Archives de février, 2006
Aux temples du Haut Miroir
Dans la plaie il n’y a pas qu’une couleur
non il n’y a qu’une coulure unique
qui suinte sur la tunique
non même quand c’est une fin d’heur
Etouffants nos peaux en deux trois siphons
difficiles marionnettes faites de bandes salies
tu es malgré toi ma plus belle ode aux néons
tuer la musique de la chair et en taire la nuit.
P
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Mille ans
Je le savais bien
mille ans c’est trop durement
que les mots s’en lassent
qu’ils se cisaillent autour d’un décor
on s’est fait deux trois tours de sens vers la défaite
Je le savais chien
mollissant vers l’hyperbole plus vite que lentement
j’avais rêvé
jamais rêver d’en haut
quand on redescend loin d’un mur de cendres
c’est toujours les même mots qu’on lèsent à tomber sur nos pages
sans pareilles
Je le savais loin
dis-lui que sous l’eau
on divisera la somme pour deux ou trois mots hauts comme
des pommes
là où les fleurs
d’arum
n’ont plus peur ni pluie de pleurs
pauvres hommes
Je le savais si bien
j’en ai encore trop pris l’assiette c’est pas un vérifiable
esprit fin de synthèse
vaut pas l’asile ou l’aube ou l’autre au cimetière
là-bas finiront sûrement les galères
mais comment fait-on avec ces coeurs entre trois mémoires
J’aimais m’asseoir entre elles
et qu’elles vous plaisent mais je veux pas saigner
ni céder
ni sceller par l’éteint par l’inspection au lieu de l’extinction
ne vous déplaise je vais pas pleurer
même si j’ai ce coeur large infibule
pour une larme rouge là où l’on croise qu’une seule noix
Jamais m’asseoir entre elles.
Pant
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Numéro 1 du SavartsZine
Voilà je suis heureux de vous annoncer le premier numéro du SavartsZine, magazine littérature et arts. Longue vie à lui.
www.savarts.com
nous cherchons toujours des rédacteurs de qualité, donc si intéressés contactez-moi.
Pant
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Elle
Elle a les dents bientôt devant
et le dernier mot pré sus posé
extra vague en ce moment est l’aube et tu es la certitude 1 serti dans l’une aux longs cils sous fleurs de verre et aux vents l’ombre
et isolés
Elle a les mots enfin le mot et le sourire qui va aussi
au courant d’R ce valent chaud comme avalant l’M d’un cruel tourment
apprivoisé
après voyez
comme il se terre et au temps de l’une comme dans l’amer de la tranquillité il se sidère lui-même étant luisant dans cette parure de laine et d’eau en plumes et
Elle a le dos large affligé d’un regard
bleu
et son dé in sondé
lancé sur l’arène y est
tombé à perdre la laine s’effilant au mots menthes idéales dans ma quête dit dans téter à l’autre comme à l’ove
exemple ethnique horizon qui déborde s’apparait possible comme en dos sable sur le moment mais l’hiver est le plus long trou blanc et ce que l’on laisse vite nous revient car c’est par lui qu’on se retient
Elle a démarche l’élégance de l’atome uni par l’infini parement et dans le fini serrement lieu de partance pour un ailleurs plus riche que demain
avalé
par tes yeux qui dansent
et mes mots sur le destin comme hisser la voile cacher le tempo du dévoilement parole idée saugrenue d’une saudade fragrance aux lenteurs du matin
Elle a sa vie comme triste
inonder des landes
dans dents d’en haut
comme si c’était une chance en soie
Elle aile hèle et ses matinées
crois moi
croix de bois
scie
jument
germé
amant fer
et tout ce que je chante
c’est aussi
des mots que je hante pour tes yeux comme uniques errances blanchies de chaux faire de feu les seules évidences
Eve y danse
et souvent seule
ses bras lancés dans un silence tourmenté
il y a une musique
aussi
et des ambiances qu’on ne peut chanter
alors
elle est le vent
qui tourne
en lignes vagues en longs cercles pavanes lentement
elle remédie et rajeunit
tous les mots sads
tous les maux dad
there is a little baby un qui entre ses dents lui dit:
« danse ma chérie
l’oubli comme ivresse ivresse ivresse
et l’émotion seulement bel alibi pour une nuit
sans fin
au delà des miroirs parfois suffit comme souffrir
et les mots que l’on lance
sont aussi ceux que l’on chance
unique
comme sont ceux de la danse
pourtant c’est dit
c’est elle qui recommence
et n’en jamais fini
les amitiés d’errance ont le volage aussi et la valeur de l’ange
je sais parer de plumes
l’encre volatile de nos sangs humains
et finirai peut-être un sacré jour
par y trouver le dernier tempo y poser la brique pour redresser Pise et ne pas mourir idiot
l’encore volatil avant de poser loin sur l’eden ma peau
aime moi chemin
si je suis la danse
aime moi chemin
si je suis la danse
aile moi le chemin. »
Pant 2006
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Sortez les couverts !
-Tout c’est que je voulais c’est être avec toi
-et moi je voulais juste être avec toit
-tu cherchais donc une couverture ?
-oui je sais tu parles d’une tuile !
-allez on se tire de là et on laisse une ardoise !
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LES TROIS SYSTEMES D’EDITION
Voilà donc un texte très intéressant de notre ami Jacques Herman sur l’édition , texte auquel je souscris aussi. La nouvelle édition est en marche portant en elle le meilleur du livre et du monde de l’électronique du présent.
Il semble que beaucoup de gens ne saisissent pas très bien la différence entre compte d’éditeur, compte d’auteur et compte à flux tendu. Il est vrai que ce dernier est tout à fait récent et qu’il n’existe que par et grâce à internet. Il paraît donc bon de clarifier un peu les trois méthodes de publication d’un livre aujourd’hui.
1. Le compte d’éditeur consiste à publier un ouvrage diffusé sur le marché selon des modalités variables et où l’auteur ne paie officiellement rien à personne mais est censé recevoir des droits d’auteur de la part de l’éditeur. Il existe aussi une pratique bien connue sous le nom des “500 premiers”: l’auteur s’engage à payer de ses propres deniers les 500 premiers exemplaires de son propre livre et à toucher des droits de la part de l’éditeur à partir du 501e exemplaire. C’est une pratique que les auteurs ne mentionnent pas très volontiers, évidemment, mais qui est monnaie courante dans le monde de l’édition. En somme, une forme de compte d’auteur qui ne dit pas son nom mais qui permet à l’auteur de fanfaronner par le seul “prestige” du label d’une maison d’édition.
2. Le compte d’auteur procède d’une démarche un peu différente: l’auteur paie un concepteur, un imprimeur, un relieur, un diffuseur, etc. pour obtenir un nombre déterminé d’exemplaires du livre qu’il veut publier. Il est seul responsable de ce qu’il publie. Il ne dispose généralement pas d’autres moyens de diffusion que les bulletins de souscrïption, les annonces dans la presse locale, le dépôt dans des librairies déjà surchargées de demandes. Sans nom d’éditeur, sans ISBN, le libraire affiche généralement une certaine méfiance face à l’auteur-démarcheur. C’est d’autant plus compréhensible que n’importe qui a le droit, en démocratie, de publier à peu près n’importe quoi.
3. Le flux tendu est une conception entièrement nouvelle dans le monde de l’édition: l’éditeur existe bel et bien mais l’édition n’est ni à compte d’éditeur ni à compte d’auteur; elle est uniquement liée à la demande des lecteurs. L’éditeur fournit le nombre d’exemplaires souhaité au fur et à mesure des demandes qui lui parviennent. Il conserve dans cette perspective le “moule informatique” nécessaire, c’est-à-dire le matériel permettant d’effectuer des tirages nouveaux tant qu’on le sollicite à cet effet.
Le flux tendu n’engage donc ni les deniers de l’éditeur ni ceux des auteurs.
Notre ami Guy Boulianne est donc un éditeur dont la “raison sociale” relève de cette troisième catégorie du monde de l’édition. Il croit, comme je le crois aussi d’ailleurs, que cette voie s’inscrit dans une authentique perspective d’avenir. Mais nous savons aussi que les méthodes nouvelles ne s’imposent pas en quelques jours. Il se trouve encore parmi nos contemporains, des auteurs qui trouvent prestigieux de publier vingt-cinq pages de poèmes abscons sur papier vergé dans un recueil tiré à cinquante exemplaires distribués dans quelques cénacles ou alors de bénéficier, auprès d’un éditeur fameux, d’un tirage de dix mille exemplaires dont neuf mille cinq cents passeront irrémédiablement au pilon.
J.H. 27.01.06
voir pour la suite bien sur ici
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