Et l’ivre ?

« Écriture tache
de sang
qui se dilue ?
sous la peau des chagrins,
bleue comme une orange,
sous la feuille,
dans nos yeux. Caméléon
entre vert et bleu,
comme le ‘glas’ breton.

Couleurs de la mer se confondant avec le ciel.
Le continent du firmament en horizon et un arbre à la verticale »
prie-t-elle

et l’ivre au continental lire aux ires comme ces mots qui savent plus fuir qui salivent âne en plus finir meurtrir l’hirondelle et les ailes caravelle qui rimaient en suite avec l’idée de poursuite comme celle de poursuivre soûle la peau des chats grains aux cents mots par livre haussant émaux vitrifiés sur l’ire aux cents calendriers à la tonne sidérant les mystères comme ces lumières aux hivers retournent le gaz des réverbères au bec des corbeaux des pas sages.

Couleurs de la mer se confondant avec le ciel.
Le continent du firmament en horizon et un arbre à la verticale » prie-t-elle

Entre vert et eux comme le rat breton
aux fondamentales comme au fond de la cale
entre mots verbeux qui salissent le fond
et
qui punissent les lamentations
rire aux lamantins hyènes des mers
rire aux adamantins calvaires
et les zodiaques amers j’ai hissé des voiles vers des livres à des espars comme à des esters
qui se dilue ? qui se dit lut en sauteur ou en sautoir l’orange sous l’an vert de la feuille et le funeste ciel aux rumeurs de carnassières aux dents de carbone et c’est dans cette ire que ceci se considère et erre là ou les aubes les matins où se clame l’après où se porte l’espérance errance ou chance du changement ma petite madame du meilleur au sourire comme des mots qui n’en finissent qu’au pire à la veille des murs des empires elle s’emporte quand elle voit que sur la porte j’ai fait quelques desseins hauts traits surréalistes sur l’image animale de nos coeurs sous vide/a/vide.

Couleurs de la mer se confondant avec le ciel.
Le continent du firmament en horizon et un arbre à la verticale » prie-t-elle

Et je lui dis paraître même en mots même de haut paraître n’est que soupirs
paraître n’est que souffle sur l’air
mais hélas ne sera jamais Ruah
même pas dans l’idée
même pas si c’est sur le chemin
même pas.

Pant 2006

2 pensées sur “Et l’ivre ?”

  1. André écrivait :  » La poésie se fait dans un lit comme l’amour. Ses draps défaits sont l’aurore des choses.  »

    Le surréalisme conspire avec l’âmour et ce qui ne se voit qu’avec les doigts de l’âme.
    Profondeur des « choses » rencontrée au gré de lectures en ces lieux.
    Ravie d’avoir croisée ta plume.
    Et … très bel écrit que celui-ci ( entre autres ).
    Amitiés

    Cat

  2. Merci, ce texte était une réaction à la préface de mon premier recueil, préface qui m’a profondément ému par la grâce de l’écriture et surtout la grandeur qu’elle décrit de mes quelques mots, tel que je me suis dis, ce n’est pas moi non qui ai pu faire naître ça, non, et je me hausse avant de retomber en joie. Merci Cat d’avoir trouvé ici un peu de plaisir à lire.

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