Ciller

« Tu as les paupières gonflées dés toiles liquidant des lunes en cernes,
eau de noix bleutées
gomme les éraflures qui frottaient le géant fleuve
saoulant mes yeux » et les lunes caniveaux qui savent parler aux étoiles retombant leur soif veine dans un carnaval où souffle les vents de la samba du samedi baron. Léon s’en était frotté de ces fleuves et des ces dames amazones aussi liquides et liquidées que leurs eaux savent tuer et couler sur l’aube salissante de la boue. Tu te lisses entre mes cuisses comme un serpent comme un boa constrictorant le sel de ma peau pour en faire des livres et des sacs en peau M. Allez Sara, crépitent les pépites soulevant le sable et la variole sur un vent de table. Ils les aiment regarder mourir en suaves litotes, elles n’aiment pas le cancer, pas plus que la cabri corne n’aime à se laisser manger ni ne veut prêter sa corne tunique qui la vêt ciment.

« Tu as les paupières gonflées dés toiles liquidant des lunes en cernes,
eau de noix bleutées
gomme les éraflures qui frottaient le géant fleuve
saoulant mes yeux » Dos de noix, dos de toi, doux dos grâce à l’abricot de ta peau qui se lave à l’eau qui se réveille halée qui se préfère haletante même dans les yeux de ma soeur dont tu n’es pas la fille dont personne ne sera ta tante ni te couvrira de sève ni te conservera de plumes pour te coller au sol. Ailes les aimaient les aimantaient même si l’acier n’est pas le meilleur conducteur de cette apparition du soir. Léon a laissé la balle venir vers lui sacrifiant le soleil lui même si celui ci n’est pas une étoile rouge comme Achernar. Mourir valait presque plus que tes yeux ni rouges ni verts

Signe comme cille Arthus au rebord de la Pierre en parant l’axe, axer donc tous les mots pour retard comme au ras bord sur le cotre et l’esquimau qui gèle sur l’axe nord au loin Thulé qui se glace sur un effet néfaste de funeste race. Cil parce que oui, ciller de ton regard c’est comme des mots saignés comme des maux signés par ton regard, même s’il ouvre la bouche il n’y a pas d’égout.

« Tu as les paupières gonflées d’étoiles liquidant des lunes en cernes,
eau de noix bleutées en désirade comme en mots créole
gomme les éraflures qui frottaient le géant fleuve et les motions du désir
saoulant mes yeux fossiles »

Carl JUSEK

Je ne sais plus dormir mais plus calmer mes peines non plus ni savourer l’amertume du chêne ni prendre en bouchon le liège pour fermer la bouche et ne plus affronter les mots ni laisser le violon prendre son temps ni ne plus arrêter mes doigts je ne sais plus mais je le rêve——Anatoly TCHERVENKO—————

Laisser un commentaire