Archives de mars, 2006
Allant vie…
Comme par suite et pas par fuite…
Allons joie
aux mots de nos corps
vers le vent qui souffle fort
vers le vide
nu comme ce silence avide
qui se détourne de nos peurs encore
et la cire sous les yeux
bas fouillant nos nuits
sous nos bouches
machonnée par la vie
et parle envie de nos coeurs
parle aussi plus fort de nos peurs
que tout semble là
nos fantômes tristes soldats
s’avançant à peine à cause du froid
protégeant nos peines comme de funestes trésors
à la vie comme à la fin
à la mort comme lent demain
se soulève encore tes lèvres
sous le décor d’un rouge de Trégor.
Pant
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Pour Elles.
« Muse (au sing.)
b) Muse (d’un écrivain, notamment d’un poète). Génie poétique, artistique. Ce sont des fruits de sa Muse; sa muse est enjouée, grave (Ac. 1798); muse badine, sévère, déréglée (Ac. 1835). La muse de Juvénal parut aussi à la fin de ce siècle malheureux, terminé par Tibère; elle y contracta une grande âpreté. Aucun poëte n’excella comme lui à peindre les crimes de Rome (BERN. DE ST-P., Harm. nat., 1814, p.124). Aubryet, ce Bobèche gastralgique qui imite la muse de Hugo et la muse de Musset, l’éloquence de Guizot, la rhétorique de Prudhomme (GONCOURT, Journal, 1858, p.475) »
S’il ne naît que des mots l’on ne sait jamais, on découvre parfois après le peut-être, le plausible, le je savais si j’avais pensé, et les mots ensemble ne se donnent pas plus à signification même si l’on est l’auteur. D’ailleurs auteur de quoi ? Autour de quoi ? D’une participation aussi sincère que doit l’être l’écriture je ne vois pas moi la nécessité d’y voir un génie poétique à l’oeuvre. Si les mots sont de la colle comme de la glu à certaines expressions intérieures ils ne peuvent pas être traces d’autre chose que de l’impressionnisme intérieur, ou pour changer d’école, du symbolisme de la trace de soi entre les mots, dans les creux et les bosses, dans les creux du silence, comme dans les bosses sur nos doigts qui frappent souvent sans relâche. Alors oui aussi, bien sur, on écrit à destination, moi qui suis graine de postier et postier moi-même je peux le comprendre, les mots on les pose, on les dépose, d’une parce qu’ils nous reposent, et on les pose pour les envoyer quelque part, et ce quelque part mène à quelqu’un, sans doute, un quelqu’un manifesté ou symbolique, un Autre selon le niveau de sa recherche. N’est-il pas d’autres besoins que ceux pour combler le vide en soi ? La nature on le sait à horreur du vide, et en cela rien ne nous est caché, tout transpire à grosses gouttes d’encre, et l’on pointe vers l’ailleurs cet enquête de sensualité ou de sens.
« Source d’inspiration littéraire.
1. Souvent p. iron. au XXe s. Femme inspiratrice d’un écrivain, d’un poète. George Sand, la muse de Musset; Elvire, la muse de Lamartine. Permettez-moi de signaler à vos hommages celle qui fut et ma première muse et ma protectrice (…) la belle comtesse Sixte du Châtelet (BALZAC, Illus. perdues, 1843, p.677). V. insexualité ex. de Proust:»
L’on me demande et je me le demande aussi à moi même en questionnant cette ombre qui manipule mon coeur et ma mémoire « qui est ta muse ? »
Alors pour reprendre le passage déjà écrit plus haut, je dirai que oui j’ai pas mal écrit à destination, et que je pourrais nommer aisément nombre de femmes, nombre de dames, en commençant par la mère, et en finissant aussi par elle. Les autres sont des Elles, celles de mes plumes qui m’ont bâti mes ailes de peintre à mots. Dans la violence comme dans la tendresse, dans l’espoir comme dans la détente. Des Elles que je chéris comme autant de ce qui me permet de voler même mal. Et la lectrice attentive me demandera ensuite « pourquoi il n’y a pas d’hommes dans ces destinations ? » Peut-être parce que je ne sais pas ce qu’est un homme, alors que je rêve tant de la Femme que je crois la connaître. Je n’ai aucun désir de connaître un homme, pas plus que je n’ai connu mon père, d’ailleurs ceci entraînant durement cela. Attention j’ai bien eu un père mais comme à celui de ma mère nos coeurs ne se sont jamais joints. Pour autant cela n’a fait qu’attiser mon désir de femme et pas mon désir d’homme. Étranges sont les chemins de la vie comme ceux de la nuit sont parfois bien sombres sans la lune. Alors en conclusion à ce petit écart littéraire, je voudrais en force et en vigueur remercier toutes mes Elles qui m’ont suivi, précédé, accompagné, et que je ne renierai au grand jamais même dans les derniers mots. Car je les suis et nous nous suivons aussi encore et toujours. Mes Elles je vous aime. A m’envoler encore vers vous. Et peut-être accepterez-vous encore un peu de moi.
Pant
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Celtx
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SaintNicola
« Elle s’appelle SaintNicola », elle le disait comme elle le pensait, avec des lueurs dans l’espoir. Car elle parle d’Elle pas d’un moi isolant. « Elle se nomme SaintNicola » et elle rêve plus souvent qu’elle ne veut libre le vent à vivre. De ses yeux livres comme des pages de souvenirs dans chaque regard, comme des plages sur Délivrance aux longueurs de sable iné-galets.
SaintNicola est d’abord une enfant ou une femme ou un calembour à la vie. Elle porte sa chevelure jusqu’au reins et parfois au delà, profilant ses mèches noires pour neutraliser toute impression figée. Elle apparaît comme le lendemain dans une situation sans issue, elle est le courant d’air langoureux qui subvient à l’aube de la nécessité. Elle est sentiment comme une page de Baudelaire, elle est sensualité comme Eve se livrant nue à tout mensonge.
A l’attendre je ne me sens plus à coté mais plein de sa vie comme de la mienne il n’est que de l’entendre pour ses idées collantes en hauteur plutôt pour ces tendances actuelles de virer tout aux bas.
SaintNicola aime les plumes qui volent contre nos chairs, aime le silence qu’elle peut peupler de ses sourires souvenirs et se livrant à toute aise reste dans la présence plus que dans l’offrande à converser. Je l’ai croisée ce matin aux chemins de l’aurore, à l’attendre ou à m’attendre je ne sais dans quel sens tout cela s’est fait. Elle est belle et quand elle se tend et me prend dans ses bras je ne connais plus de choix, elle sait SaintNicola profiter de mes pas m’avant-centre sur le chemin et quand elle est là reste avec moi plus que je ne suis avec elle car je suis si souvent perdu dans mon chemin que je ne rêve plus que de mots à renier ma foi s’agençant en titres en paragraphes les uns contre les autres et avec tout cet espace pour libérer le silence, même et surtout quand c’est un silence à propos de toi SaintNicola.
Tant d’années passées sans s’aimer
Et te voilà nous croisant les doigts
Quelquefois on se verra
Les mots poussant l’aube et l’autre
Dans un conte fort nommé nuit
Tu penses quoi de cette soie
SaintNicola. ?
Je ne peux signer SaintValentin
Mes nids se trouvent plus près de l’ombre du soir
Que du sauvage de mes nuits.
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Orage
Ses paumes
et les images toutes retournées sur le sable
mes mots si seuls
qu’ils s’étagent en isolant leur âme
je
suie noir comme cette étoile
libre comme le vent dans un isoloir
mais je sais
qu’avant tout
c’est avant toi
et comme otage
je pleure ces idées
Des orages
ô temps du passage
nos rues pleines d’eau
en veilleuses
nos mains se retiennent aussi
langue est là
cette culture comme nos ages
aux pales langueurs
On finira tous au gré du Tage
ses rives sauvages
nos aînées caressants leurs chevelures
et recaressants leurs doigts
C’est aussi la rivière cet infini
de nos instants si lents qu’ils sont meurtris
de nos armes au bout des ongles
c’est vrai tu les vernis
de toi-même cette toilette intime
au poison donne un goût de perfection
tu doses la pamoison
les parfums des ciels d’orage
et le temps qu’il te fait
déposer des pauses entre des milliers
de longs baisers
quelques courts moments sans tes lèvres
elle est là l’horreur
pas dans cette saveur grave non
pas de ce sauf conduit sans age
non plus que dans nos souvenirs de plage
d’antan et
d’enfants.
Pant 2006
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Education Nationale ou nos gouvernes mentent.
Où est l’Enseignement Passionnel monsieur ?
là où se chasse un coeur.
en extérieur ?
oui mais là c’est un crime, un coeur en extérieur c’est comme chasser le futur avec un masque de raison derrière un ministère.
Où est le saignement professionnel monsieur ?
là où s’écoule le temps.
en vain ?
Rien n’est vain quand on parle de la vie sauf si écrire est fait avec une encre avinée.
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Mon recueil “Écri(T)s dans la nuit et g(R)ains de lumières”
Voilà !!!!!!!!!!!!!!!!!! C’est mon voeu le plus cher qui se produit dès le début de cette année !
Imaginez ma joie… (je remets cette news sur la première page pour motif de visibilité)
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je vous mets à la suite la préface qu’a acceptée de me faire Emilie Notard, merci de tout coeur à elle pour sa gentillesse, sa disponibilité, et son talent. Je vous mettrai quand il sera disponible le cummuniqué de presse qu’est en train d’établir mon agent Lisa de St Thibault, merci à elle pour son soutien.
Pant. Quatre petites lettres. Timides. Discrètes. Recroquevillées. Un A et un N pelotonnés dans les bras d’un P et d’un T. Coquille vide/ vidée/ sous vide ? Surtout aVide. Coquille creuse qui a faim et qu’une fin dévore. Sa faim/ fin, c’est l’écriture. Carnassière, mortelle, cette faim/ fin est une suite. Tel est le sens des deux premiers pan(t)s de ce recueil. La fin comme suite, comme fuite : « la fuite/ ou l’enfer/ la fin/ ou l’envers », dit-il. Un envers infernal qui n’est rien d’autre que les profondeurs de son être. Pant retourne sa peau comme on retourne une peau d’orange ; il se considère de l’intérieur. Tout est blanc. Page vierge, et pourtant il faut y voir des émeraudes : « et tout habillé de vert, je m’effeuille de soupir ». Lire Pant, c’est l’entendre soupirer. Soupirs de plaisir, de désir mais surtout soupirs spasmodiques. Car ce vert – ou devrais-je dire ses vers ? – ont la couleur des ecchymoses. Ecriture tache de sang qui se dilue sous la peau des chagrins, bleue comme une orange, sous la feuille, dans nos yeux. Caméléon entre vert et bleu, comme le ‘glas’ breton. Couleurs de la mer se confondant avec le ciel. Le continent du firmament en horizon et un arbre à la verticale : l’histoire d’une page infinie et d’une plume. Pant se veut invisible ; il s’écrit pour disparaître : « Les mots eux s’effacent/ Au moins sur la page ». Les mots/ maux comme l’écrin d’une plume brisée, un sarcophage, une véritable crypte où il s’enterre : « Envie de pourrir et de mourir de prose », parce qu’il est « las d’être là ». Cœur épuisé, brisé, condamné, « vieilli, fané, ruiné », il se meurt de n’être pas né (« je ne parle jamais pour moi qui n’existe pas, qui ne suis pas né ») ; il est un cœur qui parle pour la femme qui lui échappe, dont le corps lui glisse entre/ sous les doigts : « rien ne restera de lui ou d’ailes à la fin ». Constat délibérément noir, désespéré. Mélancolie froide comme l’acier. La femme (l’écriture ? la muse ?) le gomme (« redevenir/ moi/ un peu moins toujours/ jamais plus ». De lui : juste quelques miettes cendrées, des brisures coupantes comme tessons. Quelque chose râpe dans ses mots : «Rigueur continentale », « America », « Âpre en moi » « A rugir ». Des mots sur le fil du rasoir. Veines sectionnées. Recueil-cercueil qu’il porte comme on porte sa croix. Fardeau que « tous ces mots qu[’ il] traîne ». Recueil-épave où coule une « encre […] pleine de sel » et pas un corail pour retenir le noyé entraîné vers le fond du flacon où il a plongé.
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Coeur menthe
Le coeur menthe
mais l’é’coeur’ ment
des souris entre tes dents
tu souris je rentre dedans
j’effleure
m’installe sur le divan
et là c’est un divin au devant
mon coeur
Pant 2006
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Oh so high
Je souris bascule et tremble
les rebellions de ma vie c’en est assez
je subis recule et assemble
des images de ces vices d’un ton passé
ana liste
et sens comme une ruine branlante avinée
ce mot qui tue sans prendre sa garde
des maux comme des lumières blacks chavirées
juste un instant pour une lune blafarde
et triste
les ombres contre les ombres et
les pointes qui s’en délivrent
sur un morceau d’écran jeté
les autres comme s’ils se livrent
envers et contre les jeux
en pas de chats fautés
si lance est unique à ta portée
frappe toi le talent tue eux
musicale j’aimerai te l’offrir
l’éternité celui d’un souvenir
démarqué du monde pour le pire
animale souffrance ôtant l’envie de rire
Je souris bascule et tremble
les rebellions de ma vie c’en est assez
je subis recule et assemble
des images de ces vices d’un ton passé
ana listé
et sens comme une ruine branlante avinée
ce mot qui tue sans prendre sa garde
des maux comme des lumières blacks chavirées
juste un instant pour une lune blafarde
et attristé
Pant 2006
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