Rire et s’éprendre,
et voir les mots comme des sourires à se surprendre,
rire et lever les voiles de la soumission du rien sur le rien.

Ne plus vivre sans comprendre,
mais vivre sans con plainte
sans calendrier à cocher
comme nos groins se posent inarticulés de mots « sads » en retour,
des gigognes comme des amours et des perles à rebours,
qui lâches loin et si près des bombes,
nos regards mêlés comme des soupirs
voir de larme,
oui voir,
loin de tout voir,
et s’enfuir.

Rire et s’épandre,
et ne plus croire les mots,
las de surprendre comme à se souvenir idiot,
dans des rimes délicates à priori beurrées de fers,
de rivières,
de tonnerres,
et de sentiments amers,
calés sur les plaines,

Hélas
à plaisanter comme des rives en jachère
sur un champ de bruyère,
et les mots en calanques
sur les bords de Cassis,
dans les criques où ça me croque
et que tu t’envoies encore idiote
mes primeurs étiques d’un vieux bronzé antique.

Rire et s’éprendre,
et voir les mots comme des sourires à se surprendre,
rire et lever les voiles de la soumission du rien sur le rien.

Pant 2005

Cet article a 1 commentaire

  1. Lâches ou lâchent ?

    Et derrière ce voile apparaît la domination du tout sur le tout ?

Laisser un commentaire

Fermer le menu
Creative Commons License