Aux dents l’aube

Quand d’une main
pleine de soucis
non pas les fleurs pas les soucis
non pas les leurs pas les ennuis
quand dune nain
je me sens si petit
que j’ôte les grains de poussière
sur les rochers
quand je perds mon ombre sans me coucher
les lieux sont si sombres je veux pas crever

Quand d’un geste lent tu me souris
j’ai presque hâte
j’ai besoin de chaleur
j’ai presque peur
je suis trop a vide à l’intérieur
que je perds mon désir sur le chemin
deux
ce Damas
contre toi Dallas

J’étaie
le parchemin
j’étais son arbre
pas son lit couvert de lin
j’étaie
le papier
cru par bandes
et mes yeux
aux taies bien lourdes
à perdre haleine
contre aiguille
raccommoder les vieilles bordures
des oreillers
ces vieilles ordures

Quand d’un presque là
je serai mort
voir déjà dehors
à coups de trop mauvais sorts
je n’ai pas peur non
mais si c’était l’heure à quoi refaire
les conditions sont décisives
et les mots qui se présentent sont déjà loin
dans leurs débords
pompe maladroite mauvaise soupape
dans cette veine se déguise
ma déveine et mes sous papes
à paire d’ailes
les hirondelles
aux arondes elles
couleur gironde pas au bord d’elle
je sais tu
bleu dans les rives
bleus
le sable à détaler
sur les rives hier
le sable a détalé
plumes à moitié
paumes si nulles et moites

Quand dans cette laine
à trop danser
je perds ses ailes
je peux plus pleurer
je peux plus saigner
José fidèle lundi aussi
j’ose être fidèle le samedi et toute la nuit…

Pant 2005

1 pensée sur “Aux dents l’aube”

  1. Quand d’une main
    Pleines de pensées
    Non pas les pleurs pas les pensées
    Non pas les fleurs pâles et amers
    Quand lune ronde
    Je me sens si vide
    Que j’ôte les perles de pluie
    Su les lèvres d »écume
    Quand je perds mon sombre dans mes forêts
    Quand je perds mon ombres dans mes entiers
    Lasse mes soupirs je vais m’asphyxier

    Quand d’un geste avide tu me désire
    Je sens le manque
    J’ai feu de plaisir
    Oui je me meurs
    Je sens le souffrir
    Je sens le vide à l’ex-térieur
    Je pends l’à vide à l’in-térieur
    Ce bleu des anges
    Los Angeles

    Je colmate les brèches
    Je comate en silence
    Antre vide en paroles
    Autre vide à panser
    Clore les embruns
    De nos paupières
    Conjurer
    Cette vilaine sorcière
    Dérober touts les lumières
    Des robes attisés
    De nos poussières.

    Jeter les angoisses
    Aux grenier et surtout
    Oui surtout pas pleurer
    Creuser le creux de nos deux paumes
    Creuser les rives de nos rires
    En fou-
    En maux-
    En sous-
    En fleurs de baisers
    Sur les lèvres.
    En fleurs de pensées sur la plume
    Gemme ire à la lune pour pas rêver
    Gémir à la lune pour mieux panser.

    Quand d’un sous d’un
    Je serai morte
    Quand tout à coup j’étreindrai ton corps
    Je pas lirai à en blêmir
    Je sous rirais à en crever.
    Je pars à tire d’elle
    Dans les insensés
    Je peur amour d’aile
    Dans les aliens nés.

    Quand d’une dans
    Elle te mordra
    Quand d’une dent
    Elle aura fin de toi
    J’peux plus pleurer
    J’peux plus rêver
    J’peux plus panser
    J’ai si faim de roi.

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