT, Journal, 1858, p.475) »

S’il ne naît que des mots l’on ne sait jamais, on découvre parfois après le peut-être, le plausible, le je savais si j’avais pensé, et les mots ensemble ne se donnent pas plus à signification même si l’on est l’auteur. D’ailleurs auteur de quoi ? Autour de quoi ? D’une participation aussi sincère que doit l’être l’écriture je ne vois pas moi la nécessité d’y voir un génie poétique à l’oeuvre. Si les mots sont de la colle comme de la glu à certaines expressions intérieures ils ne peuvent pas être traces d’autre chose que de l’impressionnisme intérieur, ou pour changer d’école, du symbolisme de la trace de soi entre les mots, dans les creux et les bosses, dans les creux du silence, comme dans les bosses sur nos doigts qui frappent souvent sans relâche. Alors oui aussi, bien sur, on écrit à destination, moi qui suis graine de postier et postier moi-même je peux le comprendre, les mots on les pose, on les dépose, d’une parce qu’ils nous reposent, et on les pose pour les envoyer quelque part, et ce quelque part mène à quelqu’un, sans doute, un quelqu’un manifesté ou symbolique, un Autre selon le niveau de sa recherche. N’est-il pas d’autres besoins que ceux pour combler le vide en soi ? La nature on le sait à horreur du vide, et en cela rien ne nous est caché, tout transpire à grosses gouttes d’encre, et l’on pointe vers l’ailleurs cet enquête de sensualité ou de sens.

« Source d’inspiration littéraire.
1. Souvent p. iron. au XXe s. Femme inspiratrice d’un écrivain, d’un poète. George Sand, la muse de Musset; Elvire, la muse de Lamartine. Permettez-moi de signaler à vos hommages celle qui fut et ma première muse et ma protectrice (…) la belle comtesse Sixte du Châtelet (BALZAC, Illus. perdues, 1843, p.677). V. insexualité ex. de Proust:»

L’on me demande et je me le demande aussi à moi même en questionnant cette ombre qui manipule mon coeur et ma mémoire « qui est ta muse ? »
Alors pour reprendre le passage déjà écrit plus haut, je dirai que oui j’ai pas mal écrit à destination, et que je pourrais nommer aisément nombre de femmes, nombre de dames, en commençant par la mère, et en finissant aussi par elle. Les autres sont des Elles, celles de mes plumes qui m’ont bâti mes ailes de peintre à mots. Dans la violence comme dans la tendresse, dans l’espoir comme dans la détente. Des Elles que je chéris comme autant de ce qui me permet de voler même mal. Et la lectrice attentive me demandera ensuite « pourquoi il n’y a pas d’hommes dans ces destinations ? » Peut-être parce que je ne sais pas ce qu’est un homme, alors que je rêve tant de la Femme que je crois la connaître. Je n’ai aucun désir de connaître un homme, pas plus que je n’ai connu mon père, d’ailleurs ceci entraînant durement cela. Attention j’ai bien eu un père mais comme à celui de ma mère nos coeurs ne se sont jamais joints. Pour autant cela n’a fait qu’attiser mon désir de femme et pas mon désir d’homme. Étranges sont les chemins de la vie comme ceux de la nuit sont parfois bien sombres sans la lune. Alors en conclusion à ce petit écart littéraire, je voudrais en force et en vigueur remercier toutes mes Elles qui m’ont suivi, précédé, accompagné, et que je ne renierai au grand jamais même dans les derniers mots. Car je les suis et nous nous suivons aussi encore et toujours. Mes Elles je vous aime. A m’envoler encore vers vous. Et peut-être accepterez-vous encore un peu de moi.

Pant

Cet article a 18 commentaires

  1. Pour une femme on dit une muse et pour un homme ? serait-ce un museau ?…quel delice pour une chienne…sourires…en tout cas Elles sont très chanceuses ces Dames de croiser Votre chemin…et Votre coeur ?…sourires…

  2. J’ai surtout moi la chance des Belles Rencontres et ces Belles Dames dont l’or pare le coeur et l’âme, et aussi d’en savoir mettre les mots au bon endroit, donc c’est plutot à moi de remercier.

  3. « Museau »…sais pas si elle doit rire ou pleurer.

  4. Mon texte est sincère. Prenant le parti de voir l’origine en moi, et vers quoi ou qui je me dirige. Mes aspirations et mes inspirations sont purement nées du vide. J’ai toujours écrit à destination de la Femme, qu’elle soit la mère que je n’ai jamais compris, qu’elle soit l’Amour que j’imagine et/ou que je connais, qu’elle soit différente. Ce qui compte c’est qu’elle soit aimable, et en ceci si je ne peux les aimer toutes, les femmes ont toutes ce caractère aimanté qui attire le sentiment. Sentiment qu’il soit de larmes ou de joie, qu’il soit de tendresse ou de peine, tout va tout vient, et mes attraits envers mes Elles n’ont jamais eu d’a priori, rien concernant race, métier, passions, non Elles n’ont que de la force d’être. Et cela je l’admire et je l’aime. Je pense donc qu’en l’espèce il n’y a qu’à se louer, je ne suis pas le seul homme dans ce cadre là, mais hélas nous ne sommes pas tous dans les mêmes actions… Qui plus est, ceci s’étale sur une période de 25 ans, depuis mes 13 ans et mes envies de jeter les mots sur le papier, et ces Elles ne sont que très rarement sécantes, mais plutôt bien successives.

  5. allegra_x :

    Oui il est sincère: il montre comment tu utilises toutes les femmes que tu rencontres pour écrire tes textes fumeux. Je comprends pourquoi les marginales, les ex putains et les « chiennes » (on est bien loin du Patrick que j’ai connu. Il n’aurait jamais confondu amour et soumission) t’attires tant, c’est pas par « amour » ni bonté d’âme, tu te sers d’elles. Comme tu t’es servi de ce que j’avais de plus pur dans l’âme pour me faire aller là où tu voulais que j’aille. Le texte de Quignard…oui ce très haut amour, mon rêve d’absolu. Tu en es bien incapable. Je ne comprends pas comment j’ai pu être assez stupide pour croire que tu pouvais m’accompagner sur ce chemin là. Je pense encore à tes minables explications à propos du commentaires où tu ne m’avais pas reconnu. Tes frétillements de petit clebs qui fait le beau, que tu caches derrière de faux grands sentiments. Minable.

    Tu es un menteur. Un petit bonhomme. Rien de plus. Je me demande si tu dis « l’autre » avec dédain en parlant de moi à Jo, exactement comme tu le fais quand tu me parles d’elle. Elle aussi a droit, je suppose à des roucoulades de « mi amor » et autres chatteries? Combien d’autres encore? Luuna la chienne pathétique? Et puis? Minable. Un homme quoi.

    Tu n’as rien compris de mes aspirations. Je m’en contrefous d’être ta muse. Je cherche quelque chose, quelqu’un d’autrement plus grand. De plus lumineux. Tu me crois bête à bouffer ton foin, mais tu te trompes. Je vois derrière tes mots et ton masque. Je t’ai regardé agir, réagir. Du vent, du flan. Une blonde qui minaude en agitant ses mots savants à défaut de gros nichons. C’est pas ce que j’espère, c’est pas ce que j’attends. Mon Dieu non.

    Pas la peine de répondre à ce mail. J’ai fait le tour de toi et je n’y reviendrais plus. Cette fois c’est terminé puisque le rêve est mort. Pas la peine non plus de craindre mes lignes je n’écrirais plus un seul mot à ton propos, ça n’en vaut pas la peine. Je te laisse en compagnie de tes brebis égarées et de tes femmes marche-pieds pour la gloire.

  6. Je dirai juste ceci, qui ici à le plus le respect des femmes ou même le respect tout court ? moi dans ce que j’écris ou toi ? j’attendrai d’autres commentaires d’autres personnes si possible pour me forger un avis sur ma « lamentable » attitude et la nécéssité de la reformer le cas échéant. Tout est perfectible dans nos âmes, tout, car rien n’est parfait, et tout est action/reaction c’est loi naturelle.

  7. Voilà une réponse…de la bombe!Fumant et sans artifices!!!
    Tout est perfectible,oui…la seule vérité dans ce monde c’est l’inconstance!
    « La muse m’amuse là… »…
    Il n’y a pas de perte dans la perte du négatif…que du positif!
    Il n’y a pas de honte à être moins bon …ça fait partie…de la loi naturelle en effet…savoir se mettre à nu…….quelle grande âme!

  8. Ex putain…ah les putains de grandes Dames qui méritent un chapeau bas car malgré leurs fards à outrance elle ne se cachent pas elles sous je ne sais combien de pseudo différent pour insulter et blasphémer sur d’autres qu’elles ne connaissent même pas…aussi putains sont elles que moi chienne nous disons ouvertement ce que nous pensons…et trouvons flatteur de pouvoir un jour être la muse d’un homme ou d’une femme et ce quel qu’il/elle soit…tant que son art est beau le reste ne nous regarde pas…là est notre différence, à nous les putains et les chiennes, nous avons l’immense privilège d’avoir un esprit grand ouvert pour les autres et sommes bien plus tolérantes que certains et certaines, là en l’occurrence une certaine…(je ne peux nommer puisqu’elle change sans cesse de pseudo…désolée pour elle…preuve d’une certaine instabilité…)…
    chienne pathétique ?…sourires… j’en suis fort aise car au moins je suis loin de laisser indifférente…(dois-je mettre ici la définition de ce terme peut être ?…je crois que bon nombre se trompent en employant ce terme…sourires…)…donc oui je préfère cent fois être pathétique plutôt que mièvre voir piètre…sourires…Dieu merci toute chienne que je suis, ce n’est pas la jalousie et la colère qui m’étouffe et me fait tenir des propos décousus et diffamatoires… à bon entendeur (« entendeuse » devrai-je dire) c’est Vous Monsieur Pant que je salue ici…sourires…et ce pour mieux Vous baiser (au sens noble du terme ne N/nous y trompons pas) ailleurs…

  9. oui…m’enfin, disons que je n’ai jamais usé du mot « chienne » ni « putain » dans mes textes et qu’a priori je ne pense pas l’utiliser. Pour autant le commentaire « allegra » était bien un commentaire au mien mais mailé ce qui peut expliquer la différence de pseudo. J’ai juste trouvé important de reposer les données du problème au pied du problème : mon texte. Et ses réponses où je n’ai jamais tenté autre chose que de poser le respect dû à n’importe quelle femme. Respect que j’aimerai voir dans la suite des commentaires s’il y en a.

    il y a muse, il y a muser pour trouver, il y a musée pour regarder et partager, mais il n’y a pas de haine, jamais.

  10. juster citer : »Les événements intérieurs, les perceptions, les injonctions (…) les enfers que nous portons en nous, et leurs abîmes de démence, de sottise, d’erreur et d’anxiété, tout cet univers pathétique, instable et tout-puissant de la vie affective ne se peut absolument pas séparer de ce qui le perçoit (VALÉRY, Variété IV, 1938, p.178) »

  11. « L’on me demande et je me le demande aussi à moi même en questionnant cette ombre qui manipule mon coeur et ma mémoire « qui est ta muse ? » »

    Tiens une question que l’on me pose souvent, mais les yeux dans les yeux je ne peux pas répondre, ma muse se reconnait dans mes textes et là est le principal. Pour le lecteur je crois qu’il faut laisser planer, place à l’imagination, et dans tes textes j’imagine… aux travers des mots que tu tortures si bien. Robert Desnos a cette maîtrise, et vos deux livres sont côte à côte.

    « Les mots on les pose et les dépose »,je ne sais pas s’ils reposent, ils emplifient mes sensations, ma force intérieure est décuplée. Cela peut-être bien ou mauvais selon le thème de l’écriture, mais je ne ressors jamais indemne d’une page d’écriture. Un besoin de me plonger dans l’eau pour me laver de cette concentration intérieure.

    La muse est du sexe opposé, tu as raison, moi je ne sais pas ce qu’est une femme, j’écris pour l’homme, les hommes, quand j’ai écrit pour une femme, c’était ma mère. Sans l’homme je serais muette
    Continue à écrire, j’aimerais avoir ton talent. Hier soir je t’ai lu en écoutant du violon. Tes mots se mélangent merveilleusement bien avec cet instrument. Que ta plume continue.

    Ton texte est intéressant il cherche à l’intérieur, analyse, il pose les bonnes questions et tu en as les réponses.

    « Mes Elles je vous aime »
    quelle belle conclusion, je reste sous le charme.

    lutin(e)

  12. les réactions sont violentes… enfin, me paraissent ! surtout empreint d’amertume…
    dommage pour un hommage !

  13. un beau langage PANT.
    j’aime votre plume!

    Nos muses ont parfois
    un masque, quand il tombe
    il reste un rictus..hideux
    amitiés à vous PANT.

  14. Tu sais Poète ? Je suis peut-être une parmis toutes celles qui font battre tes ailes. Et j’aime ça !

    Pourquoi ? non, ni parce que « ex-pute », ni parce que « soumise », ni parce que « domina »…

    Non, tout simplement parce qu’il y a entre toi et moi, un échange, un amour, intemporel, ni tout à fait virtuel, ni vraiment charnel…

    Parce que tu as le coeur si grand que je me baigne dedans…

    Que m’importe qu’on m’appelle Jo ou Caly, je Suis ! et si « on » me cite ici, qu’on me nomme Jo ou Caly, c’est en tout ignorance de ces liens entre toi et moi….

    et toi, oui Toi je te considère comme un ami, Mon Ami.

    Et ton texte est magnifique.

    Je t’embrasse tendrement 🙂

  15. BOILEAU-DESPREAUX (Nicolas) – 1636 – 1711
    Enfin Malherbe vint, et le premier en France,
    Fit sentir dans les vers une juste cadence :
    D’un mot mis à sa place enseigna le pouvoir,
    Et réduisit la Muse aux règles du devoir.
    Art poétique (1674), Chant I

    Les Muses, à pas lents, Mendiantes divines,
    S’en vont par les cités en proie au rire amer.
    Leconte de Lisle (Charles-Marie Leconte, dit), Poèmes antiques (1852), Dies Irae

    Il vous paraîtra sans doute absolument inutile ce commentaire, mais je n’ai pas l’intention d’expliquer le chemin qui m’y conduisit ;-)))))

  16. Je viens de relire ce texte… Je l’aime beaucoup, moi !

    Un poète a des ailes, des elles, des muses. Sinon, il boîte ou il vole de travers…

  17. « Les autres sont des Elles, celles de mes plumes qui m’ont bâti mes ailes de peintre à mots. » PANT

    Elles t’offrent des plumes pour bâtir tes ailes… c’est une belle offrande, désintéressée car elle se déroule dans un autre temps, un autre espace, irréel… au-dessus, au-delà… Quoi de plus beau que d’être Muse et d’être remercié pour cela alors qu’on ne le serait pas sans Lui… sans toi! J’ai cet honneur d’en faire partie et je ne me considère ni comme une « putain » ni comme une « chienne » ou autres termes employés de facon très dégradante car issus d’une rancoeur que je laisse au domaine privé et que j’interprète (et ca me brise le coeur) comme un discours reprenant un machisme féminin (paradoxe des paradoxes) alors que dans ce texte la Femme est à l’honneur à travers ses multiples visages! Des Elles, des Ailes, qui se déplument pour un partage de plume… et je hume ce parfum de partage. Car si Pant écrit pour et par Nous… ses Muses le lui rendent bien en procédant de la même manière! C’est pas pour autant qu’on en fait un « proxénète » et un « chien ». Laissons la mauvaise vie et la joie aux cloaques. Nous côtoyons le 8ème Ciel! Elles écrivent pour et par Lui. Oui, je reconnais que j’ai inspiré Pant (il ne s’en cache pas, et pourquoi le devrait-il?) mais il m’a aussi inspiré!!! Attention: pas d’ordre chronologique, l’inspiration est simultanée.

    J’aime bien ce concept d' »écrire à destination ». Nous sommes destinataires mais il l’est aussi. Poursuivons la métaphore épistolaire, puisque c’est comme cela que je définierais ma relation avec Pant (surtout quand on pense aux échanges entre Carl et Sara H.). Tout est au coeur de mots qui en appellent d’autres (intertextualité… intersexualité aussi peut-être dans l’étroite relation des mots entre eux du fait que les échanges sont ceux d’un homme et d’une femme) et d’autres arts (interartisticité, pour reprendre le terme de Vincent-Munnia). L’écriture est en mouvement. Elle ne connaît pas l’état figée, elle appelle d’autres écritures. L’auteur n’est plus seul. Il n’y a peut-être qu’un nom sur la couverture du recueil, mais derrière, il y a les noms masqués, cachés (cachet de la poste faisant fois… LOL), ceux des Muses. L’auteur est multiple, il est Elles. Le lecteur, ou ici la lectrice, n’est plus seul/e. Elle partage un monde d’écrits avec d’autres lectrices et devient auteure à son tour. La boucle est bouclée… à l’infini.

    Alors pourquoi ne pas reprendre les termes dégradants dans un autre sens?

    « Putains », parce que dans les rues de l’écriture nous laissons nos plumes de désir comme des anges déchuEs; mais quand il ramasse nos plumes, il déploie ses ailes et nous retournons avec lui d’où nous venons: des célestes nuages (la Femme est brume et eau). Tomber pour donner et partager car la solitude des encres sèche des pans (et non des PanTs) d’encrier pour un désert d’écriture, un rien, un néant. Un mot ne fonctionne jamais seul, sinon c’est sa mort dans un cube insonorisé. Alors, la lettre ne s’écrit plus seul/e mais à deux mains.

    « Chiennes » parce que nous mettons bas le fruit de nos pertes: la plume. Et puis il y a désir et désir: s’arracher des plumes dans le but de séduire ou bien le 3ème élément (le vent) qui soufflant trop fort nous dénude. Qui de lui ou de nous dénude le plus? Chaque Muse doit le savoir. S’est-elle déplumer pour une opération séductrice ou bien était-ce le vent des hasards, des rencontres poétiques? Personnellement, je sais que c’est le vent. Mais pourquoi toujours voir quelque chose de malsain dans cette rencontre d’un homme et d’une femme. Texte et sexe sont si proches, parfois à ne plus voir de différence entre le corps et l’écriture. Je pense à Carl et Sara H. Oui Sara H. est une prostituée, mais c’est une Femme avant tout, une Femme qui aime et qui est aimée, une Femme qui se livre à la plume, qui saigne ses encres. L’écho dans l’échange épistolaire, la voix masculine qu’elle attend, c’est la veine de l’écriture, le noeud qui lie deux corps de(ux) langue(s). Deux créations littéraires métaphoriques de ce qui peut se passer sur le plan de l’écriture entre un homme alpha et une femme beta (x et y prêteraient à confusion dans la symbolique polyphonique). Je ne vois aucune soumission dans la relation que j’ai avec Pant ou que Sara H. a avec Carl. Ils sont égaux, ils ont passé le pas de la porte des écrits (écri-Tür

  18. Beaucoup est venu de ce texte, et des coups divers furent portés. J’ai pesé un peu lourd sur le marteau en posant ici un mail donc une correspondance « privée », je vous demande de m’en excuser madame. Les temps ont un rien changé en moi si vous lisiez et écoutiez un peu ce que peux ou pourrai vous dire Franck sur moi et sur mon état de santé actuel, je ne me révise pas, je ne testamente pas, je suis un peu plus loin et un peu moins, en tout cas dans un recul sur moi nécessaire, et vous la dame cancéreuse pouvez je pense comprendre cette démarche. Mes mots ont aussi beaucoup changé, je ne suis plus là où j’étais, moins dans le sombre peut etre tout en restant fort pres des cendres, plus dans le musical et le graphisme, suis je petit, mesquin ? oui surement, surement, je ne suis pas plus qu’un homme, et des faiblesses j’en ai eu, j’en ai, j’en aurai peut etre encore si le temps m’est donné, mais j’essaie de m’améliorer,j’essaie.

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