Lettre à Alex-7-Peine à comprendre

Pauvre Alex, tu peines à comprendre, encore que, tu rimes à surprendre, tous les écarts de langue age, comme une maison qui découvre le tangage. Mon coeur certes ne te chéris plus, car je n’ai plus rien à chérir, tout a brûlé, et des cendres, même celles de décembre, rien ne peut renaître, même l’envie de ton corps sain, qui me donne seulement envie de vomir après avoir lu tes mots.
Comme si je voulais m’aimer quand je regarde une femme, pauvre toi, pauvre Jeannette si je suis un Janus.
Dans la chambre au fond de ton lit parfois à l’aube, souterraine tu rêvais que je restais, à l’époque, mais rien n’éclaire les draps de satin où se brisait nos silences, aux couleurs des raisons tu perlais de jouissance, mais tout est déjà loin à la femme que l’on menace, tout est trop loin quand elle croit encore avoir un coeur, et pourtant, la pourriture ne naît pas que du délire, parfois aussi du désir.
Comment pourrais je m’aimer alors que ton coeur flamboyait fugitif dans nos baisers, et que plumitif je gravais avec ma plume tout nos plaisirs sur un papier doux comme vélin.

Écorché, déchiré, comme la menace que tu brandis, comme une bombe inhumaine, qui me valide avec code la séquence de l’auto mutilation, à défaut de celle de l’auto destruction. Mes anges de mes nuits, que j’ai aimés, plusieurs fois plutôt qu’une, je ne me suis jamais trompé, avant, je ne me suis jamais autant investi, et voilà.

Tu ne me chasses pas, tu chasses comme Diane sans coeur, n’apaisant pas la douleur mais la voulant naître, pour en rester maîtresse, mais sauf, mon coeur s’échappe, comme mon corps, quand il s’allume encore c’est un feu froid plus que sec, qui se meurt de voir ma plume dans ton bec ainsi que ma voix dans tes serres.

Tu sais bien toi, que l’ivresse vaut la paresse et la chair, et l’envie de se perdre, dans la nuit comme limite, peut être que c’est malvenu, mais c’est encore mouvement, c’est une pauvre dynamique, mais c’est une action, qui se construit même si elle ne se racontera jamais, parce qu’on est égoïste, et que si je savais aimer mieux je n’aurai pas à m’enfuir, et que si toi tu savais autant construire que détruire, je n’aurai pas envie de te battre, envie de cogner, tout en sachant que mon coeur à l’honneur détournerait les coups sur ma chair, y a la chevalerie comme chevalière au bout de mes mains, et ça fait mal quand je te bats. Le bonheur des familles c’est la fragilité et le coeur des faucilles comme celui de toutes les Cécile, est ivre d’une peur imbécile. Mais toi c’est Alex qui fauche ma vie surexposé une fois de trop.

Tu y croyais toi à mon coeur la première fois, tu y croyais encore assez pour les laisser rangées tes rumeurs de ma honte, tu sais bien toi, la tendresse au moins une fois ce fut pour toi. Et l’envie de se perdre dans les bras l’un de l’autre, comme un chemin qui écartait la honte. Mais là tu me lasses en brandissant tes mots comme définitifs, et tu crois me bâillonner, alors que je ne sais que crier, et que je crierai encore plus fort, dans les contreforts de la mort.

Et rien n’est jamais si définitif que tes mots sur ma chair, car ils ne touchent plus un coeur que tu as déjà fait brûler.

Grégoire.

Pant2005

Laisser un commentaire